jeudi 23 octobre 2014

Chronique : Éveille-moi de Christie Bronn


Éveille-moi de Christie Bronn. (Genre : Romance, Thriller).

Editions : Editions de la Reine
Prix : 17,45€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014 (Sortie le 20 octobre)

  .Résumé : Il m’a retrouvée, j’ai dû fuir à nouveau et quitter Toulouse. Je me suis réfugiée à Paris, auprès d’Hugo, le seul qui connaisse mon enfance torturée. J’y ai rencontré Ethan, homme de pouvoir, séduisant et mystérieux. Immédiatement attirés l’un par l’autre, nous avons entamé une relation physique, dictée par des règles strictes, afin de gérer notre besoin mutuel de domination et de contrôle. Sera-t-il l’homme qui m’éveillera à l’amour ?


  .Les éditions de la Reine sont une toute nouvelle maison d’édition. Lorsqu’on m’a proposé ce service de presse, je suis resté sceptique. En effet, même si la couverture et le résumé m’avait rendu curieux, je pensais que ce style d’histoire était du déjà vu. Force est de constater que j’ai eu tort. La couverture du roman est ce qui m’a de suite tapé dans l’œil. Elle est simple et est tellement représentative du livre une fois qu’on l’a lu. J’ai donc passé un très bon moment de lecture.

  .Le prologue m’a de suite plu. L’auteure nous relate un fait passé qui nous pousse à continuer notre lecture. On veut comprendre pourquoi le bonheur est inaccessible pour Emily et pourquoi elle veut en profiter avant que tout bascule. Une fois ce prologue passé, le début du roman pose les bases, nous présente les personnages et les relations qu’ils peuvent avoir entre eux. On fait la connaissance des peurs d’Emily sans tout connaître de suite. Une bonne entrée en scène et on va vite parvenir à la rencontre entre Ethan et Emily.

  .Les personnages sont le point central du livre et je les ai trouvés bien travaillé. On va connaître leur passé douloureux, leurs peurs actuelles qui découlent de leurs passés et leurs idéaux dans un futur imminent. Emily, notre personnage principal est une personne très attachante. Elle vit dans la peur que son bourreau ne la retrouve et on se prend d’affection pour elle. Elle tergiverse beaucoup, se pose énormément de questions et se refuse de croire à l’amour et au bonheur. C’est un personnage très complexe psychologiquement, mais l’auteure arrive à nous la rendre réaliste. Elle a des blocages, des réminiscences de souvenirs douloureux mais elle se force à avancer. Hugo, son meilleur ami, m’a paru très sympathique. Il est toujours là, à veiller sur Emily et à la protéger parce qu’il connaît son passé. Leur relation est très mignonne mais elle m’a plusieurs fois fait lever les yeux au ciel. Quant à Ethan… je vous laisse le soin de le découvrir mais c’est un homme qui prendra une grande place au cœur de la vie d’Emily.

  .En ce qui concerne le rythme de l’histoire je l’ai trouvé bon, quoi qu’un peu lent au début. Il faut laisser le temps à l’auteure de mettre en place son histoire. Elle fait quelques petits flash-back nécessaires pour qu’on comprenne mieux le récit. Mais une fois les bases posées, les évènements vont s’enchaîner. Les chapitres sont courts ce qui amène un rythme supplémentaire. Le fait qu’Emily, en début de chapitre, s’adresse à son journal est aussi très sympathique, c’est comme si elle parlait au lecteur. L’histoire est en elle-même passionnante et l’auteure attise notre curiosité. Elle manie bien le côté peur, scène érotique et scène plus psychologique.

  .Pour la relation entre Emily et Ethan, je l’ai trouvé vraiment sympathique et sincère. Tout ne va pas trop vite. Le fait est qu’au début ce n’est qu’une histoire de sexe où les deux amants vont poser des règles. Mais on sent derrière que ça va aller plus loin pour notre plus grand plaisir. Les scènes érotiques sont soft, tout en délicatesse sans que ce soit vulgaire. Et puis, je ne sais pas, cette relation est particulière. Quand les deux personnages vont enfin se livrer l’un à l’autre, j’ai trouvé cela tellement beau que j’ai eu les larmes aux yeux.

