mardi 7 mai 2013

Chronique : Wings - Tome 1 de Aprilynne Pike


Wings – Tome 1 de Aprilynne Pike. (Genre : Fantastique, Romance).

Editions : Pocket Jeunesse
Prix : 17,50€
Année de parution française : 2011
Année de parution originale : 2009
Titre version originale : Laurel, Book 1 : Wings.

  .Résumé : Laurel est une jeune lycéenne comme les autres, à quelques exceptions près. Elle ne supporte pas le soleil, elle n’a jamais froid et préfère vivre en plein air. Mais le plus étrange, c’est cette fleur dont les pétales ressemblent à des ailes et qui pousse… dans son dos ! Laurel n’est pas humaine, et son ordinaire métamorphose est inévitable. Elle devra désormais se partager entre deux mondes… et deux natures.


  .Ce livre m’a toujours attiré par son résumé et par sa couverture. Pour sa couverture parce qu’elle dégage quelque chose de magique, que je ne saurais pas expliquer. Et par son résumé parce que l’univers des fées personnellement, je ne l’avais vu dans aucun ouvrage. En apprendre plus sur ce monde me branchait alors beaucoup. Je dois dire que je n’ai pas été déçu, c’est une très bonne découverte.

  .On fait la rencontre de Laurel qui est une jeune fille attachante, bien qu’elle soit un peu bizarre dans ses habitudes. Elle ne mange que des légumes, les pêches au sirop et du soda. Aime se balader dans la forêt et se réveille tous les matins lorsque le soleil se lève. Elle arrive donc dans une nouvelle ville où pour la première fois de sa vie, elle va devoir affronter le lycée et le regard des autres. Elle fera la rencontre de David qui « la prend sous son aile », pour la guider et ils deviennent vite amis. Les semaines passent et Laurel s’aperçoit qu’une bosse pousse au milieu de ses omoplates sur sa colonne vertébrale, étrange non ?

  .Je ne vous en dirai pas plus, parce que je pense que cela met déjà l’eau à la bouche. En tout cas Laurel, ses parents et David sont des personnages auxquels on s’attache. On passe la plupart du temps avec eux, il n’y a pas un afflue de personnages inutiles, et c’est ce que j’apprécie dans les romans. Tout est clair, carré, concis et précis. L’auteure va droit au but, tout en amenant son lectorat à se poser des questions sur Laurel et sur sa bosse dans le dos.

  .Le roman est découpé en plusieurs phases. La 1ère étant celle de la découverte de la nature de Laurel. On en apprendra plus sur son monde et sur la mythologie de qu’a créé Aprilynne Pike. Et la 2nde phase étant celle des révélations et des difficultés. L’univers est dévoilé sans vraiment en dire trop. J’ai été frustré dans un sens, parce que j’aurai aimé en connaître plus sur les pouvoirs, les histoires, la mythologie etc. Mais dans un autre sens, il faut bien que l’auteure se garde de la réserve sous le coude, pour nous surprendre par la suite. Ce que j’ai apprécié c’est qu’elle va vraiment à l’opposé de ce qu’on pourrait s’attendre. Une fois ce livre lu, on voit les fées différemment je vous le garantie.

  .Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis posé des questions sur David et Chelsea (un autre personnage). Il est vrai que Laurel se confie à David très facilement sur ce qui lui arrive et je me suis demandé pourquoi. Quant à Chelsea je la trouve louche… Après je ne sais pas si c’est le style de l’auteure qui fait ça, où le fait que je m’attendais à être surpris mais les questions fusaient. Et c’est un point positif. Ce qui est aussi appréciable c’est que la romance est mise au second plan les ¾ du livre. Mais elle revient en force vers la fin avec un triangle amoureux ! Les éternelles insatisfactions de nos héros…

  .En tout cas le style d’Aprilynne Pike est vraiment fluide, ça se lit tout seul et ce n’est pas compliqué. De bonnes descriptions offrent une visibilité des personnages et des paysages non négligeables. Et l’utilisation de la 3ème personne pour la narration, n’empêche en rien la proximité du lecteur avec les personnages. Les rebondissements de la fin amènent plus de rythme, même si les révélations du début nous tiennent en haleine ! Ce que je regrette un petit peu, c’est que Laurel n’ait pas utilisé ses facultés de fées. Mais ce n’est qu’un premier tome, et j’espère être surpris pour la suite. En tout cas, univers original qui m’a plu, personnages attachants et histoire bien menée… très bonne découverte. Hâte de lire le tome 2, parce que la fin ne laisse entrevoir aucun indice concernant la suite.

