mardi 28 juillet 2015

Chronique : Absences de Lauren Oliver


Absences de Lauren Oliver. (Genre : Contemporain).

Editions : Hachette
Prix : 18,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Vanishing Girls.

  Résumé : Dara et Nick étaient inséparables. Mais depuis l’accident de voiture qui a défiguré la belle Dara, Les deux sœurs se sont sensiblement éloignées. La vie de Nick bascule définitivement quand sa sœur disparaît, laissant derrière elle un message énigmatique. En fouillant dans sa mémoire et dans le passé de sa sœur, Nick décide de mener l’enquête.


  J’adore les romans de Lauren Oliver. Quand j’ai vu qu’ « Absences » allait être édité en français, j’ai sauté sur l’occasion pour le lire. J’ai adoré les deux premiers tomes de « Delirium », j’ai adoré « Le dernier jour de ma vie » et j’ai adoré « Panic »… Je devais donc lire « Absences » impérativement pour me faire une idée. La couverture est presque similaire à la VO et je trouve que le travail effectué sur le bouquin est magnifique. Le résumé, je l’avais survolé mais le titre en VO était parleur. Du coup, je me suis lancé et j’ai encore une fois adoré !

  Le petit prologue m’a paru assez mystérieux mais aussi révélateur de l’ambiance générale du roman. Le début pourrait être banal si ce n’était pas Lauren Oliver à l’écriture. Elle nous fait une petite présentation des sœurs, de ce qui leur est arrivé, de leurs problèmes. Très vite, je me suis rendu compte qu’une chose clochait. Qu’il me manquait un élément. J’ai douté un moment… je suis même revenu en arrière dans ma lecture pour voir si j’avais tout compris. Finalement, l’auteure arrive tellement bien à noyer son poisson, qu’on continue de lire sans trop se poser de question ! Elle est tellement forte.

  Pour les personnages, je ne dirai pas qu’on s’attache à eux comme si on s’attachait à des personnages d’une histoire d’amour. C’est beaucoup plus complexe que ça. Lauren Oliver nous rend attachant Dara et Nick par les conflits qu’il y a entre elles. Mais aussi par les tensions, les non-dits, les fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. Cette relation très complexe qu’entretienne les sœurs est limite malsaine. Avant, elles s’adoraient, maintenant elles se détestent. Ce contraste on va le retrouver tout au long du roman. Nick est l’aînée, c’est la fille qui ne fait aucun faux pas, qui travaille bien à l’école. Dara a seulement 11 mois d’écart avec sa sœur mais c’est la fille fofolle qui a touché à la drogue et qui s’en fout du lycée. Des opposés qui s’attiraient mais qui ont fini par se repousser.

  Le rythme est absolument dingue de chez dingue ! Déjà, on a une alternance de points de vue entre Dara et Nick, ce qui rend l’intrigue vraiment palpitante. Ensuite on a parfois, des textos envoyés, mais aussi des mails et des courriers à d’autres personnages. Ce qui rend l’histoire plus intéressante. On se pose plein de questions sur l’accident des sœurs. Sur l’origine de cet accident mystérieux. La seule chose que je regrette vraiment, c’est que Dara disparaît trop tardivement dans le roman. On nous annonce sa disparition dans le résumé. Je m’attendais donc qu’au bout de 100 pages, elle ne soit plus là. Mais c’est seulement au bout de 250 pages que son absence apparaît. Pour autant, ça n’empêche pas la lecture d’être agréable et addictive.

  Lauren Oliver a su dans ce genre particulier tirer son épingle du jeu. Parce que l’intrigue se construit, on pense à des choses, on fait des suppositions. Une petite fille va disparaître juste avant la disparition de Dara et ça nous rend curieux en fait. Au final, on avait la solution sous les yeux. Mais l’auteure a réellement le truc en plus qui nous emporte et qui nous fait tout oublier. Un peu comme dans « Le dernier jour de ma vie », elle réussi à nous surprendre avec des twists de dingues ! Tout est pensé, précis, concis, rien ne déborde, jusqu’à l’explosion ultime.

  La plume de Lauren Oliver est toujours autant addictive. Je ne sais pas comment elle s’y prend pour écrire mais on ne peut qu’avaler les mots qu’elle laisse sur le papier. Déjà que l’histoire était prenante, mais le style d’écriture en rajoute une couche ! Et puis cette fin quoi ! Mais ce n’est pas possible de faire une fin comme ça. Quand on sait vraiment ce qu’il s’est passé lors de l’accident… Le pourquoi de l’absence de Dara et le pourquoi du message mystérieux sur son journal intime. C’est juste fou que l’auteure ait pensé à ça ! Pourtant, ce n’est pas nouveau dans le genre. Mais elle réussi à merveille son retournement de situation finale ! Si vous n’êtes pas encore convaincu par le nouveau roman de Lauren Oliver, faites moi confiance et foncez !!

Ma note : 8,5/10.

Merci à Betty et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

lundi 27 juillet 2015

Chronique : Kallio de Damien Alcantara


Kallio de Damien Alcantara. (Genre : Contemporain, Romance).

