vendredi 18 septembre 2015

Chronique : Les descendants - Tome 1 : L'île de l'Oubli de Melissa de la Cruz


Les descendants – Tome 1 : L’île de l’Oubli de Melissa de la Cruz. (Genre : Fantasy, Jeunesse).

Editions : Hachette
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Descendants, Book 1 : The isle of the lost.

  Résumé : Il y a vingt ans, les Méchants ont été bannis du royaume d’Auradon et emprisonnés sur l’île de l’Oubli, un lieu sombre et morne protégé par un champ de force. Privés de leurs pouvoirs magiques, les Méchants et leurs descendants vivent désormais dans l’isolement le plus total. Cependant, au cœur de la Forêt Interdite, se cache l’œil du Dragon, la clé des véritables ténèbres, et de leur liberté. Seul le plus perfide, le plus sournois, le plus machiavélique pourra s’en emparer.


  Pour être franc, je comptais sortir ce bouquin le mois prochain. Mais comme le week-end dernier, j’ai regardé le film, ça m’a simplement donné envie de lire le livre. Je m’attendais à lire l’histoire du film… même pas puisque le livre constitue un préquel au film qui a été diffusé sur Disney Channel. Du coup, j’ai été surpris par le récit que je lisais. Je pense que cette surprise contribue au fait que j’ai vraiment apprécié l’histoire. Ça reste du Disney et c’est jeunesse mais je n’en attendais pas des masses ! Pourtant je me suis pris dans l’intrigue très vite. Et puis la couverture est juste magnifique quoi ! Un très bon moment de lecture.

  Le prologue raconte l’histoire de Mal, la fille de Maléfique, qui n’a pas été invitée à l’anniversaire d’Evie, la fille de la méchante Reine dans Blanche-Neige, à cause d’une rivalité entre les mères. Mais cet affront aura des conséquences sur le futur des deux jeunes filles. C’est en tout cas un prologue sympathique, qui explique les germes des rivalités entre Mal et Evie. Le 1er chapitre commence 10 ans plus tard et on retrouve Mal en train de faire un joli rêve… qui ne reflète en rien la réalité de son quotidien. Les 4 premiers chapitres permettent à Melissa de la Cruz de présenter les 4 personnages principaux : Mal, Evie, Jay et Carlos.

  Justement les personnages sont ici la base solide du roman. Tout va se jouer entre eux et chacun va essayer de tirer parti des faiblesses des autres pour faire la fierté de son parent. Mal veut être la digne fille de sa mère, aussi maléfique que Maléfique. Evie voudrait ressembler à sa maman et avoir la beauté aussi parfaite et pure. Jay voudrait chaparder un objet ayant une grande valeur pour rendre fier son papa, Jafar. Et Carlos voudrait lui avoir un peu de reconnaissance par sa maman, Cruella d’enfer. Tous les quatre vont être amenés à se rencontrer, à se détester, à s’allier pour une cause. Mais comme ce sont des méchants, chacun est sur ses gardes, ne sachant pas si la nature de l’un ou de l’autre va prendre le dessus sur la quête qu’ils vont entreprendre. Chacun a sa personnalité, chacun a ses défauts (bah oui plus de défauts que de qualité en tout cas), mais c’est un groupe complémentaire et unique. Après, je trouve que les personnages auraient pu être plus creusés et développés. N’oublions pas cependant que ça reste du Disney et que ce livre vise les jeunes. Je pense que les coups bas et la mesquinerie de ce livre suffira à ravir les ados.

  En ce qui concerne le rythme je l’ai trouvé bon. Après, peut-être que l’auteure aurait pu accélérer les choses au début dans la présentation des personnages. J’aurai plus vu une construction du genre : ils se retrouvent tous les quatre et quand ils se parlent, un événement rappelle un souvenir à l’un ou l’autre et on a un petit flash-back. Peut-être que ça aurait un peu plus dynamisé les choses. Mais sinon, les chapitres sont courts et ça fluidifie la lecture. Le côté mauvais enfants rend le roman assez addictif et putain qu’est-ce que ça fait du bien de suivre des gens totalement mauvais ! Pour tout vous dire, les chapitres sur le prince Ben, m’ont paru totalement inutiles… même s’ils sont importants pour la suite de la série. La seule chose que je pourrais reprocher à l’intrigue c’est qu’elle met du temps à réellement commencer.

  L’univers est vraiment intéressant et puis de toute façon c’est Disney quoi. Il est intéressant de suivre les enfants des méchants qu’on a toujours suivis. De voir leur point de vue sur les événements qui ont fait leur réputation. C’est un univers que Melissa de la Cruz maîtrise c’est sur. Après, la magie arrive plus vers la fin du livre, mais c’est normal à la vue des restrictions sur l’île de l’oublie. Et puis, la magie est révélée autrement si j’ose dire… de différentes façons. Et quand elle arrive pour de bon, je peux vous dire que j’ai été à fond dans le livre. Maléfique est vraiment une reine maléfique…

  Le style de l’auteure n’est vraiment pas exceptionnel mais dans ce style de roman il en devient efficace et le livre se dévore comme un petit pain. Je n’ai pas du tout eu de problème concernant l’écriture et je serai prêt à tenter un autre roman de l’auteure… peut-être bien « Les sorcières de North Hampton » d’ailleurs ! En tout cas, la fin donne envie de connaître la suite… le film que j’ai déjà vu. Mais j’espère que l’auteure écrira une suite en roman parce que c’est un univers intéressant avec des personnages atypiques que j’ai aimé suivre et découvrir !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Betty et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

jeudi 17 septembre 2015

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #45 | Lectures de juillet !


Salut les amis lecteurs !

J'espère que vous allez bien à cette approche du week-end :D Je vous laisse avec une vidéo "Mon Carnet Livresque" pour faire le point sur les lectures que j'ai effectué en juillet ! Je m'excuse par avance pour les bafouillages et le manque de développement... faire des vidéos 2 mois après, je n'aurai jamais dû le faire lol ! Mais vous avez les chroniques dans la description de la vidéo :) Je vous souhaite un bon visionnage !

Enjoy <3

Les lectures effectuées en juillet :
      

Chronique : Zodiaque - Tome 1 de Romina Russell


Zodiaque – Tome 1 de Romina Russell. (Genre : Jeunesse, Science-fiction).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015 (Sortie le 22 octobre)
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : Zodiac, Book 1.

  Résumé : Rhoma, jeune étudiante du signe du Cancer, est hantée par des visions cataclysmiques. Personne ne la croit, mais l’impensable se produit : une des lunes de sa planète explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l’univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Et pour elle il n’y a aucun doute : une puissance malfaisante est à l’œuvre…


  Voilà un bouquin que j’avais hâte de découvrir. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours été fasciné par les signes du zodiaque. Même si je ne me fie pas forcément à l’horoscope, c’est un univers qui m’a toujours attiré. Mystérieux et inaccessible, un roman proposant ce thème ne devait que m’attirer. C’est pour cette raison que j’ai décidé de lire le bouquin écrit par Romina Russell. La couverture française, bien que différente de la VO, est très sympathique. Sans même lire le résumé, je me suis lancé dans ma lecture… et j’ai adoré !

  Dès le prologue j’ai été emporté dans l’histoire. L’auteure captive dès les toutes premières pages son lecteur grâce à son univers. Un prologue intéressant qui m’a laissé plein de questions sur la maman de Rhoma. Puis le premier chapitre commence et Rhoma est étudiante du signe du Cancer. Elle doit repasser un examen avant de jouer sur scène avec son groupe d’amis. On peut croire que Rhoma est une jeune fille tête en l’air qui n’apprend rien. Mais dès le début, on se rend compte que c’est tout le contraire et très vite Rhoma va avoir une importance capitale.

