jeudi 29 décembre 2016

Chronique : Si je t'aime prends garde à toi de Céline Mancellon


Si je t’aime prends garde à toi de Céline Mancellon.
(Genre : Romance).

Editions : MxM Bookmark
Prix : 5,99€ (Partenariat)
Date de parution originale : 26 octobre 2016

  Résumé : Côté bleu : Jason. Trentenaire sûr de son pouvoir sur le beau sexe. Journaliste et héros d’Ann depuis qu’il a plongé la tête de son « décapiteur de Barbie » dans le bac à sable. Hobby : fusiller systématiquement les tentatives de cette dernière à trouver le grand amour.
Côté rose : Ann. Pas de job stable hormis celui rémunéré la semaine des 4 jeudis (web designer). Forte addiction à la crème glacée causée par une énorme frustration sexuelle. Hobby : entraîner ses deux copines Val et Erin dans des délires tordus.
Ils sont amis depuis toujours, habitent sous le même toit… que pouvait-il leur arriver de pire ?


  Lorsqu’on m’a proposé la lecture de cet ouvrage, je n’ai pas hésité. Le titre m’a beaucoup plu. Tout comme la couverture avec ce côté moderne et coloré. Et puis le résumé m’a aussi tenté : cette dualité entre l’homme et la femme qui vont dans l’histoire se révéler complémentaires. C’est le 1er livre de l’auteur que je lis et je suis ravi d’avoir découvert sa plume. Malheureusement si j’ai bien aimé l’ensemble du bouquin, je lui ai trouvé pas mal de défauts.

  J’ai de suite accroché avec l’histoire et les personnages. On rencontre Ann et Jason deux meilleurs amis en colocation qui s’aiment et se détestent à la fois. Le ton est humoristique et un peu décalé. Du coup ça donne envie de continuer à lire. J’étais curieux de voir comment l’auteur allait construire son histoire. Et surtout, comment elle allait faire surgir une histoire d’amour dans cette ambiance « chien et chat ».

  Je ne me suis pas forcément attaché aux personnages et je le regrette sincèrement. Je n’ai pas su m’identifier à eux et à leurs aspirations. Je les ai trouvés vraiment gamin pour leur âge. Ils restent tout de même sympathiques. Après, j’ai trouvé qu’il y avait un manque d’approfondissement. On ne connait pas forcément leur passé dans les moindre détails. J’aurais aimé avoir des moments de leur adolescence ou de leur enfance ensemble ou même séparément. Dommage que l’auteur ait tout misé sur la relation adulte et non pas sur les petits souvenirs qui font parfois toute la différence.

  Le rythme est intéressant et le livre se lit vite. Beaucoup de dialogues et les chapitres sont assez courts pour permettre au lecteur de tourner les pages. On va de rebondissements en rebondissements et Céline Mancellon agrémente son récit de situations rocambolesques. Ann a la fâcheuse tendance à se retrouver mêler à des histoires folles qui n’ont ni queue ni tête. Pour autant j’aurais aimé être plus touché. J’ai souri de temps à autres mais pas tant que ça. En fait, j’ai trouvé que l’auteur utilisait l’humour à outrance : « trop d’humour a tué l’humour » selon moi.

  Ce trop plein d’humour dessert l’histoire d’amour qui se formera petit à petit entre Jason et Ann. C’est dommage parce que même si elle arrive sur le tard (Ann met 107 ans à ouvrir les yeux), cela aurait pu donner quelque chose de bien. Les sentiments auraient dû être mieux exploités et je pense que j’aurais été davantage touché par cette histoire. Il m’a manqué ce petit quelque chose qui aurait fait toute la différence.

  L’écriture de Céline Mancellon est simple, abordable à tous et d’une très grande fluidité. Si cet ouvrage ne m’a pas séduit par ce que j’y attendais, je compte bien découvrir d’autres ouvrages de l’auteure… dans un genre totalement différent. Si vous voulez lire une histoire avec beaucoup d’humour (je n’ai peut-être pas l’humour qu’il faut ^^) et sans prise de tête, n’hésitez pas à vous arrêter sur ce livre. Si j’ai passé un moment agréable, j’ai peut-être mis la barre trop haute pour ce roman.

Ma note : 6,5/10.

Merci à Blandine et aux éditions MxM Bookmark pour ce partenariat !

lundi 19 décembre 2016

Chronique : Mille baisers pour un garçon de Tillie Cole


Mille baisers pour un garçon de Tillie Cole.
(Genre : Romance, Jeunesse)

Editions : Hachette
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 19 octobre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : A Thousand Boy Kisses.

  Résumé : Poppy et Rune sont amoureux depuis l’enfance. Ils pensaient que rien ni personne ne pourrait jamais les séparer. Jusqu’au jour où Rune est parti deux ans dans sa Norvège natale… Pourquoi Poppy cesse-t-elle alors de répondre aux appels de Rune ? Pourquoi avoir coupé les ponts, sans raison, sans explication ? Rune a le sentiment qu’on lui a arraché le cœur. Poppy, elle, a le cœur brisé par un secret bien trop lourd. La vie leur laissera-t-elle le temps de se retrouver et de s’aimer ?


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Je ne sais pas si je vais réussir à vous exprimer mon ressenti sur ce bouquin. Il a tellement été au-delà de ce que je pensais lire qu’il m’a surpris sur bien des choses. Certains disent qu’il ressemble à « Nos étoiles contraires »… j’y ai pensé, mais ce sont deux livres différents. La couverture du roman est sublime même si elle fait un peu girly. Elle représente l’histoire à la perfection et je suis ravi que les éditions Hachette aient gardé la couverture originale. Au final « Mille baisers pour un garçon » est la grosse surprise de cette fin d’année ! Une découverte incroyable !

  Dès le début, j’ai été happé par l’histoire. La rencontre de Poppy et Rune à l’âge de 5 ans. Cette amitié qui les lie dès le 1er regard. Cet amour qui grandit en eux et dont on sait 12 ans plus tard qu’il est ancré en eux. L’histoire du bocal à baisers est expliquée dès le 2ème chapitre. Par un événement triste qui a d’ailleurs failli me faire pleurer… Et puis j’ai continué à lire, en pensant que l’auteur allait me raconter cette histoire d’amour toute mignonne. Pourtant Tillie Cole est allée bien au-delà de ce cliché. Et c’est pour cette raison que j’ai adoré son roman.

  Je ne saurais combien vous dire à quel point j’ai apprécié Poppy et Rune par ce qu’ils sont. Poppy vit sa vie et ses choix comme de nouvelles aventures. Elle profite de la vie, est tout le temps joyeuse et fait preuve d’une très grande maturité. Elle m’a touché en plein cœur. Notamment par les phrases très censées, justes et sincères qu’elles disaient. C’est une jeune fille qui a évolué dans sa manière de voir la vie d’une façon incroyable. Rune a quant à lui eu 3 phases d’évolution. C’est le personnage qui a le plus changé au cours de cette histoire. Souvent en colère, il a su au contact de Poppy s’ouvrir et profiter de la vie. Voyant vraiment ce qui est important et ce qu’il doit ou pas être fait. Bien sûr, cette histoire ne serait pas ce qu’elle est sans les personnages qui gravitent autour. Les parents de chacun, les frères et sœurs ainsi que les amis. J’espère sincèrement vous avoir donné envie de rencontrer ces amoureux qui se complètent grandement.

  Le rythme est excellent. On ne s’ennuie pas, les chapitres ne sont pas si longs et il y a toujours une part de mystère, une part de peur, une part d’appréhension lors de la lecture. Ce qui fait qu’on est toujours aux aguets, à appréhender ce que Tillie Cole va bien pouvoir faire subir à ses personnages. Ils voyagent, ils s’aiment, se détestent, se protègent, font des choses pour la première fois et grandissent. On voit toute cette évolution, ce cheminement et forcément, on en redemande. Je n’ai pas cessé de tourner les pages, d’être ébloui par la beauté de l’écriture et par la beauté de l’amour de Poppy et Rune.

  J’ai déjà lu de belles histoires d’amour mais ici, l’auteur nous livre une histoire pure, sincère, forte et au-delà des frontières. Un amour qui va permettre à Poppy de remplir son bocal de 1000 baisers de Rune… mais en combien de temps ? Parce que le temps, dans cette histoire joue un rôle important. Mais je n’en dirai pas plus. Parce que l’auteur fait une BIG révélation dans le 1er tiers qui m’a anéanti. Le seul défaut que je pourrais trouver au roman, c’est le manque d’information sur cette révélation. Je trouve que Tillie Cole aurait pu pousser la recherche et nous livrer des infos supplémentaires. A part ça, l’auteur a su mener à la fois l’histoire d’amour, les problèmes qui gravitent autour et le choc qui ravagent nos personnages principaux et secondaires. Et je lui tire mon chapeau.

  La plume de l’auteur est d’une intensité incroyable. Elle écrit divinement bien et sans cela, le roman aurait paru fade et sans saveur. C’est grâce à son style que l’auteur a su m’arracher des larmes de joie et de tristesse. Elle peut nous narrer des instants de la relation de Poppy et Rune de façon à ce que le lecteur se représente parfaitement la scène. Pour vous dire, j’ai encore des événements inscrits dans ma mémoire avec une précision intense. La fin est magnifique, ressemblant à la beauté du couple Rune/Poppy… mais elle déchire. Personnellement, je n’aurais pas ajouté d’épilogue et surtout pas celui-ci qui m’a un peu surpris. En tout cas, je ne peux que vous conseiller ce roman ! Une histoire que vous ne regretterez pas de lire et qui vous surprendra, j’en suis sûr. Grâce à « Mille baisers pour un garçon », « mon cœur a presque éclaté ».

Ma note : 9/10.

Merci à Marie et aux éditions Hachette pour ce partenariat !


vendredi 16 décembre 2016

Chronique : Le feu secret - Tome 2 : La cité secrète de Carina Rozenfeld & C.J. Daugherty


Le feu secret – Tome 2 : La cité secrète de Carina Rozenfeld & C.J. Daugherty
(Genre : Fantastique, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 18,50€ (Partenariat)
Date de parution française : 20 octobre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : The Alchemist Chronicles, Book 2 : The Secret City.

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) : Derrière les murs fortifiés du Saint Wilfried’s College d’Oxford, entourés d’alchimistes qui ont pour mission de les protéger à tout prix, Taylor et Sacha sont à l’abri des forces obscures. Mais pour un temps seulement. Car l’horloge tourne. Dans sept jours, Sacha fêtera ses dix-huit ans, et la malédiction ancestrale qui jusqu’alors le rendait immortel va le tuer et déchaîner sur le monde des cohortes démoniaques. Il n’existe qu’un moyen d’empêcher cela : Taylor et Sacha doivent se rendre au cœur de la Cité médiévale de Carcassonne, là où la malédiction a été proférée, et y affronter les démons…


  J’ai lu le dernier tome de cette duologie en lecture commune avec Emilie du blog Émi-livres. J’avais hâte de retrouver l’univers et les personnages. Surtout avec la fin du tome 1 explosive qui m’avait laissé terriblement frustré ! La couverture, dans la même lignée que le 1er tome, est vraiment superbe. Ça donne forcément envie de s’arrêter sur le livre et de regarder de quoi il en retourne. Au final j’ai passé un excellent moment de lecture ! Un récit dont je me souviendrais pendant longtemps.

  Au début les auteurs replacent le contexte de l’histoire et font des rappels utiles du tome 1. Une bonne manière de se remettre en mémoire les éléments clefs et déterminants pour la suite. Pourtant tout en faisant ce travail, elles continuent l’intrigue et très vite, un événement important a lieu… la première confrontation entre deux groupes d’alchimistes. Comment faire pour ne pas être curieux de découvrir la suite ? Je vous le demande !

  J’adore toujours autant les personnages de cette série. Taylor et Sacha sont super attachants. Chacun à leur manière ils apprennent de l’autre. Que ce soit de leurs forces et de leurs faiblesses. Ce sont deux personnages qui se complètent sacrément bien et leur duo fait plaisir à voir… tout comme une certaine complicité/attirance. Mais les auteurs ont su gérer leur relation en ne la mettant pas au 1er plan ! D’un côté une alchimiste, de l’autre un mortel sous le coup d’une malédiction ancestral. On retrouve cette dualité dans le roman et c’est en quelque sorte le fil conducteur plaisant. On se demande surtout comment Taylor va pouvoir aider Sacha à survivre… alors que le temps file.

  Justement le rythme du roman est haletant. On a cette épée de Damoclès au dessus de la tête. On aimerait que le temps passe plus lentement pour que Sacha puisse profiter encore de son entourage, de Taylor et de sa vie. Pourtant il faut faire des recherches, sans cesse être à l’affut du moindre indice. C’est en quelque sorte une enquête pour réussir à trouver LA combinaison qui permettra à nos deux protagonistes de contrer la malédiction. Je trouve que la narration externe à la 3ème personne apporte une richesse au récit. On peut ainsi avoir différents point d’ancrage dans l’histoire et c’est agréable. En tout cas vous n’allez pas vous arrêter de tourner les pages !

  L’univers c’est le gros point fort du roman. Ces alchimistes, ces pouvoirs qu’ils ont en eux et grâce à leur environnement. Cette dualité entre le bien et le mal si classique mais si bien amenée par les auteurs. Elles en ont fait quelque chose d’originale par les explications qu’elles donnent. L’histoire de la malédiction est aussi bien trouvée. Je constate que les auteurs n’ont pas lésiné sur les émotions que peut ressentir le lecteur : le stress, la joie, la tristesse, la colère ou encore la gratitude. Une belle manière de mettre encore plus de relief à cette intrigue.