Editions : Editions de la Rémanence
Prix : 16€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : Adrien est un étudiant d’une vingtaine d’années timide et solitaire. Il souffre à s’intégrer, tout en enviant la vis facile et joyeuse de ses camarades. Pour sa dernière année de licence, il a décidé de venir à Helsinki et s’installe dans une résidence universitaire du quartier de Kallio. Bientôt, sa rencontre avec Tuomas, un étudiant sociable et enjoué, le sort de son isolement. A son contact, ici, Adrien pourrait s’ouvrir aux autres, mais il va devoir assumer une partie de lui-même qu’il a trop longtemps voulu enfouir. Parviendra-t-il à s’affranchir malgré les peurs qui le tenaillent ?


  Pour honorer le nouveau partenariat que j’ai avec les éditions de la Rémanence, j’ai choisi de lire le livre « Kallio », de Damien Alcantara. C’est tout d’abord la couverture qui m’a tapé dans l’œil. Une image parlante qui pourtant n’a rien d’incroyable. C’est une image apaisante où il y a un côté sincère qui ressort. Et puis un regard vers le large, vers l’avenir qui est retranscrit dans le roman. Le résumé m’avait aussi tenté. La construction d’une personne, son introspection, ce sont des thèmes qui m’intéressent. Au final, j’ai passé un bon moment de lecture.

  J’ai de suite été immergé dans le roman. Par cette plume descriptive et sincère que possède Damien Alcantara. Je me suis laissé porter par son récit, par la découverte d’Adrien, de Tuomas et de la vie étudiante. Très vite arrive ce qui tourmente Adrien, ce qui l’a poussé à faire ses choix de vie. Et très vite on s’attache à lui par son caractère et par ses pensées justement trop réfléchit. C’est un début qui m’a plu et qui permettra au lecteur de s’insérer dans le récit avec beaucoup de facilité.

  Comme je viens de le dire, Adrien est un personnage fort intéressant et attachant. De part son caractère, je me suis un peu retrouvé en lui. Sa timidité poussée presque à l’extrême, son repli sur lui-même, son côté un peu introverti et ses réflexions sur ses envies qu’il n’arrive pas à concrétiser. Adrien serait un peu le moi d’il y a 5 ans. C’est aussi pour ça qu’il m’a parlé, que j’ai pu réussir à me mettre à sa place au niveau du caractère. Ce qui est aussi touchant c’est qu’on devine son homosexualité très vite. S’assumer va faire partie de sa bataille aux côtés de Tuomas. Ce dernier est aussi un personnage intéressant, bien qu’il soit un peu moins attachant qu’Adrien. J’ai aimé son côté altruiste et protecteur. Son côté fou et osé. Cependant pour les deux personnages, j’aurai aimé en apprendre plus sur leur passé. Le livre fait seulement 154 pages et l’approfondissement aurait permis au livre d’être plus percutant.

  Le rythme est assurément bon. Le livre est plié en une après-midi si on a le temps de lire. Damien Alcantara raconte une année scolaire entière dans « Kallio » du coup, on a des avancées dans le temps qui lui permettent de faire avancer son histoire plus vite. Pour moi en fait, ça a été un défaut tout au long du roman. Il ne gâche pas la lecture mais j’ai trouvé que l’histoire perdait en crédibilité. Après les chapitres sont courts ce qui amène de la fluidité au récit. Et les personnages réfléchissent beaucoup, se posent plein de questions. On n’a pas le temps de voir le bouquin défiler. L’alternance des points de vue permet aussi au lecteur d’être sur presque tous les fronts (narration à la 3ème personne). Et c’est intéressant.

  Je reviens sur l’avancée de l’histoire qui allait trop vite pour moi. Comme on fait des bonds assez énormes dans le temps, l’auteur n’a pas le temps de creuser les choses. J’aurai aimé un passé plus approfondi pour les personnages, une relation plus mis en avant par des dialogues pour dégager plus d’interactivité. Après le couple que forment Adrien et Tuomas est beau. On voit l’intensité des sentiments, l’évidence même de l’amour qu’ils se portent. A travers eux, l’auteur porte des messages forts dans notre société actuelle. Des messages qui ne cesseront d’être d’actualité. Je n’en doute pas une seule seconde.

  La plume de Damien Alcantara est je le répète sincère dans sa démarche. On ressent du coup la sincérité des émotions et de l’amour des jeunes gens. Un style descriptif pour nous faire partager les paysages d’Helsinki. L’auteur veut donner ça se voit et je pense qu’il a réussi son pari. Par contre la fin, je suis un peu frustré sur un élément. J’aurai aimé que le problème avec un membre de la famille d’Adrien soit réglé, ou qu’on en dise un mot. Là, on reste dans l’expectative et c’est dommage. Sinon, je vous recommande ce livre qui aborde des thèmes forts et d’actualité. Une plume sincère et sympathique qui vous fera passer un bon moment de lecture.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Mathilde et aux éditions de la Rémanence pour ce partenariat !