  .J’ai cependant quelques points négatifs qui m’ont un peu chagriné. D’abord, le fait qu’Hugo appelle Emily « bébé », ça m’a dérangé. Mais le fait est que l’auteure l’utilise sans cesse. A peu près dans chaque dialogue elle utilise ce terme ou le prénom des personnages ce qui enlève un certain réalisme. D’autre part, même si on est dans l’expectative concernant le bourreau d’Emily, je regrette que le filon thriller ne soit pas plus développé. Et même vers la fin du roman, je l’ai trouvé trop vite expédié, c’était pour moi trop facile. Les paroles du bourreau m’ont paru assez déplacé et vulgaire par rapport à l’ensemble du livre. J’ai de suite été choqué par les mots employés, c’était dénigrant. Enfin, j’aurai peut-être aimé plus d’approfondissement pour certaines scènes voir même plus de description des lieux, mais le livre reste en lui-même bien construit.

  .Enfin, la plume de l’auteure est simple mais elle reste fluide et efficace. On sent une sincérité dans ce qu’elle nous raconte et dans ce qu’elle veut faire transparaître à travers ses personnages. Le côté écorché d’Emily, Hugo et Ethan ressort très bien. J’ai ressenti pas mal de choses avec son style d’écriture. La fin est vraiment très mignonne et une scène m’a beaucoup plus… on se rend compte que la couverture prend toute sa signification et c’est trooooop romantique ! Je ne peux que vous recommander ce livre. Malgré quelques points négatifs, le tout est très bien écrit. Les personnages sont attachants et l’histoire qui se développe tient la route.

.Ma note : 8/10

Merci à Christine et aux éditions de la Reine pour ce partenariat !

lundi 20 octobre 2014

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #30


Salut à tous !

Enfin une nouvelle vidéo pour faire le point sur mes lectures :) Il est vrai qu'avec la rentrée à la fac je n'ai pas vraiment eu la tête à tourner des vidéos mais me revoilà ! Dans cette vidéo, toutes mes lectures ont été plutôt bonnes, voir excellentes ^^ Bon visionnage !

Enjoy <3

Mes lectures passées :
   

Chronique : Le Palais des Ombres de Maxence Fermine


Le Palais des Ombres de Maxence Fermine. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 19,95€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

  .Résumé : Paris, dans les années 1960. Nathan Thanner, trentenaire taciturne et discret qui ne vit que pour ses marionnettes confectionnées dans le secret de sa boutique, voit sa vie bouleversée par une lettre de son père auquel il ne parle plus depuis vingt ans. Cet ex-romancier à succès, dont la rumeur veut qu’il soir devenu fou, lui annonce son décès et l’héritage qu’il lui lègue : l’énigmatique maison où il vivait reclus, Le Palais des Ombres. Mais, même dans la mort, Hugo Thanner reste un être fuyant et mystérieux, à l’image de cette demeure diabolique qui semble se jouer de Nathan. Commence alors pour le jeune homme un inquiétant jeu de pistes dont l’issue pourrait le changer à jamais…


  .Maxence Fermine est un auteur dont j’avais eu des échos positifs, sans toutefois me pencher sur ses ouvrages. C’était donc l’occasion de le découvrir ainsi que sa plume, dans son retour à la littérature générale. Je dois dire que la couverture et vraiment jolie et elle reflète parfaitement l’ambiance du roman. Et puis elle fait référence à la pièce centrale du bouquin qui est « Le Palais des Ombres ». Le résumé m’avait tenté mais je dois vous avouer qu’au commencement du livre, je ne m’en rappelais plus. Totales surprises donc ! J’ai passé un excellent moment de lecture.