  Les écritures des auteurs s’entremêlent parfaitement. On ne sait plus qui a écrit tel chapitre et c’est là toute la beauté du récit. Pourtant elles ont des styles assez similaires dans ce roman : simples et accessibles pour tous et en même temps très visuels pour s’imprégner des scènes importantes. La fin m’a beaucoup plu parce que même si on a toutes les réponses à nos questions… d’autres sont apparues sans que ça me dérange. C’est en tout cas une très belle fin de série. Série que je recommande à tous par son originalité et par son écriture à quatre mains maîtrisée !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Cécile et à la Collection R pour ce partenariat !

La chronique d’Emilie pour cette lecture commune : ICI.

mercredi 14 décembre 2016

Chronique : Saving Paradise - Tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven


Saving Paradise – Tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven.
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Castelmore
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 19 octobre 2016

  Résumé : Faustine Mésanger a tout prévu : l’amour ce n’est pas pour tout de suite, priorité aux études. La jeune femme a de qui tenir : son père est un brillant chercheur de la Fondation du Griffon, une organisation non gouvernementale qui travaille sur une découverte médicale majeure. Mais le destin tout tracé de l’étudiante bascule le jour où le laboratoire de la Fondation explose. Faustine est alors menacée de mort, au même titre que son père et ses collègues, et se retrouve placée sous protection rapprochée. Soudain, les examens de fin d’année semblent bien dérisoires… Tandis que les attaques s’enchaînent, Faustine commence à perdre la raison : elle entend des voix et ses cauchemars la hantent. Même Nato Braye, son garde du corps, se met à douter de sa santé mentale. Qui cherche à éliminer les membres de la Fondation du Griffon ?


  Je n’avais jamais lu de livre de Lise Syven et grâce à cet ouvrage, c’est chose faite. J’avoue avoir été tenté par ce livre par sa couverture : une très belle illustration qui m’a rendu curieux. Tenté aussi par son titre et sous-titre qui appellent le lecteur amateur de fantastique. De plus avec le résumé qui fait penser à un thriller, j’ai franchi le pas de la lecture. Au final, même si j’ai bien apprécié le récit, j’ai trouvé quelques défauts au roman.

  L’auteur commence bien puisqu’on est directement plongé au cœur de l’action. Le laboratoire de la Fondation a explosé, Faustine et son père (Charles) doivent être mis en sécurité. On se demande pourquoi Charles est visé dans son travail et si ce qu’il met au point est dangereux pour la santé. Pourtant on croit en la bonne foi du scientifique et dans les travaux qu’il a entrepris pour le bien de l’humanité. Avec toutes ces questions, le lecteur ne peut que continuer sa lecture… avide de connaître la suite de l’histoire.

  Les personnages ne m’ont pas forcément marqué. Je les ai trouvé sympathiques sans vraiment m’attacher fortement à eux. Peut-être est-ce dû à la narration à la 3ème personne ? C’est fort possible, quoi qu’il en soit, j’ai trouvé Faustine un peu énervante sur les bords. Je comprends que les partiels de Droit soient essentiels dans sa future carrière mais quand ta vie est en danger… WTF obéit et fait ce qu’on te demande ! C’est pourtant un personnage sensible et courageux qui donne envie de tourner les pages pour savoir ce qui va lui arriver. D’autres personnages gravitent autour d’elle, certains positifs, d’autres néfastes… à vous de vous en faire votre propre opinion.

  Le rythme est intéressant puisque l’auteur, avec sa narration à la troisième personne, adopte différents points de vue externes. Cela permet au récit d’être plus riche et on peut aisément se faire une opinion sur les personnages. Le rythme est aussi renforcé par la tension qui habite le roman, tout comme ce mystère. On a envie de savoir ce qu’il se passe, de connaître la vérité et qui sont vraiment les méchants. Toutefois, j’ai noté que dans ce tome 1 (introductif), il ne se passait rien de significatif pour l’intrigue principale. Tout bouge dans les 100 dernières pages et c’est bien dommage.

  Les genres développés par l’auteur sont assez bien maîtrisés. Le côté thriller YA est bien mené, Lise Syven n’hésitant pas à tuer ses personnages quand il le faut pour amener un peu de piquant. Si on perçoit un côté fantastique dans le récit, je note tout de même qu’il aurait peut-être fallu développer cet aspect un peu plus vite. Faire moins de mystères sur l’explosion, le rôle de Faustine etc. Ca aurait amené une touche d’originalité encore plus poussée.

  L’écriture de Lise Syven est pour le coup addictive et simple dans sa forme. Pas de chichi, on va droit au but pour embarquer le lecteur dans l’intrigue qui se noue au fil de la lecture. Je ne sais pas si je lirai le 2nd et dernier tome… pourtant la fin donne envie de lire la suite. Je verrais si l’occasion se présente puisque j’ai encore des questions sans réponse. En tout cas, si vous voulez tenter n’hésitez pas ! Il faut juste avoir en tête que c’est un tome 1 introductif. Je suis bien sûr ravi d’avoir découvert un écrit de Lise Syven !

Ma note : 7/10.

Merci aux éditions Castelmore pour ce partenariat !

vendredi 9 décembre 2016

Chronique : Les légendes de la Moïra – Episode 1 : L’ombre d’un Maître disparu de Gavriel Howard Feist


Les légendes de la Moïra – Episode 1 : L’ombre d’un Maître disparu de Gavriel Howard Feist.
(Genre : Fantasy).

Editions : CKR éditions
Prix : 0,99€ (Partenariat)
Date de parution originale : 26 novembre 2016

  Résumé : Ici commence l’histoire de celles et ceux qui s’apprêtent à réécrire les légendes de la Moïra. Au large du continent, sur une terre aux paysages sauvages où se mêlent hautes montagnes, rivières tumultueuses et vastes forêts, les Hommes, les Elfes et les Orques tentent, tant bien que mal, de préserver une harmonie aussi précieuse que précaire. Forgée cinq cent ans plus tôt, l’alliance des Hommes et des Elfes sombre peu à peu dans les brumes de l’oubli. Les liens du passé se distendent, tandis que l’ancien règne de terreur du Maître et de son Triangle Noir ressurgit des profondeurs de la forêt, menaçant l’équilibre de l’île toute entière.


  Une nouvelle série de la maison d’édition CKR cette fois-ci dans leur collection émeraude. La fantasy est un genre que je délaisse de plus en plus et pourtant j’apprécie en lire. La publication de ce roman est découpée en épisode. Un choix éditorial que je n’apprécie pas trop mais qui laisse quand même curieux pour la suite. La couverture est sympathique bien que sombre… mais je pense que c’est en écho avec l’univers. Au final j’ai bien aimé cet épisode bien qu’il fut trop court à mon goût.

  Le début commence assez fort puisque l’auteur nous présente une créature qui se nourrit d’un être humain qu’elle trouve après son réveil. Ça met dans l’ambiance directement et c’est ce que j’aime dans les récits. Puis on fait un bon dans le présent et l’auteur nous présente un personnage principal (dont j’ai oublié le nom). Un personnage féminin au caractère fort et qui sait ce qu’elle veut. Ça va promettre pour la suite sachant son statut et son importance dans le récit. Je n’en dirais pas plus sur les personnages, j’attends d’en savoir davantage sur eux. Mais j’ai en tout cas bien accroché pour le moment.

  L’auteur prend le parti d’alterner entre les temporalités. J’aime bien cet aspect puisque cela permet de tourner les pages et de toujours vouloir connaître la suite. C’est aussi une façon de moins se lasser puisqu’en fait, on a deux intrigues eu une et c’est bien joué. La nouvelle se lit vite puisqu’elle fait à peine 20 pages sur Kobo. Je le répète mais pour moi c’est bien trop court. L’univers est quant à lui intéressant. Je pense que Gavriel Howard Feist a un univers très complet et j’ai hâte d’en apprendre plus. De la fantasy adulte originale et à ma portée.

  Enfin le style de l’auteur m’a plu. On s’imagine bien les lieux et les scènes et on ressent pas mal de choses à la lecture. Une bonne manière d’immerger le lecteur dans ce 1er épisode et de le tenir en haleine. La fin de l’épisode donne forcément envie de lire la suite… que je lirai avec plaisir même si je sais que l’épisode 2 sera encore une fois trop court !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Delphine et à CKR éditions pour ce partenariat !

mardi 6 décembre 2016

Chronique : Je t'avais prévenue ! de Chrys Galia


Je t’avais prévenue ! de Chrys Galia.
(Genre : Contemporain, Romance)

Editions : Librinova
Prix : 4,99€
Date de parution originale : 29 septembre 2016.

  Résumé : Eyleen est chirurgien, belle, vivante, passionnée, et lorsqu'elle doit remplacer un collègue au pied levé auprès d'un patient aussi mystérieux qu'indomptable, elle va voir son quotidien et ses grands principes bouleversés. Comment gèrera-t-elle cette relation chaotique et renversante? Arriveront-ils à s'aimer malgré le secret ? Peut-elle faire confiance à cet homme sans rien connaître de lui ? Entre rencontres foudroyantes et départs précipités, ces deux là vont vivre une passion tumultueuse et dévorante...


  J’ai pu lire cet ouvrage dans le cadre de mon stage chez Librinova. Au départ j’ai été sceptique de lire ce livre : je pensais que les personnages n’allaient pas me plaire ou que l’écriture serait banale. Pourtant, je me suis laissé embarquer dans ce récit qui fait un peu penser à Grey’s Anatomy (mais c’est tellement plus que ça !) Et puis la couverture est tellement accrocheuse visuellement. Je suis content que l’équipe de Librinova ait pu changer l’aspect du livre. Au final, j’ai passé un bon moment de lecture.

  Dès le début l’auteur présente son personnage principal. Eyleen, jeune chirurgien trentenaire, bien dans sa vie et dans ses baskets ayant réussi de brillantes études de médecine. On commence à la suivre au cours d’une opération difficile mais qu’elle réussit à merveille. Très vite, elle s’intéresse à l’homme qu’elle a opéré : pas de nom ni de prénom, pas de métier ni d’adresse… un inconnu. Pourtant il n’est pas désagréable à regarder physiquement. Lorsque « John » va se réveiller, Eyleen va se rendre compte qu’elle est attirée par lui (peut-être un peu trop vite) malgré son air hautain et trop sûr de lui.

  J’ai adoré Eyleen, sa façon de voir les choses et de les envisager. Son assurance, sa confiance en elle et dans ses capacités de chirurgien. J’aime les personnages féminins avec un caractère fort qui s’assument. Pourtant, son assurance va peu à peu retomber au contact de « John ». Eyleen va se faire plus sensible, plus femme et son évolution m’a beaucoup plu. Elle est prête à tout pour faire tomber ses idéaux sur l’amour… surtout quand elle ressent que « John » est l’homme qu’il lui faut. Ah ce personnage masculin. Je dois dire qu’au départ j’ai eu du mal à le cerner. J’ai aussi peut-être eu du mal à l’apprécier. C’est un homme à femmes, ses relations ne durent pas plus d’une nuit. Pourtant au contact d’Eyleen, « John » va se révéler être un gros romantique. On l’apprécie de plus en plus dans le récit grâce à notre chirurgien et sa persévérance fait plaisir à voir.

  Le rythme est assez dingue ! Chrys Galia alterne le point de vue des personnages principaux dans son histoire. Cela permet d’avoir une fluidité incroyable et de tourner les pages sans s’en rendre compte. Cette alternance permet également d’approfondir le récit en ayant les ressentis d’Eyleen et de « John ». On peut voir si chacun est sincère l’un avec l’autre. L’histoire est bien ficelée, les événements s’enchainent vite et bien. Le lecteur ne s’ennuiera pas une seule seconde et l’auteur le prendra même par surprise. Il y a certains points que je n’ai pas vu venir !

  Avec « Je t’avais prévenue ! », Chrys Galia aborde des thèmes qui parlent à tout le monde. L’amour, la vie de famille, l’amitié, la confiance ou encore la fidélité. Des choses qu’elle aborde avec réalisme, sans en faire trop et du coup, c’est super crédible. Bien sûr, toutes les ficelles de la romance sont là mais elles sont bien utilisées. L’auteur joue aussi avec nos sentiments : joie, tristesse, surprise, colère… Il y a même de la tension parfois, tellement nos personnages sont électriques !

  Le style d’écriture de Chrys Galia est ma plus grosse surprise. Très addictif, elle va à l’essentiel sans faire de chichi et c’est efficace. Vous ne pourrez pas vous arrêter de lire tellement votre lecture sera prenante ! La fin m’a plu même si elle aurait pu être un peu plus développée. J’entends par là que j’aurais apprécié une fin qui se passe quelques mois plus tard. Je ne peux que vous recommander ce livre. Certains diront qu’il est cliché ou que c’est du déjà vu… pourtant c’est extrêmement bien fait ! Quand on a besoin de ce genre de récit, c’est ce livre qu’il faut lire. Êtes-vous aussi curieux qu’Eyleen pour découvrir la véritable identité de « John »… au péril de votre vie ? Oui ? Non ? Pourtant faites attention. Je vous aurais prévenus !

Ma note : 8/10.

lundi 28 novembre 2016

Chronique : Comment j'ai tué mon père de Frédéric Vion


Comment j’ai tué mon père de Frédéric Vion.
(Genre : Autobiographique).

Editions : Flammarion
Prix : 18€
Date de parution originale : 7 octobre 2015

  Résumé : Comment s’en sortir quand on est un petit garçon dans une famille apparemment très ordinaire, mais que son père est un tyran domestique et qu’un monde s’écroule autour de soi ? Un père violent, une époque qui l’est aussi, et l’Histoire qui s’en mêle : tout concourait à démolir le narrateur… à moins qu’il n’arrive à se montrer plus résistant qu’eux.


  Autant vous le dire tout de suite, je ne vais pas être tendre avec ce roman. Et je m’en excuse d’avance parce qu’il est en plus autobiographique. Je l’ai lu dans le cadre du Prix du livre numérique organisé par Youboox. J’étais pourtant tenté par l’histoire et par ce qu’elle pouvait apporter au lecteur. Tout en sachant que c’était en plus un journaliste qui l’avait écrit… je trouvais ça encore plus intéressant. La couverture est elle attirante et reflète bien ce que peut nous dévoiler le résumé. Au final je ressors déçu de ma lecture. Frédéric Vion est assurément un bon journaliste mais nous ne sommes pas tous nés pour devenir écrivain…

  L’auteur commence dès le début par la présentation d’un père tyrannique aimant les armes à feu. Ça m’a beaucoup surpris qu’une personne d’autorité ait ce penchant. Surtout en ayant des enfants si jeunes… on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. C’est un début qui accroche et j’ai donc eu envie de poursuivre ma lecture. Même si ça peut paraitre déstabilisant, la curiosité était là et c’est le principal, n’est-ce pas ?

  Autant vous dire que je ne me suis pas du tout attaché aux personnages. Que ce soit le petit Frédéric ou même les autres membres de la famille. Le fait est que l’auteur remonte le temps et narre l’histoire depuis son arrière grand-père. C’est comme si j’avais sous les yeux une déclinaison de génération sans pour autant rentrer dans le vif su sujet. Alors oui certaines anecdotes choquent ou font sourire. Mais on en reste là. Les personnes ne sont pas assez mises en avant, ne sont pas développés et l’auteur s’y est perdu. Pour moi je lisais le bouquin sans y trouver un grand intérêt.

  Heureusement que le livre est super court, environ 150 pages. Je lisais mais je m’ennuyais. J’ai trouvé que la narration descriptive alourdissait le récit. Si je me rappelle bien il n’y a aucun dialogue. Faire un choix aussi culoté ne marche pas pour ma part. Cela ne permet pas aux personnages d’interagir entre eux, de leur donner un peu de vie et d’humanité. Le récit est très froid, on reste à la surface et c’est bien dommage.

  Frédéric Vion a par contre su m’intéresser pour le pan historique de la Moselle. C’est détaillé et bien décrit, les recherches sont là et on sent le travail. Sur le reste, c’est juste l’histoire en elle-même qui ne m’a pas plu. Peut-être que les choix de l’auteur n’ont pas été les bons. J’aurais vu ce récit d’une toute autre manière. Je suis aussi peut-être passé à côté, c’est possible. Mais je suis resté sceptique le manque de développement du thème principal.

  En ce qui concerne la plume de l’auteur, je n’ai rien ressenti de particulier. J’ai eu l’impression qu’il couchait des souvenirs sur le papier et que ça lui faisait du bien de s’épancher sur tel ou tel sujet. Un peu brouillon, un peu mal fait… Et la fin m’a assez surprise parce que justement j’ai tourné la page et paf, plus d’histoire ! C’était fini alors que je pensais être à 80% du roman. Dommage pour moi, mais ce roman n’aura pas été une franche réussite.

Ma note : 5/10.

Merci à Youboox pour ce partenariat !

dimanche 27 novembre 2016

Chronique : Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet


Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet.
(Genre : Historique).

Editions : Gulf Stream
Prix : 17€
Date de parution originale : 3 septembre 2015.

  Résumé : Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêve, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l’épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l’exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Heureusement Lili la délurée et la douce Clémence sont là pour la soutenir. Quand la première Guerre Mondiale éclate, Robert est envoyé sur le front. C’est l’occasion pour Solange de s’affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s’organisent peu à peu sans les hommes…


  J’ai lu ce livre dans le cadre du Prix du livre numérique organisé par Youboox. Il était nominé pour le prix du jury (dont je faisais parti) et c’est lui qui a remporté le titre. Je n’avais jamais lu de livre de Charlotte Bousquet. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. En plus, je n’ai pas l’habitude de lire des romans historiques, même si les périodes sur la guerre sont vraiment celles que je préfère. La couverture du roman est magnifique et maintenant que je connais la signification du titre… parfait ! Au final malgré quelques défauts, j’ai beaucoup aimé ma lecture !

  Dès le début on fait la rencontre de Solange, qui fuit les coups d’un père violent et tyrannique. Elle se retrouve à Paris, où elle retrouve son amie Lili. Très vite, Solange s’éprend d’un garçon pour le laisser de côté. Puis un autre, Robert, qu’elle choisit un peu malgré elle par sa situation et ses promesses de la mettre à l’abri du besoin. Le décor est planté, les choses sont vite mises en place et le lecteur ne peut qu’être curieux de découvrir la suite de l’histoire.

  Solange est un personnage qu’on ne peut qu’apprécier dès qu’on la rencontre. En connaissant son passé et son envie de s’en sortir, on la supporte et on l’encourage à s’épanouir. Certains diront qu’ils ne l’ont pas aimé au début parce qu’elle s’engouffre dans ce qu’elle a toujours connu. Oui c’est vrai, Solange fait des choix irraisonnés et bêtes. Mais il faut aussi la comprendre. Avoir une situation stable l’importe plus que tout et même si son mari n’est pas vraiment celui qu’elle pense… elle fera tout pour devenir une femme respectable et respectée. L’évolution de Solange est remarquable dans le livre. Pourtant j’aurais aimé qu’elle se fasse plus vite et que les déclics interviennent plus tôt. Peut-être un peu trop soumise, peut-être un peu trop d’arguments pour rester qui n’en sont pas. Ça peut vite devenir agaçant. D’autres personnages interviennent, certains qu’on aime comme Clémence ou Lili et d’autres moins comme Robert ou Emma… Il faut les découvrir. Peut-être aurez-vous d’autres avis sur la question.

  Le rythme est intéressant puisque Charlotte Bousquet ne se contente pas de Solange comme protagoniste. Par le biais de lettres, on voit d’autres personnages, d’autres ressentis, d’autres horizons pour donner au récit un côté riche et varié qui en fait sa force. J’ai peut-être moins apprécié tout ce maelstrom de personnages. Je m’y suis parfois perdu avec tous les prénoms. Qui était qui par rapport à qui etc. Mais les choses sont bien faites et le travail remarquable pour arriver à un tel niveau de construction du récit. Cependant, peut-être aurait-il fallu moins de lettres pour moins me perdre ? Oui sûrement, mais ce n’est que mon point de vue.