  L’histoire repose essentiellement sur les épaules de la jeune Cancer. Rhoma est une jeune fille particulière attachée aux valeurs de sa maison zodiacale. Proche de sa famille, même si elle ne la voit pas souvent, elle se pose des questions sur sa mère… disparue. C’est aussi une étudiante très douée dans l’interprétation des astres, sans le savoir. L’éducation que lui a donnée sa mère en est la principale source. Toujours travailler et travailler encore… ce qui en fait l’élève la plus forte. Rhoma va beaucoup évoluer dans le roman. De simple étudiante elle va acquérir un titre impensable pour elle après la catastrophe. Mais en a-t-elle les épaules ? J’ai aimé chez elle ce côté fragile, pas sur d’elle… et en même temps, son côté convaincu et courageuse pour faire entendre raison aux plus bornés. Rhoma est un personnage particulier et bien construit autour de laquelle gravite Mathias et Hysan… Deux jeunes hommes qui le laissent pas la jeune fille indifférente. Je vous le dis, le triangle amoureux est acceptable ! On n’est pas autant dans l’indécision que Bella dans Twilight. En tout cas tous les personnages ont un lien avec Rhoma et vont la porter… autant vers le haut que vers le bas.

  Ce qui m’a le plus gêné c’est le rythme de l’histoire. Vous savez que je ne suis pas du genre à m’attarder sur des récits, en général je lis vite. Pourtant il m’a fallu 6 jours pour lire ce roman de 470 pages. C’est un bouquin très dense, qui nécessite beaucoup d’explications sur l’univers et sur les choix de Rhoma. Cependant, j’ai trouvé des longueurs et le rythme s’en fait ressentir. Je pense que le roman aurait largement pu être réduit de 100 pages pour le rendre plus dynamique. Le voyage dans les constellations perd de son charme et c’est un peu dommage. Sinon, heureusement que les chapitres ne sont pas à rallonge. Et l’écriture à la troisième personne, mais toujours du point de vue de Rhoma, permet d’appréhender un peu les autres personnages. Cela rend le tout un peu moins long. Je pense que le rythme est le gros point faible de ce 1er tome. Qui ne fait que consolider un univers et une intrigue qui sera plus poussée dans le tome 2.

  Justement l’univers développé par l’auteure m’a parfaitement enchanté. J’ai été avec Rhoma dans les constellations pour visiter les différentes maisons. Avec elle, j’ai appris à interpréter les astres et à voir un peu l’avenir. Je trouve que l’auteure a très bien su expliquer son univers sans le rendre lourd et barbant. Elle s’est contentée des choses essentielles à apprendre dans ce tome 1. Les descriptions qu’elle fait sont aussi bien faites, de telle sorte que je m’y suis cru. Je pense que Romina Russell en a encore sous le pied. Qu’elle n’a pas encore tout dévoilé… notamment avec l’évolution que fait Rhoma dans les 100 dernières pages. Mais je la félicite pour son travail et pour les coutumes créées pour chaque maison.

  Sa plume n’est pas exceptionnelle, mais elle réussi tout de même à installer une atmosphère particulière. Elle nous projette dans son monde, dans ses descriptions et dans les détails qu’elle souhaite faire partager à son lecteur. Elle est généreuse et ça se ressent. Peut-être que c’est d’ailleurs cette générosité qui rend le roman plus lent que ce qu’il devrait être. Et puis la fin m’a totalement captivé, notamment un événement important… Je suis sur que le roman « Zodiaque » trouvera son public. Même s’il est lent par moment, dès le début, des choses se passent et on est curieux d’en apprendre plus sur l’univers créé par Romina Russell. Suite au prochain tome !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

dimanche 13 septembre 2015

Chronique : Les pierres se souviennent de Véronique Perret-Vial


Les pierres se souviennent de Véronique Perret-Vial. (Genre : Policier).

Editions : Baudelaire
Prix : 17€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : Le commissaire Jacquier s’apprête enfin à déjeuner tranquille, quand un appel urgent le replonge en plein cauchemar. Un tueur en série, qui choisir ses proies dans la rue, vient de frapper après deux ans de silence. Un échec dans la carrière du commissaire qui n’a pas pu identifier le criminel. Ce qu’il ignore alors, c’est que cette fois, il va recevoir l’aide inattendue de Larra, jeune femme douée de capacités singulières… Au travers d’une enquête haletante, Larra et le commissaire Jacquier nous entraînent dans une traque sans merci au travers des différents paysages de Rhône-Alpes.


