samedi 3 octobre 2015

Chronique : Les gardiens de l'océan d'Irene Salvador


Les gardiens de l’océan d’Irene Salvador. (Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015 (Sortie le 8 octobre)

  Résumé : En plongeant pour sauver son père de la noyade, Marco se découvre l’incroyable don de respirer sous l’eau. Un inconnu lui révèle alors qu’il appartient à un peuple millénaire, les Gardiens de l’océan, et qu’il doit les rejoindre afin de maîtriser ses pouvoirs avant que ces derniers ne le détruisent.


  Quand Camille, l’attachée de presse des éditions Michel Lafon, a proposé ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité. Déjà, la couverture est sublime, un très gros travail a été fait et je félicite la maison d’édition pour ça. Les couleurs sont belles, les détails sont incroyables et elle donne envie de s’arrêter dessus… de lire le résumé et de l’acheter ! D’ailleurs, le résumé, je l’avais juste parcouru avant de tenter ma chance. Et j’ai bien fait, parce que je trouve qu’il en dit trop… j’ai d’ailleurs réduit celui que j’ai glissé dans ma chronique. Au final avec ce bouquin j’ai passé un excellent moment !

  Dès les 20 premières pages, l’auteure nous amène au sauvetage du père de Marco. Ainsi, même si elle présente son personnage et sa famille, on arrive vite à l’événement majeur. Celui qui va tout changer. Très vite, le jeune homme de 14 ans va devoir faire des choix. Ce qui est fort c’est qu’Irene Salvador nous offre des révélations presque dès le départ. Cela permet donc de tenir le lecteur intrigué et de le pousser à continuer sa lecture. C’est vraiment un bon début. Un début qui présente l’environnement, la famille de Marco, ses passe-temps et son attachement à ses racines.

  Les personnages sont très intéressants. Même s’ils sont sympathiques, je me suis réellement plus attaché à Marco qu’aux autres. Le fait est qu’il est notre protagoniste et il est un peu plus développé que ses comparses. Cela a donc joué sur mon ressenti. C’est un jeune homme sur qui va peser de lourdes responsabilités. Qui va devoir faire des choix, des sacrifices. Il est aussi têtu quand il le veut mais il est bienveillant et généreux avec ceux qu’il apprécie. Il est réfléchi, calme et aussi réservé mais il n’hésite pas à montrer son courage pour son nouveau peuple. Il va évoluer au cours du livre puisqu’on va le suivre pendant 2 ans dans ses péripéties. Les personnages secondaires sont sympas à suivre mais ils manquent de développement. On connaît un peu leur histoire mais ça en reste là. Cyrus, Léo et Diamant seront proches de Marco au sein de sa nouvelle communauté.

  En ce qui concerne le rythme, il n’y a pas de souci. Le livre s’avale à une vitesse folle. En une après-midi, il était fini. Les chapitres sont de taille normale voir courts ce qui amène une certaine fluidité à l’histoire. Ce que je regrette cependant, c’est que l’auteure ne prenne pas plus de temps pour son intrigue. Je sais je vous dis que le rythme est excellent et après je vous dis que ça va trop vite. En fait, j’aurai aimé qu’Irene Salvador s’attarde plus sur les étapes importantes de la vie de Marco. Certains événements étaient balayés et cela aurait été appréciable qu’ils soient un peu plus développés.

  L’univers est très intéressant et c’est le gros point fort du récit. La création de la cité, les coutumes mises en place par l’auteure, les interdits, le côté sombre des gardiens. Cependant il aurait fallu qu’elle prenne plus de temps pour nous expliquer les choses en détail. L’initiation de Marco, la création de la cité, l’éclosion, la fin de son entraînement, la découverte de ses pouvoirs. Tout ça on l’aborde et c’est bien expliqué… mais le développement de ces éléments aurait permis un univers beaucoup plus riche et complexe. En fait ce que je reproche au roman, c’est qu’il est trop court. Il aurait pu largement faire 100 pages de plus. J’aurai aussi apprécié que l’auteure s’attarde plus sur les ressentis de Marco. Qu’est-ce qu’il éprouve lors des éléments clefs de sa formation ? La narration à la troisième personne a je pense mis une petite barrière de ce côté-là.

  La plume de l’auteure m’a beaucoup plu. Elle réussi à nous immerger totalement dans son univers, à la découverte de ce monde particulier. Une écriture simple, fluide, efficace qui permet de visualiser l’histoire sans souci. Elle instaure une structure à son récit qui est bien maîtrisée. Ce que je regrette c’est que j’avais découvert le pot aux roses de l’intrigue. Mais elle a quand même bien noyé le poisson dans l’eau. Malgré les petits défauts du roman je me suis pris dans l’histoire. J’ai apprécié cet univers aquatique, les coutumes développées et les capacités de nos personnages. Ces derniers ont leur personnalités et amènent chacun quelque chose au récit. Plus j’y pense et plus je suis persuadé que les ados adoreront cette lecture ! Et puis à la fin je me suis dit : « Il y aura une suite non ? Le roman ne peut pas finir comme ça ! »

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

jeudi 1 octobre 2015

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #47 : Début septembre 2015 !


Salut la compagnie !

Voilà une vidéo sur les lectures que j'ai effectué début septembre ! Du bon, du très bon... et du moins bon ce qui arrive parfois ^^ Prochainement arrivera sur la chaîne Booktube un IMM avec une surprise en fin de vidéo et la première partie de la FAQ ! Oui je sais j'ai mis du temps à la faire mais il y aura trois vidéos alors c'est ça qui est cool non ? Je peux déjà vous dire que la première sera sur ma vie perso ! Faites de très belles lectures, bon visionnage !

