vendredi 30 octobre 2015

*Vidéo* : Mon TOP 5 pour les 100 livres préférés des blogueurs !


Salut la compagnie livresque !

Aujourd'hui je reviens avec une vidéo un peu spéciale :) Il s'agit de soutenir un projet très intéressant de mon ami Kevin de la chaîne "Palace Crouton" ! Depuis 3 ans, il a eu comme idée de faire le TOP 100 des livres préférés des blogueurs !! Et vue que la blogosphère évolue sans cesse, le classement change tous les ans :D En tout cas, n'hésitez pas à aller donner vos 5 livres préférés dans les commentaires : ICI. Ou alors si vous êtes booktubeurs, faites une vidéo et partagez la !! Je vous souhaite un très bon visionnage :)

Enjoy <3

Mon TOP 5 :
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Chronique : La Sélection - Histoires secrètes : La Reine et la Préférée de Kiera Cass


La Sélection – Histoires secrètes : La Reine et la Préférée de Kiera Cass. (Genre : Jeunesse, Dystopie).

Editions : Robert Laffont
Prix : 11,90€ (Partenariat + Lecture commune)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The selection stories : The Queen and the Favorite.

  Résumé : Ce hors-série exceptionnel vous invite à remonter le temps : des années avant America, une jeune femme de caste inférieure est déjà venue au Palais dans l’espoir de conquérir la main du Prince. Découvrez dans « La Reine » comment Amberly, une fille ordinaire, est devenue souveraine d’Illeá.
La nouvelle exclusive « La Préférée » vous révèle les coulisses de l’histoire de Marlee : si America a longtemps hésité entre Aspen et Maxon, sa meilleure amie, elle, a su immédiatement ce qu’elle voulait… ou plutôt qui elle voulait. Quitte à tomber en disgrâce.


  Ayant adoré la trilogie « La Sélection », je devais lire ces deux nouvelles. Sachez déjà que « La Reine » a déjà été lu par ma partenaire de LC (Mo comme Mordue) et moi, un peu plus tôt dans l’année. Vous pouvez retrouver ma chronique : ICI. Il ne nous restait plus qu’à lire « La préférée » pour savoir comment Marlee, la meilleure amie d’America, avait elle vécu son aventure. La couverture du roman est très sympathique. Je la trouve d’ailleurs plus jolie que celle du premier recueil de nouvelles. Je me suis lancé dans l’histoire sans lire le résumé… et j’ai adoré !

  Kiera Cass a un talent fou pour accrocher son lectorat dès le début de ses histoires. *SPOILERS POUR CEUX N’AYANT PAS LU LE TOME 2* On retrouve Marlee lorsqu’elle est sur le point avec son amour Carter de se faire fouetter sur la place publique. Une scène très douloureuse de « L’élite » vu à travers les yeux d’America. Ici, à travers les yeux de Marlee, c’est encore plus dur. L’auteure alterne aussi avec le passé des amoureux au sein de la Sélection. Leur rencontre, leur premier regard, leur premier émoi, et leur premier baiser. Cette alternance entre le passé et le présent insuffle un rythme à l’histoire incroyable. Et vu que la nouvelle fait seulement 65 pages, ça se lit très vite. Renforcé par des chapitres assez courts… ça s’avale littéralement.

  Marlee est un personnage que j’ai adoré découvrir ! Je ne pensais pas que sa nouvelle serait aussi indispensable à l’histoire. C’est une personne très humble, naturelle et dynamique. Surtout ce qui la caractérise, c’est qu’elle est sincère dans tout ce qu’elle entreprend. C’est d’ailleurs cette sincérité qui lui vaudra ce châtiment. Marlee est aussi forte dans les épreuves qu’elle va subir. Pour l’amour de Carter, pour l’honneur de sa famille et aussi pour le Prince Maxon. Carter est un personnage qui est intéressant par l’amour qu’il porte à Marlee. C’est lui qui fait le premier pas, au risque de se faire renvoyé. C’est un homme chaleureux, droit dans ses baskets et il donnerait sa vie pour Marlee… tout comme elle donnerait la sienne pour Carter. Deux personnages qu’on prend plaisir à redécouvrir et qui nous enchantent tout simplement.