  .Ce que j’ai apprécié avec ce récit c’est que l’auteur ne s’attarde pas sur les fioritures… je m’explique. Maxence Fermine va droit au but et se contente de narrer son histoire de manière concise et précise. C’est ce que j’ai adoré, parce qu’on rentre directement dans le vif du sujet et de ce fait, le résumé est très vite balayé pour passer à autre chose. Chose qui m’a énormément plu, c’est que l’auteur prend le parti d’écrire un journal intime, le journal de Nathan, son personnage principal. Et ce qui est fort, c’est qu’il nous fait oublier totalement que c’est l’écriture d’un journal. On est pris dans ses mots et on se contente de lire une histoire. C’est donc un très bon début !

  .En ce qui concerne les personnages, on voit que l’auteur a voulu mettre le paquet sur son personnage principal et il a bien fait. Nathan est un personnage très attachant qui au fil de sa quête va l’être de plus en plus. Il nous livre ses angoisses, ses peurs, mais aussi ses doutes, ses moments de joie et de plénitude. Nathan est quelqu’un de solitaire, qui va peu à peu s’ouvrir grâce à la découverte du Palais des Ombres et de l’histoire de sa famille. Il se pose des questions et on s’en pose à notre tour… Vient à côté son père, Hugo, qui même mort, ne laissera pas son fils tranquille pour autant ! Hannah quant à elle, amène ce côté légèreté au roman et ça contrebalance aussi l’esprit sombre du récit. Mais il faut noter que Le Palais des Ombres est un personnage à part qui vous entraînera dans des mystères et des peurs qu’il faudra percer à jour.

  .Le rythme est excellent. Comme je l’ai dit précédemment, l’auteur va droit au but, nous explique les choses d’une manière concise et précise. De ce fait on avance vite et bien. Les chapitres sont courts ce qui amène encore du punch au récit. Mais le rythme est aussi très psychologique. On se pose sans cesse des questions. Que ce soit sur Le Palais des Ombres, sur Nathan, sur la personne qui le suit sans cesse sans se faire voir et même sur le manuscrit caché par son père. C’est un roman où vous en voudrez toujours plus et où vous allez avoir envie de retourner dans cette demeure lugubre. Sans cesse appelé par son aura sombre et mystérieuse.

  .Ce que je regrette cependant, mais je suis peut-être exigeant, c’est qu’on ne passe pas plus de temps au sein du Palais. Alors certes, je comprends les réticences de Nathan. Cette maison est hantée et est habitée par une étrange malédiction. Mais j’aurai aimé avoir plus peur, frissonner davantage que ce que j’ai pu déjà ressentir. Toutefois, le filon est bien exploité et il faut reconnaître que Maxence Fermine a une imagination débordante de bonnes idées. Son histoire tient la route, on est sans cesse curieux d’en connaître plus. Tout est cousu avec minutie et précision, de telle sorte qu’on ne saura pas le fin mot de l’histoire avant de la découvrir.

  .L’écriture de l’auteur est aussi très particulière et c’est ce qui m’a charmé dès le début. Je pense qu’avec un autre écrivain, cette histoire serait passée pour banale alors qu’au final elle ne l’est pas. Il a une écriture dans la retenue, comme si il ne voulait pas en dire trop. Son style est poétique, quasi lyrique, comme si on prenait de la hauteur à chaque mot et qu’on ne redescendait que pour le final. Justement cette fin… même si elle m’a surpris, je m’attendais à quelque chose de plus gros. A quelque chose de plus explosif ou de spectaculaire. Mais je me rends compte, que la fin n’est que la suite logique au récit et qu’elle aboutit sur un autre cap pour Nathan.

  .Pour une première avec Maxence Fermine, je dois dire que c’est une réussite. Sa plume est envoutante et captivante tellement elle chante. Ses personnages sont attachants et le récit est très prenant par les questions qu’on peut se poser. Et puis, on peut ressentir beaucoup d’émotions grâce au choix qu’a fait l’auteur de relater l’histoire comme un journal intime. C’est donc, pour Maxence Fermine, un excellent retour dans le monde de la littérature générale.

.Ma note : 8/10

La chronique de Guillaume pour cette Lecture Commune : ICI.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !