samedi 22 avril 2017

Chronique : Les Porteurs - Tome 1 : Matt de C. Kueva


Les Porteurs – Tome 1 : Matt de C. Kueva.
(Genre : Dystopie, YA).

Editions : Thierry Magnier
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 5 avril 2017.

  Résumé : Gaëlle a choisi d’être femme, Flo hésite encore. Matt, lui, sait que dans trois mois, il deviendra un homme. Dans cette société, tous les enfants naissent hermaphrodites. À seize ans, les adolescents doivent choisir leur sexe. Tous, sauf ceux atteints d’une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle les Porteurs. Matt découvre qu’il est l’un de ceux-là. Mais que cache vraiment la déficience des Porteurs ? Pourquoi l’État les tient-il sous haute surveillance ? Une formidable histoire de manipulation, de secret d’État, et bien entendu, d’amour.


  Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de dystopie. Je dois dire que j’en ai tellement lu que j’ai fini par me lasser. Pas assez originales ou déjà vues… je me suis tourné vers d’autres genres. Pourtant, « Les Porteurs » m’a attiré par son sujet : pouvoir choisir son sexe. De plus, le fait que ce soit une auteur française, ça m’a doublement tenté. J’aime beaucoup la couverture, comme une esquisse de deux personnes… devant faire un choix. Et puis ce résumé, accrocheur et mystérieux. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture.

 C. Kueva commence son histoire en nous présentant une carte de tarot. Carte qui aura son importance dans le reste du récit. A travers le regard de Matt, le lecteur fait la connaissance de ses amis collégiens, tout comme de sa famille. L’auteur place également le contexte de son histoire en évoquant les bases de cette société dystopique. J’ai de suite eu envie de continuer ma lecture. J’étais curieux de voir comment l’histoire allait basculer. J’avais beaucoup de questions en tête.

  Matt est un personnage (à défaut de pouvoir dire garçon ou fille) auquel on s’attache facilement. Il est déterminé à devenir un garçon parce qu’il s’est toujours senti homme. Pourtant, son statut de Porteur va le mettre en difficulté. Sa « Seza », cérémonie de choix du sexe, ne pourra s’effectuer à ses 16 ans. C’est là où Matt va devenir encore plus intéressant. Il va se poser d’innombrables questions. Il va évoluer et chercher des réponses sur son statut. Sa curiosité et sa soif de savoir le rend pour le lecteur important. Je l’ai adoré du début à la fin. On fait aussi la connaissance de Flo, sur le point de choisir son sexe. Un personnage tout aussi intéressant qui se pose des questions sur son identité et sur les conséquences de son choix. Gaëlle, Lou et d’autres vont intervenir dans l’histoire. Certains auraient mérité d’être plus développés mais je suis sûr que l’auteur le fera dans les prochains tomes.

  Le rythme est vraiment bon. L’auteur alterne entre différents points de vue, amenant de la fluidité et une bonne dynamique au récit. On est vite pris par l’intrigue qui se révèle encore plus complexe qu’il n’y parait. Les chapitres sont courts, le livre l’est tout autant. On arrive vite à la fin en tournant les pages à toute allure. Le lecteur voudra comme Matt en savoir plus sur ce qu’il se passe dans cette société. Sur les expérimentations des Porteurs, sur ce qu’ils sont vraiment. On se pose plein de questions. Et puis un personnage devient vite la clef pour Matt, c’est Lou. On ne sait pas si on doit lui faire confiance ou pas… à découvrir.

  Je regrette que l’univers ne soit pas plus développé dans ce 1er tome. On a des explications sur l’arrivée des premiers bébés hermaphrodites, mais cela fait à peine quelques pages. J’aurais aimé que l’auteur aille plus dans le détail, qu’elle creuse un peu plus sont récit. C’est dommage parce que cette dystopie est vraiment bien faite. On soulève des thèmes importants : le choix de son sexe, la bioéthique, le gouvernement totalitaire, les secrets d’une société manipulée. J’espère que l’auteur ira encore plus loin dans le 2ème tome. Elle tout de même le mérite de faire des révélations de folie.