  L’univers de la Sélection vu par les yeux de Marlee est vraiment enchanteur. Elle qui a toujours voulu séduire le Prince, elle se retrouve à en aimer un autre tout en sachant qu’elle ne le devrait pas, sous peine d’être accusée de trahison. L’auteure montre à quel point son univers, sa dystopie, peut être cruelle envers les sujets. Notamment le Roi Clarkson n’est-ce pas ? Mais ce que j’ai apprécié, c’est de voir comment Maxon va aider ce couple. Il est d’une bonté incroyable et on devine les prémisses du futur Roi. Kiera Cass, nous permet à travers cette nouvelle de voir ce qu’ont vécu ces personnages à la fin du tome 3. Et par-dessus tout, on a un aperçu de l’après tome 3 !!!! L’une des premières lois du Royaume va être supprimée et je peux vous dire que j’en ai eu les frissons.

  La plume de Kiera Cass est toujours aussi addictive. Son style est simple mais efficace dans ce genre de livre. Un style qui permet de visualiser les scènes et qui permet de ressentir les émotions des personnages. La fin m’a beaucoup plu, une fin que l’on espérait et je suis même curieux de voir comment tout ça va se goupiller dans le tome 4. Parce que Marlee et Carter restent dévoués à Maxon et America dans leurs choix… et c’est tout à leur honneur !

Ma note : 9/10.

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

Merci à Lauriane et à la Collection R pour ce partenariat !

jeudi 29 octobre 2015

Chronique : Ils ont volé mon innocence de Toni Maguire avec Madeleine Vibert


Ils ont volé mon innocence de Toni Maguire avec Madeleine Vibert. (Genre : Témoignage).

Editions : City
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : …

  Résumé : Un bâtiment gris, sombre. Effrayant. Dans les souvenirs de Madeleine, c’est ainsi qu’apparaît l’orphelinat où elle a été placée dès sa plus tendre enfance. A l’âge de cinq ans, le cauchemar est quotidien pour la petite fille sans défense. Le directeur de l’établissement abuse d’elle comme si elle était son jouer. « Ne dis rien, personne ne croira une sale gamine comme toi », dit-il à Madeleine qui, terrorisée, se tait. Pire encore : dans cet orphelinat de l’horreur, les enfants sont vendus à des hommes qui leur font subir les pires sévices. En toute impunité, sans que personne ne s’en émeuve, parce que ces enfants sans parents sont considérés comme des moins-que-rien…


  De Toni Maguire, j’avais lu il y a 2 ans « Ne le dis pas à maman » qui m’avait profondément bouleversé. J’étais ressorti de cette lecture très en colère de la situation qu’avait pu vivre l’auteure. Ici, ce n’est pas sa propre histoire mais celle de Madelaine Vibert. Un récit tout aussi dur m’ayant aussi révolté lors de ma lecture. La couverture me fait vraiment de la peine. Je ne sais pas si c’est vraiment la petite Madeleine mais ça reflète parfaitement l’histoire. Une prison dorée où la petite fille va devoir faire face à ses bourreaux… Je ne pourrais pas dire que j’ai apprécié lire le roman, parce qu’on ne peut pas aimer ce genre d’histoire. Mais ce sont des choses qui doivent être lues pour ne pas les oublier. Surtout pour ne plus que cela se produise.

  Les auteurs ont choisi de parler du passé en termes de souvenirs. En fait, Madeleine Vibert va se rendre au commissariat pour porter plainte. Ainsi lors des interrogatoires, elle va devoir se replonger dans ses souvenirs. Comment sa mère est partie de chez ses parents. Comment elle est tombée enceinte d’elle. Comment elle n’a pu obtenir la garde de sa fille… Le début est triste différemment puisqu’il n’y a pas les sévices. Cependant, ça reste quand même perturbant pour la famille. Et avec ça, on a envie de savoir si Madeleine va s’en sortir dans l’avenir.

  Madeleine, cette petite fille qui dès le début de sa vie va être placée dans une crèche parce que sa mère ne peut s’en occuper. Où comment chaque jour elle va espérer avoir une nouvelle maman et un nouveau papa. A la crèche, même si elle n’avait pas de parents, tout allait pour le mieux. On s’occupait bien d’elle et elle jouait avec les autres enfants. Lorsqu’il a fallu qu’elle aille à l’école, il a aussi fallu qu’elle change de pensionnat. Elle est donc allée à Haut-de-la-Garenne et là l’enfer a commencé. Madeleine est une petite fille courageuse. La naïveté, l’innocence qu’on a à 5 ans ne permet pas à un gosse de se défendre. Quand on pense aux adultes, on pense qu’ils sont là pour nous protéger. De plus, dans un nouvel endroit on veut être exemplaire pour ne pas se faire remarquer. Dès le premier jour, Madeleine a été exemplaire, et dès le premier jour, Madeleine a été abusée. Quand je pense à l’horreur des sévices qu’elle a vécus… malheureusement, il n’y avait pas qu’elle. J’ai toujours été derrière Madeleine lors de ma lecture. J’ai souffert avec elle, j’ai eu peur avec elle, j’ai espéré avec elle et j’ai compris très vite avec elle les mécanismes, les rouages de l’embrigadement… (rien que de l’écrire j’ai les frissons). Et tout ça m’a bien sûr révolté !

  Le rythme de l’histoire est vraiment bon. Même si ce qu’on lit est triste, on a envie de continuer pour savoir si Madeleine va s’en sortir. Je me suis posé un paquet de questions sur sa famille, sur les assistantes sociales. Tout comme sur les raisons qui poussaient les gens de l’orphelinat à agir de la sorte avec des enfants… Je n’ai évidemment pas compris. Les chapitres sont aussi courts ce qui amène au récit assez dense, une fluidité intéressante. Le rythme est aussi bon parce qu’on va suivre Madeleine au cours de toute sa vie. Son enfance, son adolescence, mais aussi son présent, lorsqu’elle a dépassée la quarantaine. On voit donc son évolution et comment son passé l’a en partie détruite.

  Je dois dire que le sujet de l’abus sexuel est toujours difficile à aborder. Notamment dans un livre autobiographique où il faut se dévoiler. C’est paradoxal de dire ça parce que je dis que c’est bien traité mais en même temps on aimerait ne pas lire ce genre de chose. C’est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. Il y a vraiment des scènes choquantes, avec des sévices odieux. Ce qui m’a le plus révolté en fait, c’était la presque passivité de la maman de Madeleine. Certes elle avait envie de sortir sa fille de l’orphelinat, mais elle n’agissait pas. Comment peut-on laisser sa fille à des gens qui font semblant de prendre soin d’eux ?

  Au-delà d’une autobiographie, le roman est bien écrit et les pages se tournent très vite. Les scènes sont précises malgré la mémoire de l’auteure qui fait parfois défaut. Et puis elle arrive à nous faire ressentir les émotions qu’elle percevait lors de son enfance. C’est ce qui peut rendre malade, cette peur viscérale de retourner à l’orphelinat. Ces moqueries à l’école des autres enfants. Cette envie inassouvie d’avoir un foyer comme les autres. Et surtout, l’envie d’être traitée normalement avec un peu d’amour. Pour les amateurs de témoignage, je vous le conseille. C’est une histoire qui se doit d’être lue pour ne pas qu’elle soit oubliée. Pour ne pas que ces sévices reprennent. Et pour peut-être faire agir des victimes qui n’osent pas en parler. Pour les autres abstenez-vous, c’est un livre choquant.