.Ma note : 7,5/10 sur Livraddict.

dimanche 5 mai 2013

Chronique : Ne le dis pas à maman de Toni Maguire


Ne le dis pas à maman de Toni Maguire. (Genre : Témoignage).

Editions : Le Livre de Poche
Prix : 6,60€
Année de parution française : 2011
Année de parution originale : 2006
Titre version originale : Don’t Tell Mummy.

  .Résumé : « J’avais confiance en l’amour de ma mère. Elle lui dirait d’arrêter. Elle n’en fit rien », Toni Maguire. L’histoire bouleversante d’une petite fille face à l’inceste et à la trahison.


  .J’avais très envie de découvrir ce témoignage qui a déjà bouleversé des milliers de lecteurs. Ce fût une lecture dure et prenante à la fois mais aussi déchirante. La couverture reflète parfaitement l’ambiance triste du roman et des abus qu’a pu subir la petite Antoinette.

  .Au début, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et il a suffit d’une fois pour que tout dérape. D’un excès de violence du père d’Antoinette, pour que les sévices de celui-ci se multiplient. Un père à deux visages qui, avant ses six ans, était le père presque parfait, aimant et attentionné. Au père en colère, froid, distant et profitant de sa fille comme si elle était sa bonne et son jouet. Les mots que j’emploie son peut être fort, mais c’est ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture.

  .Antoinette subit les sévices, n’osant pas se rebeller de peur de perdre l’amour de sa mère et de sa famille. N’osant même pas dire son ressenti face à son père, parce que ce dernier a su si bien la manipuler. Et là je dis : Mais POURQUOI ? Pourquoi un père a-t-il infligé cela à son propre enfant ? Un père se doit de protéger sa progéniture, pas d’en profiter et de la manipuler au point qu’elle se renferme sur elle-même et devient presque introverti.

  .Personnellement, je n’ai pas pu pleurer tellement j’étais en colère face au désarroi et face aux sévices sexuels qu’a pu subir Antoinette. J’avais juste envie de la protéger et de mettre un coup de poing à son père, pour lui remettre les idées en place. Ce qui m’a profondément attristé c’est la relation entre Antoinette et sa mère. La petite fille ne cesse de se rattacher à l’amour qu’elle a pour sa mère. Mais cette dernière traite sa fille avec détachement, comme si elle avait tous les maux sur elle et que les crises de son père étaient de sa faute.

  .Ce qui m’a attristé c’est qu’Antoinette gardait espoir. A chaque fois qu’un pan de sa vie allait mieux, elle croyait que tout allait s’arranger mais bien évidemment, ce n’était pas le cas. Quand on chasse le naturel, il revient au galop et c’est ce qui se passait avec son père. Je me suis demandé s’il n’était pas bipolaire à avoir deux visages. Le pire c’est que la mère d’Antoinette était au courant, mais ne disait rien. Comment une femme ne peut-elle pas protéger son enfant, en partant loin de son mari même si elle l’aime à la folie. L’amour a aveuglé la mère d’Antoinette et l’espoir a aveuglé la petite fille fragile.

 .Ce que j’ai apprécié c’est l’agencement du roman. On se retrouve à la fois dans le présent quand Antoinette (dit Toni) est aux côtés de sa mère, qui est en train de mourir d’un cancer. Et le fait que les épisodes de son enfance, soient retracés par le fantôme de la petite Antoinette comme si les souvenirs la hantaient. Et c’est le cas, on ne peut pas oublier toutes ces choses, même si on les refoule au plus profond de nous.

  .On se prend d’attachement pour la petite Antoinette, on ne comprend pas les réactions de sa famille qui la traite comme si elle était fautive. On espère comme elle que son père lui demandera pardon tout comme sa mère. Mais même si le pardon était venu, est ce que Toni aurait accepté ce pardon ? De sa mère peut être, mais de son père j’en suis moins sur. On ne peut pas pardonner cela. En tout cas, c’est comme cela que je le prendrai si cela m’était arrivé.

  .Le style d’écriture de Toni Maguire est vraiment prenant, et j’ai parfois oublié de respirer tellement j’étais dans l’histoire. Antoinette aura vraiment une adolescence difficile, en vivant des moments douloureux et affreux. Même si Toni Maguire ne lira pas ma chronique, je la remercie de s’être ouverte à nous, lecteurs. Je n’imagine pas à quel point cela a du être difficile de ressasser le passé, et rien que pour cela je lui tire mon chapeau ! En tout cas, un témoignage prenant, difficile, triste. On passe par toutes les émotions et personnellement, la colère aura dominé ma lecture.

.Ma note : 8/10 sur Livraddict.