  Sa plume est addictive, même si elle est simple. J’ai ressenti pas mal de choses au cours de ma lecture. J’ai été choqué, surpris, perplexe, désireux de connaître la vérité sur Matt et sur les Porteurs. C’est un style qui vous emporte dans un cocon, un univers bien pensé. Et cette fin, un truc de fou ! En fait, ce n’est pas véritablement la fin mais le 1er chapitre du tome 2 qui me reste en tête. L’auteur nous fait une énorme révélation ! J’espère qu’il arrivera vite parce que j’ai tellement hâte de le lire. Même s’il possède certains défauts, ce 1er tome m’a beaucoup plu ! Je vous le recommande vivement.

Ma note : 8/10.

Merci aux éditions Thierry Magnier pour ce partenariat !

jeudi 13 avril 2017

Chronique : Emmy & Oliver de Robin Benway


Emmy & Oliver de Robin Benway.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Nathan
Prix : 15.95€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Emmy & Oliver

  Résumé : Dix ans après le drame qui les a séparés, Emmy retrouve Oliver. Mais comment renouer avec son ami d'enfance devenu un étranger ? Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu’ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d’Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler. Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l’a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l’étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ? Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d’Oliver.


  Une amitié rompue par une séparation est le thème abordé par « Mille baisers pour un garçon » de Tillie Cole et le tome 1 de « One : Même pas peur » de Jacinthe Nitouche, que j’ai lu récemment. J’avais donc très envie de découvrir « Emmy & Oliver » pour voir comment cet aspect avait été traité. Surtout que là, non seulement la raison de la séparation est dure, mais elle est aussi plus longue. Vous allez me prendre pour une tordue (ou peut-être pas tant que ça), mais j’ai encore une fois beaucoup aimé cette lecture !

  Emmy et Oliver sont nés le même jour, habite la même rue, et presque la même maison puisqu’ils sont voisins. On comprend donc très vite que ces deux-là sont faits pour s’entendre et être inséparables. Le roman commence avec un prologue et une jolie anecdote sur leur profonde amitié lorsqu’ils ont 7 ans. Dès le premier chapitre, Emmy nous décrit comment Oliver a disparu, enlevé par son père qui ne l’a jamais ramené. Nous sommes ainsi très vite plongés dans le récit. L’auteur emploie des mots simples mais justes, pour faire parler la petite fille. Nous la retrouvons ensuite, dix ans plus tard, quand une nouvelle que plus personne n’espérait arrive : on a retrouvé Oliver et il est sur le chemin du retour.

« - Je me demande si quelqu’un a vérifié que son étiquette est bien rentrée, ai-je dit tout haut.
Avant qu’on ait pu me demander de quoi je parlais, Oliver était rentré dans sa maison et la porte s’était refermée sur lui.
Et Voilà. Il était rentré. »

  En commençant ce livre je ne m’attendais pas à ce qu’il me plaise autant. Cette histoire m'a pris complètement par surprise. Je pensais relire une nouvelle histoire d’amitié brisée qui se reconstruit. Alors oui, c’est effectivement le cas, mais le sujet est amené différemment et traité d’une toute autre manière. Nous avons ici le point de vue d’une jeune fille qui a souffert de la disparition de son meilleur ami. Elle a également subi les conséquences de cet enlèvement sur son entourage : le changement de comportement de ses parents, enclin à la surprotéger depuis ce tragique évènement. 