Ma note : - /10 (On ne peut noter)

Merci à Flora et aux éditions City pour ce partenariat !

mercredi 28 octobre 2015

Chronique : La Symphonie des Abysses - Livre 2 de Carina Rozenfeld


Le Symphonie des Abysses – Livre 2 de Carina Rozenfeld. (Genre : Science-fiction, Aventure).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Lecture Commune)
Année de parution originale : 2014

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) :
Une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits.

Abrielle et ses compagnons croyaient s’être enfin affranchis du tyrannique Règlement Intérieur. Hélas, ils vont découvrir que les rêves qu’ils portent en eux ne pourront jamais s’exprimer dans l’enceinte du Mur. Mais leur rencontre avec Eyal, jeune homme assoiffé de vérité, va faire renaître l’espoir.

Aucun Mur, aussi haut soit-il, ne peut étouffer les cœurs épris de liberté.


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Carina Rozenfeld tape encore dans le mille. Le tome 1 de « La symphonie des Abysses » avait déjà été un coup de cœur. J’avais adoré les personnages, son univers, sa plume si envoutante et dépaysante. Et surtout ce mystère autour de l’Anneau que je n’avais pas réussi à déchiffrer. Dans ce tome 2, on a toutes les réponses à nos questions… même plus que ça ! La couverture est toujours aussi sublime. Ce diptyque reflète à l’extérieur ce qu’il est à l’intérieur. Un livre lumineux remplis de messages forts. J’ai A-DO-RÉ !!

  Comme dans le tome 1, ce tome 2 reprend et termine le chant des partitions des personnages. Ici, au début, on rentre dans la partition d’Eyal. Une partition qui fait étrangement écho à celle d’Abrielle, de Sand et Cahill. Comme le dit le résumé : « une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits ». C’est un roman qui commence aussi surement que le tome 1 a commencé : narrant l’histoire du personnage principal, les difficultés qu’il rencontre dans sa ville, son passé et ses aspirations. Et au bout de 100 pages, l’auteure nous amène à la fin du tome 1 ! Et l’histoire peut reprendre le cours de son cheminement. Les 100 premières pages peuvent paraître lentes à certains. Pour moi, elles sont nécessaires à la compréhension de l’histoire. De plus, suivre un nouveau personnage est totalement fascinant dans cet univers si particulier.

  Les personnages sont encore une fois très attachants. Je m’étais épris d’Abrielle, de Sand et de Cahill. Eyal et sa petite sœur Yael ne font pas exception à cette règle. Eyal est un mélangé (un métis) qui vit chez les sombres (les personnes qui ont la peau noire). Comme Abrielle, Sand et Cahill c’est un dissident, une réminiscence… Il n’est pas assez sombre pour faire partie intégrante de la population noire et il n’est pas assez clair pour faire partie de la population blanche. Eyal est un jeune homme qui a une soif d’apprendre forte. Il est très curieux, il se pose des questions sur le monde qui l’entoure : sur l’Anneau, l’Atoll, le passé avant la Pluie de la Lune. Grâce à l’obtention d’un travail tant convoité, il va faire des découvertes dingues sur l’Anneau… et tout va changer. Abrielle, Sand et Cahill sont toujours aussi attachants. On les retrouve avec leur rage de vivre et de trouver une solution pour s’échapper, pour vivre libre. Tous les personnages sont bien travaillés, approfondis et creusés. Tous m’ont plu, tous ont ce petit quelque chose qui les rend attachant. C’est un livre avec différentes partitions qui deviennent une symphonie une fois rassemblé.