  Je remercie Florent des éditions Baudelaire de m’avoir proposé ce livre. J’aime lire de temps en temps de petit policier pour changer de genre. Ici ce qui m’a tenté, c’est d’abord le résumé. Une enquête policière avec un peu de surnaturel… j’adore ! Et puis découvrir une auteure française, c’est aussi une aubaine pour nous blogueurs, parce qu’on lit principalement des auteurs anglo-saxons. La couverture n’est pas ce qu’il y a de plus jolie, mais elle reflète bien l’ambiance du livre et un moment du roman. J’ai au final passé un très bon moment de lecture !

  Véronique Perret-Vial commence son histoire par des chapitres dans le passé. On va découvrir une femme qui s’est fait tuer par son mari au 17ème siècle. Et puis le chapitre d’après, on va faire la connaissance de Larra et de sa maman. A l’époque elle n’a que 5 ans et elle va se retrouver dans une curieuse maison, seule. Lorsque sa maman la trouve, la petite est effondrée par les choses qu’elle a vues dans cette maison abandonnée. Des événements qu’une fillette ne peut pas inventer… l’histoire du couple du 17ème siècle. L’histoire de Larra m’a de suite intriguée. L’auteure entame bien son roman pour présenter le don de son personnage et son évolution au fil des ans… jusqu’à ses 26 ans. En 14 pages, l’auteure balaie le passé de Larra et nous amène au début de son intrigue.

  Larra est une jeune psychologue qui va être mêlée, un peu par hasard, à une enquête de police. Grâce à son don elle essaiera d’élucider qui est le tueur en série. Celui qui sévit depuis tant d’années. C’est une jeune femme que j’ai de suite apprécié, notamment parce que l’auteure a un peu brossé son passé difficile dans les chapitres précédents. Elle n’hésitera pas à affronter les horreurs des crimes et à les vivre intensément grâce à son don pour faire avancer l’enquête. Larra prend sur elle, avance et domine les atrocités, signe d’un caractère fort et déterminé. Les enquêteurs comme Jacquier ou encore Stéphane sont aussi de bons personnages. Chacun a sa personnalité et chacun apporte son petit quelque chose à l’histoire. Vient ensuite deux autres personnages… mais je ne vous dévoilerai rien ! Ils ne sont pas autant développés que Larra, mais ils sont sympathiques.

  Le rythme de l’histoire est vraiment intéressant. Véronique Perret-Vial nous fait revivre à travers Larra les anciens meurtres du tueur en série. Tout en faisant cela, Larra apporte de nouveaux éléments sur la personnalité du tueur. Forcément on se pose des questions et on fait des suppositions ! Les chapitres ne sont pas très longs et apportent plus de fluidité à l’histoire. Tout comme les différents points de vue que l’auteure met en scène. J’ai vraiment été pris dans l’intrigue dès le début. L’auteure nous ballade dans les villages et villes de Rhône-Alpes et on sent qu’elle est du coin.

  Le côté policier m’a beaucoup plu. Franchement chapeau à l’auteure parce que je me suis fait prendre à son propre jeu. Elle laisse des indices supers flagrants et à être persuadé que tel personnage est le tueur… je me suis trompé avec une force ! Vers la moitié du roman je me disais que je connaissais le coupable et bim dans ton nez ! Elle a réussi à me surprendre, signe que son intrigue est parfaitement maîtrisée tout comme ses retournements de situations. Et plus on avance dans le récit et plus la course est effrénée. Le tueur a recommencé à sévir et jusqu’à la fin on ne sait pas si les policiers vont réussir à découvrir son identité ou à le coincer… tout ça avant qu’il ne tue sa victime. Je trouve que la raison pour choisir ses proies est parfaitement plausible et ça tient la route ! Un genre que je trouve donc maîtrisé.

  La plume de l’auteure n’est pas exceptionnelle mais elle a le mérite de captiver son lecteur. Et puis elle fait beaucoup parler les personnages donc ça se lit vite. Je pense qu’il m’a manqué ce petit quelque chose pour que ma note soit excellente. En tout cas j’ai adoré la toute fin, l’auteure revient sur un événement que j’avais oublié. On finit sur une touche positive qui permet au livre de boucler sa boucle. C’est donc un roman que je vous recommande. Efficace dans son genre et une enquête bien ficelée, c’est tout ce qu’on lui demande.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Florent et aux éditions Baudelaire pour ce partenariat !