  Robin Benway traite le sujet en profondeur. À travers les yeux d’Emmy, elle offre au lecteur la possibilité de connaitre les sentiments de plusieurs protagonistes : les parents d’Emmy, la mère d’Oliver ainsi que ses demi-sœurs, ses amis d’enfance et même son père. J’ai énormément apprécié les échanges entre Emmy et Oliver. Ils nous permettent d’avoir le point de vue de ce dernier. Comment se sent-il vis-à-vis de tout ça ? Comment se refait-il une place auprès de sa mère et auprès de ses anciens camarades ? J’ai adoré voir leur relation renouer et évoluer. Leurs amis, Caro et Drew, sont tout autant attachants. Ils apportent un peu de légèreté et dédramatisent l’ensemble. Ils permettent aussi à l’auteur d’aborder d’autres sujets importants de l’adolescence. J’ai également aimé la fin que nous apporte l’auteur. Elle est logique et laisse place à notre imagination pour l’avenir d’Emmy et Oliver… et c’est génial.

  J’aurais encore beaucoup de choses à dire tant cette lecture m’a plu. Robin Benway a fait de ce roman une histoire authentique, légère et touchante, malgré un sujet au départ dramatique et difficile. Je ne connaissais pas encore la plume de l’auteur, c’est donc une très belle découverte ! Et le petit plus : la couverture VF est non seulement bien plus belle que celle en VO, mais elle apporte un joli clin d’œil à l’histoire d’Emmy & Oliver !

Ma note : 9/10.

Merci à Samia et aux éditions Nathan pour ce partenariat !

mardi 11 avril 2017

Chronique : Signes d'Anna Martin


Signes d’Anna Martin.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : MxM Bookmarks
Prix : 5,99€ (ebook)
Date de parution française : 8 juillet 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Signs.

  Résumé : Après avoir passé la majeure partie de sa vie dans des écoles spécialisées, Caleb Stone rejoint une école publique pour sa dernière année de lycée. Une perspective qui l’excite autant qu’elle l’inquiète, risquant d’empirer son anxiété sociale. Sourd, et maitrisant avec difficulté la Langue des Signes, il s’est fermé au reste du monde. Caleb trouve du réconfort dans son amour pour la photographie. Tout ce qu’il n’arrive pas à exprimer, il le publie sur son Tumblr. Luttant pour concilier la douleur d’avoir perdu un parent et son ressentiment envers l’attitude de son père, Luc Le Bautillier parcoure Tumblr, cherchant quelqu’un qui pourrait comprendre son look goth et ses attitudes efféminées. Lorsque Luc reblogue l’une des photos de Caleb, c’est le début d’une amitié virtuelle qui devra surmonter bien des obstacles. Après tout, la communication peut prendre de nombreuses formes… quand vous apprenez les signes.


  Signes est une lecture que j’appréhendais. C’est ma première romance M/M et je ne savais pas si j’allais apprécier. Mais porté par l’engouement général, j’ai décidé de tenter. Après tout, je ne voulais pas passer à côté de quelque chose qui aurait pu me plaire. La couverture est très jolie même si elle met un peu mal à l’aise. Le résumé m’avait attiré par les thèmes abordés. Au final, même si j’ai passé un bon moment, certains points m’ont un peu dérangé.

  Dans un premier temps, on suit la rencontre virtuelle entre Caleb et Luc. Deux personnes totalement différentes qui vont accrocher sur un thème commun : la photo et l’art en général. Très vite, les deux garçons vont se mettre à parler sur internet en discussion instantanée. La surdité de Caleb aurait pu les éloigner, pourtant Luc va passer outre et va même commencer à apprendre la langue des signes. J’ai donc été curieux de voir comment leur relation allait évoluer. Et surtout comment l’auteur allait faire éclater cette relation au grand jour.

  Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages autant que je l’aurais souhaité. J’ai bien apprécié Caleb : ses problèmes sont difficiles à gérer et on ne peut pas imaginer ce qu’il vit à l’intérieur. C’est un jeune homme qui va s’ouvrir à la vie et aux sentiments. Si j’ai pu ressentir une certaine frustration émanant de son personnage (par moment), je n’ai pas été transporté davantage. Certes son histoire avec Luc est belle, mais il m’a manqué quelque chose. Luc a un passé familial douloureux et une grosse carapace, c’est avec lui que j’ai le moins accroché. Il est sympa à suivre mais sans plus. Je regrette de ne pas avoir été emporté par Luc et Caleb. Pourtant il y avait un beau potentiel et les personnages sont approfondis. Je n’ai juste pas eu le feeling.

  Le rythme est bon. Les chapitres ne sont pas très longs et apportent une belle fluidité au récit. L’auteur a décidé de mettre en scène deux points de vue : celui des deux protagonistes. Il était donc intéressant de pouvoir les suivre chacun de leur côté. Mais aussi ensemble, et de voir ce que chacun ressentait sur un moment clef de leur histoire. On suit Luc et Caleb, l’évolution de leur relation et les petites difficultés qu’ils rencontrent. On est curieux et avide de savoir ce qu’il va se passer. Pourtant, j’ai eu l’impression que tout était tracé et sans surprise…

  Ce qui m’a dérangé c’est la relation en elle-même. Tout va un peu trop vite pour moi, c’est presque le coup de foudre à la première rencontre. On ne prend pas tellement le temps de se connaître en vrai. Et lorsqu’ils se mettent ensemble, je n’ai pas trouvé de réelles difficultés à part la surdité de Caleb et leur coming-out respectif. Je suis peut-être dur, mais j’ai trouvé que ça manquait de piquant, d’épreuves et de difficultés. Tout est un peu trop lisse et facile. Après l’auteur traite bien ses sujets : la relation amoureuse, le coming-out, la surdité, les réseaux sociaux et la vie de famille.

  Le plume de l’auteur est intéressante et fluide. Alors certes je n’ai pas ressenti grand-chose, mais cela n’empêche pas le style d’être efficace et addictif. J’ai tourné les pages avec une réelle facilité et ce n’est pas pour me déplaire. Bon, cette fin m’a totalement frustré. J’étais là, à lire tranquille, je passe mon doigt sur mon écran de liseuse et paf… c’est la fin ! Je suis un peu frustré par ce final, je pense que ça aurait mérité un petit aperçu de l’après ! Sachez que ce n’est que mon avis, que ce livre a eu de très bonnes critiques. Soit je ne suis pas le public visé, soit je suis un peu passé à côté. J’ai apprécié mais je m’attendais à mieux.

Ma note : 7/10.

dimanche 9 avril 2017

Chronique : À tort ou à raison d'Alix Nichols


À tort ou à raison d’Alix Nichols.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Autoédité
Prix : 3,99€ (ebook)
Date de parution française : 2 mars 2017
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : La Boheme, Book 4 : Under My Skin.

  Résumé : Quand Jeanne, la fougueuse barmaid, et Mathieu, l’ancien crapaud devenu prince charmant, se croisent dans une fête de fiançailles, un baptême et un mariage, ils ne peuvent s’empêcher de se toucher des yeux… et des mains. Mais Mathieu est un politicien plein d’ambition, en couple avec une femme exquise, et il sait exactement ce qu’il veut avoir fait de sa vie d’ici cinq ans. Tomber à nouveau amoureux de Jeanne ne fait pas partie de ses projets.


  Avant de démarrer cette chronique, je tiens à remercier Alix Nichols. Tout d’abord de m’avoir proposé son livre et ensuite, pour la confiance qu’elle m’accorde à chaque fois (ah oui, et pour sa patience aussi !) Je dois dire que ce tome si m’a davantage plu que Un rêve inattendu. Plus court et donc plus rythmé. La couverture est aussi sympathique. Le résumé m’a aussi tenté parce que je savais que j’allais retrouver des personnages déjà vu. Au final, même s’il y a quelques défauts, j’ai passé un agréable moment de lecture.

  Ce que j’ai apprécié c’est que l’auteur rentre directement dans le vif du sujet. On fait la rencontre de Jeanne, cette serveuse avec un fort tempérament. Et Mathieu de l’autre côté, qui a bien changé depuis l’histoire de Un rêve inattendu. Au début, Jeanne ne reconnaît pas Mathieu, qui l’attire soit dit en passant. Et Mathieu… devenu beau gosse, a toujours aimé Jeanne. Les deux vont se parler, échanger, sentir une attraction. Mais le souci, c’est que Mathieu est en couple. J’ai donc eu envie de voir comment ces deux là allaient s’en tirer.

  J’ai beaucoup aimé les personnages. Jeanne ne m’attirait pas plus que ça dans le roman précédent. Pourtant ici, j’y ai découvert une fille sensible, qui se cache sous une carapace. Elle a un tempérament de feu (et on l’aime pour ça), je dois dire que j’ai aimé sa franchise et sa droiture. Elle sait ce qu’elle veut (ou pas), et c’est appréciable. Je l’ai davantage apprécié et la rebelle que je connaissais s’est envolée, pour se transformer en femme. Quant à Mathieu, je n’ai pas compris ses choix même s’il est fortement attiré par Jeanne. Se savoir en couple et… Bon ok, je sais que c’est le jeu, mais il faut d’abord apprendre à le connaître dans son intégralité pour ensuite savoir. Et là, je me suis dit qu’il ne pouvait pas faire autrement. C’est en tout cas un homme plein de charme qui va se révéler au fil de l’histoire.

  Le rythme est totalement meilleur au précédent livre. Les chapitres correspondent à un mois de l’année. Du coup, on voit l’avancée des personnages dans un long laps de temps : très appréciable. Et les chapitres ne sont pas très longs, ce qui apporte de la fluidité au récit. Il y a en même temps plusieurs petites intrigues qui apportent du dynamisme. Franchement je ne me suis pas ennuyé, il n’y a pas de petites longueurs, ce que j’avais reproché dans Un rêve inattendu.

  L’auteur aborde ses sujets d’une belle manière : avec délicatesse et franchise. Elle nous parle d’amour, de couple en général, de travail, d’immigration, de femmes battues. Bref tout un panel de thèmes qui peut nous faire réfléchir et avancer dans notre propre vie. Peut-être certaines choses auraient dû être un peu plus développées. Des scènes un peu plus mis en valeur par le temps et les réflexions des personnages. Ce n’est qu’un ressenti personnel. L’histoire aurait gagné en sensibilité.

  Ce qui me peine encore une fois, c’est que je n’ai pas été emporté par la plume de l’auteur. J’ai ressenti deux-trois petites choses par-ci, par-là, mais sans plus. C’est dommage parce que j’aurais voulu être plus emporté que ça. Bon et ce final… quelle frustration totale. Je lisais la dernière scène (en fait sans le savoir) et bim, c’était fini ! J’aurais apprécié un petit épilogue 2 ans plus tard. Ça aurait apporté un peu de fraîcheur et les cœurs sensibles l’auraient savouré. Même si le roman est court, Alix Nichols sait raconter des histoires avec un certain talent. Je vous recommande cette lecture. Avec le printemps qui revient, c’est le genre de récit qui fait du bien !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Alix Nichols pour ce partenariat !

samedi 8 avril 2017

Chronique : L'organisation - Tome 1 : Piégée de Lindsey T.