  Le rythme de l’histoire est vraiment dingue. Déjà on est curieux de découvrir la partition d’Eyal. Du coup, on est avide de connaissances et de savoir sur ce personnage. On est derrière lui, dans ce qu’il va découvrir, on est touché par sa condition de mélangé. Ici, les chapitres sont un peu longs mais la plume de Carina Rozenfeld incite le lecteur à toujours continuer. On est pris dans les pages, envoutés par l’histoire et par le fil rouge qui commence à se dessiner. De révélations en révélations, l’auteure tisse sa toile, nous enveloppe dans son intrigue pour que la surprise soit totale. Le rythme est notamment renforcé par toutes les questions qu’on peut se poser sur l’univers. Et Dieu sait que je m’en suis posé, j’ai fait mille et une suppositions sans jamais tomber sur la bonne. De plus, l’auteure dissémine des rencontres qui peuvent paraître fortuites mais qui au final, vont se révéler parlantes pour les personnages.

  Le méga point fort du roman c’est l’univers créé par l’auteure que j’ai A-DO-RÉ ! Tout est maîtrisé à la perfection, tout est amené en douceur par les recherches faites par Eyal. La grosse révélation m’a vraiment surpris et je me suis dit en lisant : « Ce n’est pas possible ! » Carina Rozenfeld a vraiment tapé fort. L’histoire qu’elle narre, l’histoire de l’Anneau, la construction de ces murs, de ses différents villages avec ces règles : ne pas jouer de musique, ne pas chanter pour Abrielle ; Interdiction de se toucher et d’avoir des rapports amicaux pour Sand et Cahill ; Pour Eyal et Yael, vivre au sein de son peuple, les noirs avec les noirs et les blancs avec les blancs. Tout prend un sens, tout a une signification jusqu’au nom des villages. C’est dingue, c’est fou, et en même temps on se prend à croire que ça pourrait nous arriver. Parce qu’au-delà des messages d’espoir et de liberté de vie, l’auteure soulève une thématique importante qui est celle de l’environnement. J’aimerai en dire 10 fois plus mais je vais m’arrêter là pour l’univers, parce qu’il faut le découvrir par soi-même !

  Enfin, la plume de Carina Rozenfeld est toujours aussi belle, envoutante, poétique et magique. Les phrases qu’elle emploie, le cheminement des mots, les sensations, les émotions qu’elle fait partager à son lectorat… c’est juste impressionnant. Certains diront qu’elle a juste du talent, je dirai qu’en plus d’avoir du talent, c’est une auteure accomplit qui partage avec ses lecteurs quelque chose de fort ! La fin de ce diptyque m’a beaucoup plu. Je comprends que certains ne l’ait pas aimé mais pour ma part, je trouve que c’est ce qu’il fallait. Je vais arrêter de parler, parce que cette chronique est assez longue. Je ne peux que vous conseiller ce diptyque. Un diptyque sur la liberté de vivre comme on l’entend, sur l’environnement, sur l’amour (un peu aussi), sur la musique (d’une certaine façon)… mais aussi et surtout, sur la beauté des gens à prendre tels qu’ils sont ! Aussi bien avec leurs qualités qu’avec leurs défauts, parce qu’il faut de tout pour faire un monde.

Ma note : 9,5/10.

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

mardi 27 octobre 2015

Chronique : Zone - Tome 1 : Chroniques d'un dernier jour de Steeve Hourdé


Zone – Tome 1 : Chroniques d’un dernier jour de Steeve Hourdé. (Genre : Horreur, Thriller).

Editions : ARK
Prix : 2,99€ en e-book (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

  Résumé : Septembre 2009, Ullapool, 6 morts. Octobre 2011, Mer du Nord, 38 morts. Août 2013, Skägen, 72 morts. 8 septembre 2015, Folkestone. Les troupes du Major Kieran Wallace prennent position. Personne n’entre, personne ne sort. Zone est un thriller sombre construit sous la forme d’un huis-clos à la mécanique implacable, dans lequel un ensemble de personnages sera confronté à une catastrophe terrifiante. Un seul choix : survivre. Une seule question : comment ? Oserez-vous pénétrer dans la Zone ?