  Une chose est sûre, j’ai appris plein de choses sur la condition des femmes durant la 1ère guerre mondiale. Je savais que c’était dur mais pas à ce point. Que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les usines si diverses soient-elles. Le côté historique prend toute son ampleur et il est joliment mis en valeur dans ce roman. Le thème de la maltraitance est également soulevé. Thème encore d’actualité de nos jours et c’est regrettable. L’emprise psychologique, la soumission (morale et physique)… ce sont des choses qui me révoltent. Plusieurs fois j’ai eu envie de secouer un personnage et d’en étrangler un autre. Bref, des thèmes forts pour un roman fort.

  Si Charlotte Bousquet se retrouve dans une collection YA, elle peut aisément avec sa plume faire figurer son roman dans les lectures adultes. Les décors sont bien décrits, on ressent pas mal de choses à la lecture, que ce soit positif ou négatif. J’ai envie de dire que c’est une plume complète. La fin est intéressante et laisse une possibilité au lecteur d’imaginer ce qu’il a envie. Peut-être aurait-il fallu raccourcir le temps que dure le roman… pour passer un peu de temps avec Solange après cette fin. Pas de suite au programme mais l’auteure va sortir un roman où des personnages vont croiser Solange. Ce sera l’occasion de voir ce qu’il en est d’elle. Et cela avec grand plaisir.

Ma note : 8/10.

Merci à Youboox pour ce partenariat !

mercredi 16 novembre 2016

Chronique : Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent


Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent.
(Genre : Contemporain).

Editions : Au Diable Vauvert
Prix : 17€
Date de parution originale : 2 mai 2016

  Résumé : Comment, au fil de hasards qui n’en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s’embarquer pour un joyeux road-trip en corbillard, à la recherche d’un improbable dénouement…


  J’ai pu lire ce livre grâce à Youboox et à leur prix du livre numérique. Je pense que sans eux, je serais passé à côté d’une belle pépite. Jean-Paul Didierlaurent est aussi l’auteur du livre « Le liseur du 6h27 ». Et je pense que je me pencherai sur cet ouvrage en 2017. Alors vous allez me dire que la couverture de « Le reste de leur vie » ne paie pas de mine. Oui c’est vrai, mais il faut dépasser cet a priori. J’ai littéralement dévoré cet ouvrage qui est au final passé à un cheveu du coup de cœur !

  L’auteur commence dès le début par présenter ses personnages. D’Ambroise à Manelle, il évoque leur quotidien dans leur travail respectif mais aussi dans leur vie privée. Une alternance dans les points de vue bienvenue puisqu’elle permet au lecteur de bien les identifier. Je me suis vite pris dans le récit, à tourner les pages et à être curieux de savoir… comment les deux personnages allaient bien pouvoir se rencontrer.

  Je me suis beaucoup attaché aux personnages. A Manelle et Ambroise mais aussi à Beth et Samuel. Ambroise le thanatopracteur est pris par son métier tous les jours. Une véritable vocation et passion. J’ai adoré ce personnage et son goût pour le travail bien fait. Sa minutie, son contact avec les familles des défunts, sa manière d’aborder les choses, son professionnalisme aussi. Cet homme m’a aussi beaucoup plus de par sa relation avec sa grand-mère. Attentif à elle mais pas surprotecteur. D’ailleurs Beth est un personnage coup de cœur qui m’a fait mourir de rire pendant ma lecture. De l’autre côté on a Manelle, aussi passionnée par son métier. Sa débrouillardise, sa sociabilité et ses habitudes affectueuses avec les personnes dont elles s’occupent m’ont plu. Comment deux personnes que tout oppose vont-elles bien pouvoir se rencontrer ?

 J’en viens au seul bémol du livre. Je trouve que l’auteur prend trop de temps pour que les personnages en viennent à se rencontrer. Peut-être aurait-il fallu couper un peu dans le vif au début. Développer d’autres points quand ils sont tous les deux. Un détail qui m’a à peine dérangé. Sinon les chapitres sont courts et se lisent vite grâce à l’alternance des points de vue. On est entraîné dans l’histoire d’une manière simple et désarmante. On se sent concerné et touché. On se met à la place des personnages et on essaie de voir comment on aurait réagi à leur place. En tout cas vous n’arrêterez pas de tourner les pages… c’est moi qui vous le dis !

  Plusieurs thèmes sont abordés dans ce roman : la mort (et oui ça arrive), l’amour, la vie et les deux métiers que font Ambroise et Manelle (thanatopracteur et aide à domicile). On apprend des choses dans le métier d’Ambroise. L’auteur a suivi un thanatopracteur pour l’écriture du roman. Du coup ça donne du réalisme au récit et un réel intérêt. J’apprécie le fait que l’auteur voit son roman comme le fil de la vie. Un fil pas tout à fait droit, fait de rencontres, de hasards et parfois d’un peu de chance. Un autre sujet majeur est abordé… mais je ne peux pas vous en parler. Je gâcherai le plaisir de votre lecture.

  L’écriture de Jean-Paul Didierlaurent est incroyable. Tout au long du roman je me suis fait cette réflexion : « le style est d’une fluidité déconcertante ! » Ça m’a surpris totalement mais dans le bon sens du terme. Sa plume possède un goût de reviens-y et on en redemande sans cesse. Combien de fois je me suis retenu de rire dans le métro (bon des fois je n’ai pas pu m’en empêcher), j’ai même eu une larme à l’œil. C’est empreint d’émotions, de bon sens et d’intelligence. Et j’ai adoré la fin ! Je n’ai qu’une chose à dire : lisez ce livre ! Il en vaut la peine et en plus… c’est un auteur français. Je ne peux donc que vous recommander cet ouvrage.

Ma note : 9/10.

Merci à Youboox pour ce partenariat !

mardi 15 novembre 2016

Chronique : Chère Alice de Cécilia Dutter


Chère Alice de Cécilia Dutter.
(Genre : Contemporain, Epistolaire).

Editions : Milady
Prix : 5,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 octobre 2016

  Résumé : Quand Alexandre rencontre Alice, il ne peut s’empêcher de lui écrire le désir qu’elle lui inspire. Mais celle sur laquelle il a jeté son dévolu n’envisage pas de vivre une relation adultère, et encore moins avec le mari de sa meilleure amie. D’ailleurs, pourquoi cette femme parfaitement épanouie dans son couple s’encombrerait-elle de cet homme de vingt ans son aîné ? Alexandre ne se laisse désarçonner ni par les réponses assassines, ni par l’ironie mordante de sa correspondante. Troublée par sa persévérance, Alice va finir par lui révéler les arcanes du désir féminin. Mais le désir qui naît entre eux n’est-il pas condamné à rester inassouvi ?


  Je ne lis pas beaucoup de romans épistolaires, pourtant c’est un fait : j’adore ça. Quand j’ai eu l’opportunité de lire « Chère Alice », je n’ai pas hésité une seule seconde. Le résumé m’avait tenté tout comme la couverture. Au demeurant simple mais qui attire le regard. Que vous dire à part que j’aurais pu adorer mais que je m’attendais à y trouver autre chose. Une bonne lecture teintée de quelques défauts.

