jeudi 22 janvier 2015

Chronique : Le silence de Mélodie de Sharon M. Draper


Le silence de Mélodie de Sharon M. Draper. (Genre : Jeunesse, Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015 (Sortie le 22 janvier)
Année de parution originale : 2010
Titre version originale : Out of my mind.

  .Résumé : Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.


  .Où comment être tenté par des chroniques toujours plus élogieuses les unes que les autres. Depuis le mois de novembre, ce livre me tente affreusement. De part l’histoire qui va être racontée mais aussi parce que c’est un coup de cœur de John Green. Il ne m’en a pas fallu plus pour l’attendre et pour ensuite le dévorer. La couverture me plaît beaucoup. Même si celle en VO, représente une scène du bouquin, celle en VF a quelque chose en plus. Le résumé quant à lui, en dit trop peu… et grâce à ça, j’ai été surpris dès le départ. J’ai passé un très bon moment de lecture !

  .Le début a de suite accroché mon attention. L’auteure nous propose de rencontrer Mélodie et son histoire à travers ses souvenirs. Des souvenirs frustrant et à la fois tellement fort en sentiments. J’étais avide de la connaître et je n’ai pas été déçu sur ce point. J’ai même été surpris par un élément lors de sa rencontre. Je ne pensais pas que l’auteure irait jusque là. Ce n’est pas dit dans le résumé et le fait que son histoire se passe comme ça, que Mélodie soit comme elle est, ça m’a encore plus touché. C’est donc un début surprenant et intéressant.

  .Mélodie homonyme du mot la « mélodie. » C’est un prénom chantant qui a pour homonyme le son, la voix, la parole. Tout ce que Mélodie ne peut pas faire. C’est un personnage très touchant par son histoire, par son handicap, par ses envies frustrées, par sa communication bafouée. On se met à sa place et on se sent oppressé par ces mots qui ne sortent pas. Par ces mots enfermés, cadenassés et privés de liberté. Des mots qui sont pour elle important et synonyme de couleurs. On aimerait pouvoir l’aider à communiquer mais on reste là, sans rien pouvoir apporter. Ses parents sont aussi importants dans l’histoire même si on ne les voit pas tant que ça. Et puis Mme V, qui va permettre à Mélodie de repousser ses limites et c’est ce que j’ai adoré.

  .Le rythme de l’histoire est excellent. Les chapitres sont courts, on tourne les pages sans s’arrêter, sans comprendre pourquoi on arrive si vite à la fin. Mélodie va nous plonger dans ses souvenirs, dans sa vie à l’école, à la maison. Elle va nous amener au plus profond de ses frustrations. Elle va évoluer grâce à un élément qui va la chambouler et qui nous ravira. Cependant, même si le rythme est bon j’ai trouvé qu’il y avait vers le milieu un passage assez linéaire. Il est intéressant mais c’est le manque de ressenti qui m’a gêné.

  .Sharon M. Draper, développe dans son histoire le handicap d’une jeune fille sans tomber dans le drame. On apprend à connaître les difficultés de ce handicap et les solutions apportées. C’est une histoire réaliste qui donne à réfléchir. L’auteure apporte aussi des messages. Les préjugés sur le handicap, le regard des autres face au handicap. L’espoir d’une vie meilleure tout en vivant avec ce handicap. Ce que j’ai adoré, c’est que Mélodie a 11 ans, mais elle possède une maturité exceptionnelle et est bien plus intelligente que les personnes de son âge.

  .L’écriture de l’auteure est simple mais est d’une efficacité remarquable. Il ne fallait pas avoir un style soutenu ou très recherché. La simplicité est la marque de fabrique de Mélodie et l’écriture lui rend service à 100%. Ce que j’ai apprécié : les sentiments sont bien retranscrits. Et même si j’avais voulu être plus touché et plus bouleversé, je reste satisfait de ce que j’ai ressenti. La fin m’a beaucoup plu. On reste sur une note négative et en même temps Mélodie le prend comme quelque chose de comique, ce qui contrebalance la chose. La toute fin, elle, permet de fermer la boucle et de recommencer l’histoire… comme si on pouvait sans cesse recommencer et relire les aventures de Mélodie. Un très bon livre que je vous recommande. Pas autant bouleversant que je le pensais mais vous passerez un excellent moment !

.Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

Chronique : 13 à table ! d'un collectif d'auteurs


13 à table ! d’un collectif d’auteurs. (Genre : Nouvelles).

Editions : Pocket
Prix : 5€
Année de parution originale : 2014

  .Résumé : 13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette. 13 repas à déguster sans modération, alors à table !


  .Acheter un livre tout en faisant une bonne action pour les restaurants du cœur. Le principe m’a plu et je le revendique. Faire un geste pour les plus démunis est important. De plus, nous les passionnés de lecture, un livre à 5€ avec tout un éventail d’auteurs français, on ne peut qu’adorer. La couverture de ce recueil fait peut-être un peu kitch mais elle a le mérite d’attirer l’œil. Je savais que j’allais découvrir presque tous les auteurs sauf Marc Levy, et j’en ai été ravi.

  .Je ne m’attarderai pas sur toutes les nouvelles mais je vais revenir sur celles que j’ai dévoré ou que j’ai fini avec un goût amer en bouche. On commence dans le négatif avec celle de Françoise Bourdin qui m’a paru fouillis avec trop de personnages. Je n’ai pas réussi à rentrer dans cette histoire. Viennent les nouvelles qui m’ont donné le frisson : celle de Maxime Chattam, Guillaume Musso et Franck Thilliez. Vous allez être surpris. Certaines nouvelles sont plus portées dans le message comme celle de Marc Levy, de Jean-Marie Perrier, de Tatiana de Rosnay ou d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je ne les citerai pas tous mais ce sont des nouvelles qui vous feront passer un bon moment.

  .Le rythme est affreusement addictif et on est pris de boulimie à chaque lecture. Comme ce sont des nouvelles, les auteurs entrent directement dans le vif du sujet. Il est important de noter que parfois, on se sent totalement immerger dans les 20 petites pages d’une histoire. Comme si l’auteur en question avait amené son assaisonnement d’épice, dans ce qu’il sait faire de meilleur, juste pour cette toute petite nouvelle. Et comme elles sont courtes, cela permet d’en lire beaucoup à la suite. Le livre se finit donc rapidement, j’ai même envie d’en redemander… garçon s’il vous plaît !

  .Ce recueil de nouvelles m’aura permis de découvrir des auteurs sur lesquels je ne me suis jamais arrêté. A l’avenir, j’aurai donc leurs histoires en tête et je saurai à quoi m’attendre si j’achète un de leur livre. C’est une bonne initiative d’écrire autour d’un même thème. Mais détrompez-vous, ce n’est pas redondant. Chaque auteur a su détourner le thème du repas pour le remixer à sa sauce. C’est ça qui est délicieux.

  .Tous les styles m’ont plu, je n’ai pas eu d’ennui de lecture du menu. De l’entrée au dessert j’ai su déchiffrer les codes de ces nouvelles. Certaines fins m’ont laissé sur les fesses. Tandis que d’autres m’ont totalement laissé rêveur tant les messages passés sont forts. Et finir sur la touche d’humour de Bernard Werber est excellent pour la santé. Ce sont donc 5€ bien dépensés. Je vous recommande fortement d’acheter ce petit livre qui vous rassasiera de plaisir !


.Ma note : 8/10