  « Zone » est un genre de roman qui changeait de mes lectures habituelles. Un roman en huis-clos, avec du sang, du suspense et du mystère… Ressentir toutes ces sensations c’est ce que j’adore. La couverture est intéressante par son côté sombre et intrigante. Le résumé m’avait tenté parce que je ne savais pas tellement dans quoi j’allais m’embarquer. Finalement, j’ai osé entrer dans la Zone… mais j’en ressors un peu déçu. De bonnes idées qui ne sont pas exploitées de manière efficaces.

  Le début m’a intrigué. On rencontre Kieran Wallace qui va mener la mission à Folkestone. L’auteur va nous présenter pourquoi c’est lui et pas quelqu’un d’autre. Ce qu’il a vécu à une période de sa vie. Ce qui l’a fait changer pour le rendre plus dur et plus renfermé. J’ai vraiment aimé cette partie du roman. Parce qu’on part à la rencontre de quelque chose d’inédit et c’est ce qui m’a poussé à continuer. Malheureusement, dès qu’on rentre dans l’histoire en elle-même, j’ai eu plus de mal. Et je vous explique pourquoi.

  Déjà j’ai trouvé qu’il y avait trop de personnages et qu’on en suivait trop. Steeve Hourdé prend le parti d’écrire à la troisième personne pour avoir un certain recul avec ses protagonistes. Cependant, dès qu’on rencontre un nouvel individu, il va d’emblée nous présenter sa vie et ce qu’il fait dans l’histoire. Au lieu de nous l’apprendre au fur et à mesure, pour rester sur l’intrigue et dans le suspense, j’ai trouvé que ça cassait la narration. C’est un maelstrom d’hommes et de femmes qui vont tenter de survivre à une bête particulière. Qui plus est, certain personnages sont vraiment des têtes à claques. D’ailleurs la majorité d’entre eux si je veux être sincère. Je pense que si l’auteur s’était contenté de narrer l’histoire à travers 2-3 personnages maxi, le tout aurait paru moins brouillon et plus approfondi. On se serait plus concentré sur l’histoire et l’intrigue. Et du coup, je pense que je me serais attaché aux protagonistes par rapport à l’horreur qu’ils vivent lors de cette journée.

  Le rythme est intéressant et c’est paradoxal puisque cette multitude de personnages le ralenti un peu. En fait, le côté monstre dont on ne sait pas ce qu’il est, mystères de Kieran Wallace, la survie des personnages… ça rend l’intrigue plus percutante et plus mouvementée. Même si les personnages sont enfermés dans leur immeuble de travail : ils bougent, ils tentent de fuir, de se cacher pour éviter de mourir. Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur le pourquoi de la bête et sur ses mutations… Les chapitres courts du roman permettent d’apporter encore un peu plus de fluidité au récit.

  En ce qui concerne le huis-clos et l’histoire en elle-même, je m’attendais à beaucoup plus. Plus de sang, plus de suspense, plus de stress, plus de courses poursuites, plus de frissons. Je m’étais attendu à vraiment être pris psychologiquement dans l’histoire, à limite faire des cauchemars et à redouter de continuer à lire. Seulement, le monstre oui ça en est un mais il ne m’a pas fait flipper. Je pense que le roman manque de ce côté émotions fortes d’un vrai thriller sanglant. Peut-être aurait-il dû être accès plus sur la psychologie ou sur le développement de la bête en elle-même… j’aurai adoré avoir des chapitres pour savoir ce qu’elle pense. Et puis pour savoir ce qu’elle est surtout. On reste beaucoup dans le flou et on a peu d’éléments de réponse.

  Le style de Steeve Hourdé est sympathique mais il n’est pas assez tranchant. Il ne permet pas au lecteur de s’identifier à un personnage en particulier. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti. Par contre, il a une écriture très descriptive qui aide à visualiser les scènes. C’est un point fort de sa narration. La fin est intéressante mais j’avoue qu’avec la flopée de personnages, je suis un peu perdu par le déroulement de l’intrigue… En fait, je ressors un peu frustré par ma lecture. Les éléments de bases sont présents dans le roman. Cependant, ils n’ont pas été correctement mis en scène et exploités pour en faire quelque chose de génial. De plus sanglant et de plus oppressant ! Après, des personnes ont aimé le livre, alors ne vous arrêtez pas à mon avis. J’ai l’habitude de dire qu’il est personnel ! Il faut avoir son propre ressenti.

Ma note : 5,5/10.

Merci à Steeve Hourdé pour ce partenariat !

lundi 26 octobre 2015

*Vidéos* : TAG - Je ne comprends pas...


Salut les amis !

Aujourd'hui je reviens avec une nouvelle vidéo qui est un TAG :) Je l'ai repris sur la chaîne de Kevin : "La bibliothèque de Misterkev" (lien de sa chaîne dans la description de la vidéo) ! Je le remercie parce que je me suis éclaté à la tourner. Tout comme j'ai pris plaisir à pointer du doigts 10 choses que je ne comprends pas chez les lecteurs, maisons d'éditions ou sur la lecture en général ! En espérant que la vidéo vous plaira :D Bon visionnage !

Au fait et vous... Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?

Enjoy <3

dimanche 25 octobre 2015

Chronique : Pictural de Matthieu Biasotto


Pictural de Matthieu Biasotto. (Genre : Romance).

Editions : Matthieu Biasotto
Prix : 2,99€ en e-book (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : Entre grosses tuiles et petites galères, ma vie ressemble à de la survie. Ni plus, ni moins. Je suis Astrid Dufrene. Je suis un paradoxe de la tête au pied. Je n’avance pas, puisque je passe mes journées à douter. L. Dattello est l’artiste peintre le plus doué de sa génération. Mondialement connu, excentrique, mystérieux et dangereusement attirant. Profane en matière d’Art, je n’ai jamais entendu parler de lui. Mon niveau artistique avoisine le zéro. Pour moi, Picasso n’existe qu’en version diesel ou essence. Et j’exagère à peine. Lorsque nos trajectoires totalement opposées se croisent, nos destins vont se confondre autour du secret qu’il garde jalousement. Ce qu’il attend de moi ? Ce qu’il me trouve ? Je l’ignore. Tout comme ce que je suis prête à faire pour lui.


  Il y a des fois, quand vous acceptez de lire des livres d’auteur auto-publiés, vous pouvez avoir de mauvaises surprises… tout comme des bonnes. « Pictural » fait partie des bonnes surprises, j’ai eu raison de faire confiance à mon instinct de lecteur. Si jamais on en a un bien sûr ! La couverture m’avait beaucoup plu et elle a une signification dans le livre, alors c’est encore mieux. Lorsque Matthieu Biasotto m’a contacté, il avait dû me parler de son histoire, mais avec le temps, j’avais oublié le résumé. Ça n’en était que mieux ! Au final, j’ai passé un bon moment même si j’ai quelques défauts à soulever.

  Au début, on se retrouve avec Astrid, dans sa galère et dans son quotidien miséreux. Elle enchaîne les mauvaises passes et c’est limite si elle arrive à s’acheter à manger. Des loyers impayés depuis plusieurs mois… la galère. L’auteur installe son histoire en présentant son personnage principal. Et puis finalement, la rencontre entre Léo et Astrid va très vite arriver. Ce qui n’a pas été pour me déplaire. Une très bonne entame où l’auteur a su me rendre Astrid très vite attachante… même si c’est avec son humour de beauf et sa vie pas toujours facile.

  Elle, elle est belle mais pauvre, lui, il est beau et riche… Astrid et Léo vont se rencontrer lors d’une exposition d’Art. Elle sans savoir qui il est, et lui, sans vraiment savoir la vie qu’elle mène. Astrid est donc une fille qui a toujours voulu être autonome depuis l’âge adulte. Même si elle a un fort caractère, elle a aussi sa part de sensibilité dans les situations les plus difficiles. Etre entretenue par un homme, très peu pour elle. Elle tient à son indépendance et ce n’est pas un riche peintre lui faisant des cadeaux qui l’arrêtera… Pourtant, Astrid baisse doucement sa garde, pour tomber sous le charme de Léo. Peut-être finalement à ses risques et périls. Léo est un peintre dont la renommée n’est plus à faire. Seule Astrid ne le connaît pas ! Il est mystérieux, intrigant, et inaccessible pour les femmes… sauf avec celles qu’il veut avoir dans son lit. Mais quand il rencontre Astrid, tout change en lui et d’un simple échange verbal, il a l’intuition que cette femme peut devenir quelqu’un. Matthieu Biasotto a su rendre ses personnages attachants. Davantage Astrid puisque c’est elle la protagoniste. Léo reste très sombre et mystérieux. Mais leur relation est loin d’être toute rose…

  Le rythme est très bon. Les chapitres sont courts, il se passe beaucoup de choses dans le roman. L’auteur n’hésite pas à casser le rythme par des révélations sur l’artiste. Des secrets dévoilés au fur et à mesure qui rendra le lecteur curieux d’en découvrir plus. Les personnages bougent aussi beaucoup et cela apporte une fluidité intéressante pour le roman. Bien sûr, les questions que se posent Astrid sur Léo, ne font que renforcer l’intérêt que peut avoir le lecteur pour lui. Comme pour elle puisqu’on se met à sa place et on prend peur. Après peut-être que la partie « 2 ans plus tard » aurait pu être plus développée sur certains points. Notamment la toute fin, mais la course contre la montre et les questions qu’on se pose rend le tout positif.

 L’histoire d’amour entre Léo et Astrid m’a au départ semblé fausse et bizarre. Qu’un riche et célèbre peintre tombe amoureux de la petite pauvre qui vit dans un quartier modeste. Même Astrid se questionne. Cependant, même si ça va vite, les quelques pics qu’amène Matthieu Biasotto refrène Astrid, ce qui rend leur relation plus vraie. Elle se méfie de lui, tout comme le lecteur. Après, quand on sait le pourquoi du comment. On sent que l’auteur a tracé un trame de fond pour que l’amour et l’art se confonde parfaitement. Parce que Léo a ses raisons, Léo ne veut pas perdre une seconde, il veut aimer quelqu’un et combler cette personne. L’art prend aussi une place importante dans le roman. Je trouve qu’il est bien retranscrit. L’auteur a fait un travail d’écriture sur le visuel des toiles, des couleurs etc.

  Il n’y a aucun doute, Matthieu Biasotto écrit très bien. Il cherche ses mots, construit ses phrases. Mais ce n’est pas un style qui a su m’emporter dans les sentiments que pouvait éprouver les personnages. Je suis resté un peu extérieur à leur relation malgré l’intensité du sentiment amoureux entre eux. C’est d’ailleurs pour ça que ma note sera bonne, mais pas exceptionnelle. La fin m’a beaucoup plu, l’auteur a su jouer avec mes nerfs… En tout cas une fois qu’on a fini le roman, on n’a plus de questions, tout est expliqué et on ressort ravis de notre lecture. Franchement, je ne pensais pas apprécier autant ce roman. Même si la plume ne m’a pas convaincu (et c’est purement personnel), l’histoire en elle-même est très belle. Tout comme l’amour entre Astrid et Léo. Un amour compliqué mais qui au final a ses raisons… comme si tout était écrit sur une toile.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Matthieu Biasotto pour ce partenariat !