L'organisation - Tome 1 : Piégée de Lindsey T.
(Genre : Romance)

Editons BMR
Prix : 9,99€ (ebook)
Date de parution originale : 24 mars 2017

  Résumé : Elle est blessée, seule. Il est fort et promet de la protéger. Mais qui est-il vraiment ?
Laissée pour morte lors d'un braquage dans la banque où elle travaille, Lori s'en sort miraculeusement. À l'hôpital, elle découvre à son chevet Ryan, chargé de sa protection. Elle accepte de le suivre dans un chalet isolé où elle doit se cacher avec lui et son collègue Marco. Sur place, malgré l'arrogance de Ryan, elle succombe à son charme, mais découvre qu'il faisait partie des braqueurs. Terrifiée, elle parvient à s'enfuir. Deux mois plus tard, elle vit cachée en ville lorsqu'elle est victime d'une nouvelle attaque. Elle n'a la vie sauve que grâce à l'intervention de Ryan. Bouleversée, Lori doit s'en remettre à cet homme à l'identité trouble. Ryan lui avoue alors qu'il fait partie d'une agence secrète, l'Organisation, œuvrant dans l'ombre pour le gouvernement.


  Pour commencer, je remercie les Éditions Hachette pour l’envoi de cet ebook. En lisant le résumé sur NetGalley, j’ai eu très envie de découvrir cette romance. Une histoire d’amour compliquée avec une intrigue qui laisse présager un suspense tendu. Il ne m’en fallait pas plus !

  Dès le premier chapitre, l’auteur rentre dans le vif du sujet. Quand quatre hommes masqués et armés débarquent dans la banque où elle travaille, Lori a juste le temps de se glisser derrière la première porte qui se trouve devant elle. Malheureusement, c’est dans cette pièce que se trouve ce que convoitent les braqueurs. Alors que les malfaiteurs sont sur le point de quitter les lieux, son téléphone choisit ce moment pour émettre le bip d’avertissement : batterie faible… Et les ennuis commencent ! En à peine un chapitre, Lindsey T. arrive à nous accrocher et installe le climat dans lequel notre héroïne va devoir évoluer.

  Lori est une jeune femme accomplie. Elle n’a que 25 ans, mais elle a déjà vécu son lot de drames qui l’a fait mûrir plus vite. Elle est indépendante et solitaire, ne comptant que sur elle-même. Je l’ai beaucoup aimé, elle sait ce qu’elle veut, c’est une vraie battante. J’ai aimé la voir complétement déstabilisée à son réveil à l’hôpital. Quand elle découvre que Ryan est là pour la protéger, mais qu’elle est subjuguée par tout ce qu’il dégage. Et je dois dire que comme Lori, j’ai été intriguée par Ryan. Avec son regard perçant et sa stature rassurante, je pense qu’il aurait pu me séduire moi aussi ^^. Malgré tout, j’ai été surprise par la rapidité avec laquelle Lori tombe dans les bras de son protecteur. Finalement cette réaction, cette urgence, s’explique par le traumatisme qu’elle vient de subir et son besoin de se sentir vivante.

  Comme je le supposais, l’auteur nous entraîne dans une histoire riche en actions et en rebondissements. Ce premier tome est un vrai page-turner. La romance est présente, mais à juste dose. Au début, je pensais avoir du mal à m'attacher à Lori ou Ryan : Lyndsay T. choisit une narration à la troisième personne. Cependant le point de vue alterné de nos personnages permet de mieux les cerner et d’éprouver ce qu’ils ressentent. Elle réussit l’exercice grâce à sa plume fluide et captivante. Elle arrive brillamment à transmettre au lecteur les émotions, les doutes et les réflexions de ces personnages.

  J’ai également beaucoup aimé deux personnages qui font leur apparition vers le milieu du roman. La pétillante Mia et son acolyte Jack. Lindsey T. les présente en révélant juste assez de leur personnalité pour que le lecteur veuille mieux les connaitre. Ils seront les prochains héros de L’organisation avec le tome 2 : Traquée. Je le lirai d’ailleurs avec plaisir en espérant retrouver un peu Lori et Ryan.

Ma note : 7,5/10

Merci à NetGalley et aux éditions BMR pour ce partenariat !

mercredi 5 avril 2017

Chronique : Caraval - Tome 1 de Stephanie Garber


Caraval – Tome 1 de Stephanie Garber.
(Genre : Fantastique, YA).

Editions : Bayard
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 8 février 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Caraval, Book 1.

  Résumé : Scarlett et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quitté l’île où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. À 17 ans, alors qu’elle est sur le point d’être mariée à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le maître du jeu Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l’île des Songes, et Scarlett est invitée ! Depuis toute petite, elle rêve d’assister à ce jeu légendaire et fabuleux… Aidées par Julian, un mystérieux marin, les deux sœurs s’enfuient. Mais à leur arrivée sur l’île des Songes, Donatella est kidnappée par Légende. Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaîtra pour toujours…


  Caraval avait tout pour me plaire : un résumé attrayant et mystérieux, une couverture ultra magnifique (passons le pléonasme) et des retours sensationnels ! Surtout que la communication autour de ce bouquin n’a pas manqué. J’ai donc écouté ma curiosité et me suis laissé tenter. Au final, même si j’ai passé un bon moment, je ressors un peu déçu de ma lecture. Je vous explique pourquoi de suite !

  Le début m’a semblé prometteur. Stephanie Garber plante le décor de son histoire. Nous présente Scarlett et Donatella, tout comme leur contexte familial et leur environnement. On se rend très vite compte qu’accéder à Caraval (que ce soit en tant que spectateur ou joueur) est très difficile. De plus, on est très vite mis en situation puisque les deux sœurs vont se retrouver sur l’île des Songes au bout d’une cinquantaine de pages. Du coup, j’ai été curieux de voir comment ce jeu pouvait être mis en scène. Et c’est à ce moment là que j’ai été un peu déçu.

  J’ai beaucoup apprécié Scarlett au départ. Sa vie de famille n’est pas des plus simples avec son père qui la bat lorsque sa sœur fait des bêtises, et inversement. Elle est promise à un Duc avec lequel elle entretient un échange épistolaire sans l’avoir vu. Sa naïveté m’a beaucoup touché tout comme son innocence. Son caractère un peu buté, arrêté dans ses idées, ne m’a pas déplu. Pourtant, Scarlett est une jeune femme sans surprise. On devine à l’avance ce qu’elle va éprouver comme sentiment. Et sa naïveté au départ touchante m’a paru agaçante au fil des pages. Elle évolue certes, mais sa remise en question ne se fait pas assez rapidement. J’ai complètement été berné par Julian et par le rôle qu’il joue dans l’histoire. Même si je faisais confiance à Scarlett sur ce qu’elle ressentait pour lui… je n’arrivais pas totalement à le cerner. Bref de bons personnages mais qui auraient mérité plus de profondeur et d’être moins centrés sur eux-mêmes.

  Le rythme de l’histoire est en lui-même bon. Les chapitres ne sont pas très longs et amènent de la fluidité au récit. Le point de vue interne de Scarlett est bien maîtrisé et les petites lettres apportent une touche d’originalité au roman. Ce que je n’ai pas aimé, c’est l’agencement de l’histoire, des énigmes et des choses qui restent trop mystérieuses. J’ai trouvé que les 5 jours passés à Caraval étaient étirés en longueur. Il y a des passages qui n’apportent rien à l’histoire et d’autres qu’on aimerait voir plus développés. Je reste encore perplexe sur des points.

  L’univers aurait pu être top s’il avait été encore plus approfondi. On me vend de la magie, un jeu où il faut se méfier des apparences et où un compte à rebours est lancé. J’aurais aimé que tout soit plus développé. Je n’ai pas eu ma dose de magie… ou alors j’ai été bien trop terre à terre pendant ma lecture. Je me suis méfié des apparences mais à force de se méfier de tout et de tout le monde, on devient assez parano. Il aurait fallu une personne franche dans l’histoire, du côté des acteurs de Caraval. Et cette notion de compte à rebours pour retrouver Donatella, n’y était pas vraiment. Oui on sent les jours défilés mais j’ai eu l’impression que les énigmes ne pouvaient être trouvées que par Scarlett, et pas par le lecteur. En fait je m’attendais clairement à lire un autre scénario. C’est peut-être pour ça que j’ai été un peu déçu.

  Enfin, l’écriture de l’auteur est intéressante mais il y a beaucoup trop de fioritures. C’est guindé en description et franchement, il y a des fois où j’en avais marre qu’elle me décrive les robes et les costumes des personnages. Bon sang, je voulais de l’action ! Mais je reconnais qu’elle possède une belle plume. Et puis cette fin m’a quand même surpris (dans le bon sens du terme). Je ne sais pas si je lirai la suite. Je suis curieux mais seul le temps me le dira… En tout cas, vous devez vous faire votre propre avis sur ce livre. Le mien n’engage que moi !

Ma note : 7/10.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat !

lundi 3 avril 2017

Chronique : J'ai avalé un arc-en-ciel d'Erwan Ji


J’ai avalé un arc-en-ciel d’Erwan Ji.
(Genre : Jeunesse, Contemporain).

Editions : Nathan
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 2 mars 2017

  Résumé : Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique... Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité...c'est que j'ai avalé un arc-en-ciel.


  C’est parti pour mon premier avis en tant que chroniqueuse chez Enjoy Books ! J’espère que mes avis vous donneront envie de découvrir de nouvelles lectures. Quand Mathieu m’a proposé celle-ci, j’ai trouvé le résumé si mystérieux que j’ai de suite eu envie de le lire. C’est d’ailleurs dommage que la couverture en révèle plus que la quatrième. Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment en compagnie de Capucine.

  Capucine, alias Puce, est une jeune fille de 17 ans. À la veille de sa dernière rentrée scolaire dans son college prep (une école privée qui prépare aux universités), elle se lance dans la tenue d’un blog. Capucine est franco-américaine, expatriée aux États-Unis depuis ses 3 ans. Elle décide donc d’écrire en français, afin de pouvoir parler librement de sa vie et de ses camarades.

« Écrire mon blog, c’est comme parler à des amis. Mais parfois, on n’a pas envie de parler à ses amis, on a juste envie d’un peu de silence. »

  Au fil des articles qu’elle publie, Puce nous livre son quotidien. Comme elle pourrait le faire dans un journal intime. Pourtant elle s’adresse directement à nous, ses lecteurs. Elle nous dévoile non seulement ses états d’âme, mais également des anecdotes sur les coutumes des lycées américains. J’ai adoré suivre Capucine et tous ses camarades dans cette dernière année de lycée. Nous la voyons changer petit à petit, se poser des questions sur elle et le monde qui l’entoure. Nous ressentons son évolution à travers la façon dont elle s’exprime. Et chose surprenante, je me suis attachée autant à Puce qu’à ses amis.

  Ce roman est à l’image de son héroïne : frais et pétillant. Un livre « feel-good » qui tire son épingle du jeu. Même si sa fin est prévisible, l’histoire de Capucine est touchante et réaliste. En effet, si nous y rencontrons des sujets mainte fois abordés (l’amitié, l’adolescence, les premiers amours ou encore, la sexualité et la recherche de soi), l’auteur réussit à le faire de manière très originale et subtile. J’ai beaucoup aimé découvrir les rituels qui rythmaient la vie de ces lycéens. J’avoue, je les ai même enviés. Je me serais tellement amusée dans certains rites imposés par ce College prep. Une façon très ludique de prendre conscience de la cohésion de groupe et d’apprendre des autres autant que de soi.

  La plume de l’auteur est fraiche et moderne. Il nous raconte avec tolérance et délicatesse une histoire, sans jugement, très émouvante et d’une étonnante justesse. Un premier roman bien travaillé et abouti qui traite d’un sujet encore trop tabou et mal perçu en France. Je lirai avec plaisir les prochains livres d’Erwan.

Ma note : 8.5/10

Merci à Samia et aux éditions Nathan pour ce partenariat !