Enjoy <3

Mes lectures de début septembre :
     

lundi 28 septembre 2015

Chronique : Le Joyau - Tome 1 d'Amy Ewing


Le Joyau – Tome 1 d’Amy Ewing. (Genre : Jeunesse, Dystopie).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€
Année de parution française : 2014
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The Lone City, Book 1 : The Jewel.

  Résumé : Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté. Mais pour une fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…


  Mon binôme Guillaume m’avait offert ce livre pour Noël. C’est vrai qu’avec cette magnifique couverture, il y avait de quoi être tenté. D’ailleurs, c’est aussi le titre qui m’avait fait tilter… Je ne me souviens pas si j’avais lu le résumé à l’époque, mais je sais que ce roman avait eu aussi bien des chroniques positives que négatives. En tout cas, la collection R a fait un très beau travail de relief sur sa couverture ! Du coup, je me suis lancé dans ma lecture et j’ai passé un bon moment.

  Dès le début j’ai été entraîné dans cette histoire si particulière. Dans cet univers très singulier que l’auteure a mis en place. Je me suis projeté directement dans l’histoire, sans aucune difficulté. Curieux et intrigué sont les mots que je choisirai pour définir mon envie d’avancer dans le récit. Parce que franchement, je me suis posé pas mal de questions. Certaines ont eu des réponses, d’autres non, mais c’est le jeu. En tout cas, l’auteure démarre fort pour ne pas laisser le lecteur indifférent.

  Les personnages m’ont beaucoup plu aussi bien par leur caractère que par leur manière de penser. Ce sont des personnages bien construits et assez creusés dans un tome 1 pour nous les rendre attachants. Violet est notre protagoniste, celle avec qui j’ai de suite accroché. C’est une jeune fille de 16-17 ans qui va beaucoup évoluer dans le récit. Dès le début j’ai senti une jeune fille forte d’esprit, encaissant les coups sans plier. Son passé l’a forgé tout comme ses rencontres dans son école particulière. Et puis, l’auteure n’hésite pas à la torturer, aussi bien physiquement que psychologiquement. Mais Violet en ressortira plus forte. Après il y a des passages où j’aurai aimé qu’elle ait un peu plus de jugeote, mais un personnage parfait n’existe pas. J’ai aussi beaucoup aimé Raven sa meilleure amie (je dois d’ailleurs lire la nouvelle la concernant), ainsi que sa famille et Ash. Par contre la Duchesse du Lac… beurk j’ai eu du mal à la cerner mais c’est son statut qui veut ça.

  Le rythme est vraiment effréné ! Il va se passer énormément de choses du début à la fin. Violet ne va pas arrêter de bouger, de faire des rencontres importantes ou pas. L’auteure nous ballade dans son univers avec une facilité déconcertante. Elle prend le temps à travers des souvenirs ou des histoires narrées de nous raconter le passé des personnages. Ou bien de nous faire part de la construction de son univers particulier. Même si les chapitres sont un peu longs, je n’ai pas vu le temps passé. J’ai été absorbé, un vrai roman addictif. Notamment par la cruauté des personnages, cette obsession permanente de la beauté, de la richesse et de la descendance. On se pose des questions sur le futur de Violet. Je n’ai pas su voir où aller me mener l’auteure et j’ai apprécié ça.

  Même si l’univers est le gros point fort du récit, il souffre d’un manque d’explications. Amy Ewing nous explique ce qu’il en est dans sa cité Solitaire, ce qu’il en est actuellement. Mais même si elle évoque un peu le passé et la construction de la cité, j’aurai aimé en apprendre plus en détails. Il en va de même pour le recrutement des jeunes filles qui sont ensuite attribuées aux écoles. D’où cela vient-il ? Peut-être aurais-je mes explications dans le tome 2 ! En tout cas, cet univers m’a fasciné ! L’auteure soulève des thèmes très intéressants à travers son histoire, des thèmes polémiques dans notre pays. Je parle des mères-porteuses et des métiers de prestations sexuelles. Violet se trouve être une mère porteuse. Ce qui est développé dans le roman avec ce thème est exceptionnel. Amy Ewing a pensé à tout : des lots, une cérémonie, une mise à prix, la perte de sa liberté et de sa famille. Et ce qui m’a aussi surpris, c’est que je ne m’attendais pas à avoir une petite touche de fantastique ! D’ailleurs, ce point là devrait être plus détaillé dans le tome 2… ça m’a en tout cas fortement intrigué.

  La plume de l’auteure est simple mais dans ce genre, ça rend le roman fortement addictif, un vrai page-turner ! Il fait 452 pages mais ça se « lit comme du petit lait » (si j’ose le rapprochement avec un dicton bien connu). Après, il ne faut pas lire le roman pour sa romance, ni pour les sentiments développés par Violet pour le jeune homme. C’est un roman parfois brutal, avec des enjeux, des coups bas, de la cruauté, des trahisons et de la manipulation. C’est un immense jeu d’échec que les plus riches mettent en place. Et Violet fait partie des pions importants. Même si la fin m’a surpris, je dois dire que j’avais pensé en lisant à un truc dans le genre. Du coup, j’ai vraiment hâte de lire la suite. Je suis intrigué de retrouver Violet parce que depuis le début du roman, sa survie est essentielle, c’est un Joyau.

Ma note : 7,5/10.