  Dès le départ j’étais vraiment à fond dans ces échanges de lettres. La façon qu’a Alexandre d’écrire à Alice m’a retourné, renversé… si j’avais été une femme, j’aurais de suite craqué pour sa plume. C’est ce qui m’a poussé à continuer ma lecture. Surtout avec les lettres sèches d’Alice, qui ne mâche pas ses mots pour rembarrer ce gars un peu trop entreprenant… même de façon épistolaire. Ma curiosité n’a pas résisté à cette envie de lire. Et de savoir comment Alice et Alexandre allaient finalement s’apprécier.

  Alexandre est un personnage auquel je me suis attaché. Par sa persévérance, sa facilité d’écriture, son ton parfois un peu pompeux mais qui fait tout son charme. Sa manière d’aborder Alice et de lui soumettre ses envies les plus inavouables. Même malgré son âge, je pense que j’aurais pu apprécier Alexandre en tant qu’ami. Alice m’a plu par son côté franche et directe, par sa façon de remettre en place Alexandre. Peut-être ai-je vu en elle des qualités que je ne possède pas… Même si elle peut paraître froide, c’est ce contraste entre les deux personnages qui m’a plu. Pourtant même si leur relation évolue, je ne pensais pas que ce serait de cette manière. Et je crois que c’est pour ça que j’ai été déçu par la tournure qu’a pris le récit. Peut-être aurait-il fallu un peu plus creuser les personnages. Rien que d’aborder un peu plus leur vie respective et sortir un peu des lettres.

  Le rythme est intéressant notamment avec ces lettres alternées entre Alexandre et Alice. Des missives courtes, qui permettent une fluidité indéniable au roman. Les personnages abordent des sujets divers et variés de leurs vies mais aussi des choses plus intimes. On est sans cesse curieux de savoir où ils vont aller et comment ils vont aborder les choses. On se prend à rire parfois, à esquisser un sourire ou à être choqué par tel propos. Et puis le livre est tellement court qu’il se lit en à peine 2 jours.

  Les relations épistolaires sont quelque chose que j’apprécie dans les romans. Cela permet parfois de sa cacher derrière sa plume ou alors au contraire de se livrer totalement. C’est le cas avec « Chère Alice ». J’ai apprécié cette relation naissante mais n’ai pas compris la route prise par l’auteure pour son histoire. Je m’attendais à une histoire d’amour, une romance toute mignonne de deux êtres ayant peut-être eu le coup de foudre. A deux personnes qui se redécouvriraient de manière inédite. Dommage pour moi, je n’ai pas été servi de ce côté-là. Pourtant il y avait matière à faire quelque chose d’intense et d’incroyable.

  Comme je l’ai dit plus haut, bien que ce soit Alexandre ou Alice qui écrivent les lettres, c’est avant tout Cécilia Dutter qui trouve les bons mots. J’ai adoré sa plume et je n’hésiterai pas à lire un autre livre d’elle à l’avenir. Un talent français à souligner. En ce qui concerne la fin, je l’ai trouvé un peu précipité. Je m’attendais encore une fois à autre chose et tout est un peu retombé comme dans un soufflet au fromage. Bien mais ça aurait pu être mieux. Si vous êtes curieux de découvrir ce livre, n’hésitez pas. Il vous fera passer un bon moment. Personnellement je m’attendais à autre chose, dommage pour moi.

Ma note : 7,5/10

Merci aux éditions Milady pour ce partenariat !

dimanche 6 novembre 2016

Chronique : Au pays de l'Ailleurs de Tahereh Mafi


Au pays de l’ailleurs de Tahereh Mafi.
(Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 octobre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Furthermore.

  Résumé : Avec sa peau pâle et ses cheveux de neige, Alice détonne à Ferenwood, ce monde éclatant où les couleurs sont révélatrices d’un don magique. L’incolore jeune fille de douze ans n’a donc apparemment aucun intérêt, et les habitants de ce lieu en ont fait une paria. Aussi, lorsqu’Oliver lui propose de l’aider à chercher son père, la seule personne qui a toujours cru en elle, Alice accepte. Même si le garçon est son ancien ennemi de classe et que son talent consiste à tromper son monde. Même si, pour retrouver celui qui a disparu trois ans plus tôt, ils devront explorer le dangereux pays de l’Ailleurs… Un endroit où rien n’est ce que l’on croit, et où les pièges pullulent. Un endroit où ils trouveront peut-être plus que ce qu’ils sont venus y chercher.


  Tahereh Mafi est une auteure que j’apprécie beaucoup. Notamment avec sa série « Insaisissable » que j’avais adorée ! Ici, elle nous revient avec un roman middle-grade, comprenez jeunesse. Une histoire qui change totalement de la dystopie qu’elle avait écrite auparavant. On est ici dans le fantastique pur et dur. La couverture réalisée par les éditions Michel Lafon est sympathique. Après ma lecture je comprends enfin pourquoi ce choix éditorial. Il est vrai qu’au final, elle colle bien à l’histoire. Cependant j’ai toujours une préférence pour la couverture originale. Bref, ce n’est qu’un détail. Après avoir refermé le livre, j’ai apprécié dans l’ensemble cette histoire. Mais des défauts sont venus entachés mon ressenti global.

  L’auteure a de suite su capter mon attention dans son récit. On fait la rencontre d’Alice qui est une enfant qui va bientôt avoir 12 ans. Sa maman ne l’apprécie pas tellement, ses petits frères ne se préoccupent pas d’elle et son père est parti sans jamais revenir. Alice ne fait pas la fierté de sa contrée à cause de son absence de couleur. La couleur est pourtant omniprésente à Ferenwood, elle est ce qui donne un sens à la magie. J’ai été curieux de savoir pourquoi Alice n’avait pas de couleur. Si elle avait un peu de magie en elle ou pas. Et comment l’auteure allait l’amener au pays de l’Ailleurs.

  Je dois dire que je ne me suis pas tellement attaché à Alice malgré son jeune âge. Dommage que son évolution ne la rende touchante que vers la fin. Tout au long du livre j’ai trouvé qu’elle n’en faisait qu’à sa tête, qu’elle n’écoutait pas Oliver et ses mises en garde. Qu’elle était parfois égoïste (encore qu’à 12 ans c’est normal) et qu’elle agissait comme si elle avait parfois 6 ans. Une vraie gamine qui fait des caprices. Je pense que derrière ces défauts, Alice est une personne qui cache ses vrais sentiments. Qu’elle ne comprend pas vraiment son véritable don. Ses liens familiaux sont aussi compliqués. Elle est frustrée que sa mère ne l’apprécie pas plus que ça. Surtout qu’en tant que maman, elle devrait forcément l’aimer malgré sa différence. Un personnage central en demi-teinte qui m’a à la fois plu mais pas tant que ça. Dommage qu’on ne comprenne pourquoi que vers la fin. Je vous laisse découvrir Oliver et les autres personnages plus secondaires. Ils en valent la peine.

  Le rythme de lecture aurait pu être plus dense et cadencé. Il y a des longueurs tout au long du roman qui m’ont un peu dérangé. Je pense que les interventions de l’auteure dans le livre ne sont pas essentielles. Au lieu d’intervenir personnellement, elle aurait pu laisser Alice nous livrer ses pensées elle-même. Une cinquantaine de pages pourraient être coupées pour apporter plus de dynamisme. Après les chapitres sont courts et apportent de la fluidité. L’histoire met un certain temps à démarrer mais une fois les 120 pages passées, on ne s’ennuie plus. On part à la découverte, comme Alice, du pays de l’Ailleurs.

  L’univers est assurément le gros point fort du roman. Que ce soit à Ferenwood ou au pays de l’Ailleurs, l’auteure a su m’embarquer dans ces contrées. L’histoire de ces deux villes, l’explication autour de la magie, les règles et les interdictions en Ailleurs. Tahereh Mafi a une imagination impressionnante ! J’ai été séduit je l’avoue. Après, il est vrai que j’aurais aimé encore plus de détails, plus de difficultés pour Alice et Oliver. Mais ce monde appelle à être développé. J’ai aussi apprécié les messages délivrés par l’auteure. Des messages sur la différence, l’amour familial et amical. Ce sont des thèmes qui parleront aux jeunes qui liront le roman.

  La plume de Tahereh Mafi m’a embarqué. Une plume qui appelle à l’imagination, à visualiser toutes ces couleurs, la magie de Ferenwood, les villages de l’Ailleurs. Je me suis laissé porter pour mon plus grand plaisir. Je regrette que le roman soit trop accès jeunesse. Je trouve qu’on perd en intensité. Et la fin est à mon sens un peu précipitée. C’est vraiment dommage. Bref, malgré ses défauts, « Au pays de l’Ailleurs » m’a plu par son univers original. Il est dommage que les points négatifs se placent sur des éléments cruciaux du récit. Je lirai quand même avec plaisir un autre livre de l’auteure. J’espère que sa magnifique plume servira un récit YA ou adulte.

Ma note : 7/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

mercredi 2 novembre 2016

Chronique : Silver - Livre 3 de Kerstin Gier


Silver – Livre 3 de Kerstin Gier.
(Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Milan
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 septembre 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Silber, Band 3 : Das dritte Buch der Träume.

  Résumé : Liv a l’impression que ses problèmes ne finiront jamais : remariage de sa mère, complexe d’infériorité, ragots du collège attisés par la mystérieuse blogueuse Secrecy, et fierté blessée par son ex-petit ami Henry. Sans parler des couloirs du rêve et du dangereux Arthur, qui manipule les gens pendant leur sommeil pour les faire agir à sa guise. Et si le Seigneur des ombres et des ténèbres existait pour de vrai ? Il y a des jours où l’on préfèrerait cauchemarder plutôt que d’affronter la réalité.


  La trilogie « Silver » est destinée aux adolescents de 15 ans. Pourtant je n’ai eu aucun mal à l’apprécier. Le tome 1 a été un coup de cœur, le tome 2 une excellente lecture… et le tome 3 reste dans la même veine. Je regrette juste que les éditions Milan n’aient pas choisi une autre ligne éditoriale pour cette série. Les visages ne rendent pas justice aux personnages et encore moins à l’histoire. Au final, même si la série possède quelques défauts (ce tome 3 ne fait pas exception), j’ai passé un très bon moment !

  Kerstin Gier arrive toujours à attirer son lecteur dès les premières pages. Entre rêve et réalité, on peut parfois s’y perdre… surtout en début de chapitre et je trouve que ce côté déstabilisant est un plus pour l’histoire. On est toujours avec Liv et sa sœur Mia, tout comme avec Grayson et Henry. L’auteure fait des rappels sur les tomes précédents et c’est intelligent. L’intrigue de cet ultime volet est en partie liée à celle du tome 2 tout en se renouvelant. Cela permet ainsi au lecteur d’y trouver son compte.

  Les personnages sont tous intéressants à suivre. Notre protagoniste Liv est parfois assez énervante tant elle est indécise. On a envie de la secouer et de lui dire de faire des choix une bonne fois pour toute. J’admire cependant l’auteure par sa capacité à mettre Liv dans des situations assez cocasses et drôles. C’est un personnage haut en couleurs que le lecteur ne regrettera pas de suivre… tout comme sa sœur Mia d’ailleurs. Elle restera toujours mon personnage préférée. Une petite détective en herbe, super maline et intelligente. J’aurais adoré avoir une sœur comme elle ! Il y a également d’autres personnages comme Grayson, Henry, Annabelle, Arthur et les membres de la famille de Liv. Chacun apporte sa petite pierre à l’édifice et chacun permet à l’histoire d’être ce qu’elle est : originale, addictive et so british.

  La lecture est prenante malgré les quelques longueurs qu’il peut y avoir dans l’intrigue. L’auteure fait quelques divagations. On aimerait qu’elle se concentre davantage sur les problèmes liés au monde des rêves que sur les difficultés amoureuses de Liv. A part ce petit souci, le récit se lit avec une grande facilité, les chapitres ne sont pas très longs. Ajoutez aussi que les personnages sont toujours en mouvement : que ce soit physique ou psychique. Les réflexions se font denses dans l’enquête tissée par l’auteure. Au final on se prend au jeu avec grand plaisir.

  Dans la série « Silver », ce qui m’a toujours intéressé c’est l’univers mis en place. Le monde des rêves m’a toujours fasciné et c’est encore d’actualité. J’adore ce que Kerstin Gier a fait de ses idées. Des règles qu’elle a pu établir, tout comme des interdits. De la façon dont elle a fait progresser ses personnages au sein de ce fameux couloir. Des larges possibilités que le lecteur apprend au fur et à mesure et je suis sûr… qu’on ne connaît pas encore tous les secrets. Peut-être aurait-il fallu plus de passages dans les rêves (je sais je tatillonne). Mais rien que pour le thème, je signe à nouveau sans hésitation.

  Le style de l’auteure n’est pas exceptionnel. Il est fluide, les phrases sont bien construites et les ados peuvent facilement tout comprendre. Ce qui est tout de même intéressant c’est la capacité que possède Kerstin Gier à nous faire imaginer son histoire. Des rêves incroyables plein de couleurs aux senteurs des gâteaux faits par Lottie (la nounou de Liv et Mia). Et rien que pour ça, c’est un pur délice. La fin m’a beaucoup plu et m’a aussi surpris ! Bien entendu, je vous recommande de lire « Silver ». Une trilogie que j’ai adoré découvrir et avec laquelle je n’ai pas été déçu !

Ma note : 8/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !