vendredi 22 janvier 2016

Chronique : La loi du dôme - Tome 1 de Sarah Crossan


La loi du dôme – Tome 1 de Sarah Crossan.
(Genre : YA, Dystopie).

Editions : Bayard
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 janvier 2016
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : Breathe, Book 1.

  Résumé : Les arbres ont été éliminés de la Terre et l’oxygène s’est raréfié, provocant des millions de morts… Les survivants ont été rassemblés sous le Dôme, sorte de bulle protectrice où un nouvel ordre s’est constitué autour d’un État totalitaire et d’une société, Respirer Inc qui contrôle l’air que les habitants respirent. Tout en haut de l’échelle sociale, se trouvent les Premiums. Riches et en bonne santé, ils méprisent les Auxiliaires, trop pauvres pour payer un impôt sur l’oxygène et donc contraints de survivre avec le peu d’air qu’ils respirent…


  Lorsque j’ai su la parution de ce bouquin, j’ai été ravi. Cette dystopie a 4 ans, pourtant elle est passée à côté des maisons d’édition françaises. Bayard a fait le choix de la publier et a bien fait. J’avais hâte de voir ce que ce bouquin avait dans le ventre. Hâte de voir aussi les thèmes qu’il abordait. Je savais que cette dystopie portait sur la raréfaction de l’air. Ça m’a suffit à être curieux. La couverture est je dois dire vraiment belle. Elle reflète très bien l’univers et les images qu’on peut en avoir. Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture.

  Dès le début je me suis senti impliqué dans la lecture. On va faire la rencontre d’Alina et d’Abel, des rebelles. Ils vont tenter de dérober un bout d’arbre… étrange non ? Si on ne comprend pas pourquoi on le saura très vite. Sarah Crossan commence son histoire dans le dôme. Cette bulle de verre protégeant les habitants du manque d’air que subit la planète. Très vite on passe à un autre personnage, Béa, et encore à un autre, Quinn. Notre curiosité est titillée parce qu’on a envie de savoir ce que ces personnages ont en commun. Pourquoi l’auteure les place en tant que protagoniste ? Donc on lit, sans jamais plus s’arrêter.

  J’ai adoré les personnages même s’il y en a trois placés au cœur du récit. Alina c’est la rebelle, celle qui désapprouve les lois du dôme. Elle est franche, combative et forte. Elle fera tout pour faire éclater la vérité aux habitants du dôme. Sa faiblesse, elle n’est qu’un pion face à une politique oppressant ses citoyens. Béa et Quinn sont deux meilleurs amis. Béa est une Auxiliaires (caste basse de la société) alors que Quinn est un Premium (caste haute). La faiblesse de Béa, c’est son amour pour Quinn. Mais c’est ce qui en fait également sa force, elle la tire de ce jeune homme. Béa est intelligente, réfléchi et fidèle à ses proches. Quinn est un jeune homme protecteur et généreux. Droit dans ses baskets et aussi courageux. Le problème c’est que Quinn et Béa ont des œillères. Alina sera là pour leur faire ouvrir les yeux. Trois personnages bien construits et approfondis. Ils ont chacun leur personnalité et chacun va apprendre de l’expérience de l’autre. Ils sont très différents mais se complètent à merveille dans le roman.

  Le rythme est très intéressant et l’auteure joue très bien avec. Déjà, l’alternance des points de vue donne une vraie richesse à l’intrigue et à l’histoire. Sarah Crossan permet de développer les différents points de sa dystopie avec chacun des personnages. De plus, les chapitres sont très courts et amènent une fluidité au récit. Le rythme se trouve d’autant plus renforcé parce qu’on ne cesse de bouger. On est dans le dôme, à l’extérieur, à la recherche d’un endroit tenu secret… On est emporté par ce que ressentent les personnages. L’auteur ne les épargne pas. On est sur nos gardes parce qu’ils vivent avec des conditions difficiles. Et au fur et à mesure de ce tome 1, on apprend réellement des choses. Ce n’est pas qu’un tome d’introduction, il est assez riche en découvertes et en rebondissements.

  L’univers m’a totalement plu. J’ai adhéré au thème choisi par l’auteure : parler de l’air qu’on respire. Je me suis souvent questionné sur ce qu’on deviendrait si l’air venait à manquer. L’auteure donne un aperçu, peut-être une réponse, et pour moi elle tient la route. J’ai adoré le développement de la dystopie. Les raisons de la création du dôme et de la société Respirer Inc sont plausibles. Elle donne des explications sur le passé de la planète et pourquoi on en est arrivé là. Bien sûr, on retrouve le schéma dystopique qu’on a déjà vu dans d’autres romans. Mais ici tout se fait par étape. On ne va pas trop vite et on laisse mûrir les choses pour qu’elles explosent. La tyrannie est aussi développée et j’ai apprécié ce volet-ci.

  L’écriture de Sarah Crossan est addictive. Le roman fait 437 pages mais il s’avale. Le style est fluide. On prend le temps de nous faire des descriptions intéressantes sur le quotidien des protagonistes. Aussi sur le dôme, l’extérieur du dôme et on visualise tout : la beauté des arbres, la laideur de l’extérieur où plus rien ne pousse. La fin m’a beaucoup plu parce qu’on sent que le roman prend un tournant pour la suite. C’est explosif, révoltant. On a envie de crier avec nos personnages, j’ai été touché parce qu’ils ont vécu. J’ai même eu les yeux qui brillaient… J’ai vraiment hâte de lire la suite et fin de ce diptyque ! Je ne peux que vous recommander ce 1er tome. Si le schéma dystopique n’est pas novateur, le thème abordé l’est. Les personnages sont intéressants à suivre, le style est fluide et le rythme excellent. Il m’a juste manqué le petit truc en plus pour que la note soit plus élevée.

Ma note : 8/10.

Merci à Dorothée et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

mercredi 20 janvier 2016

*Vidéo* : Book Haul #33 : Décembre 2015, Noël et Cie...


Salut les readers !

Je vous retrouve pour un genre de vidéo que vous appréciez beaucoup sur la chaîne ! Il s'agit d'un "Book Haul" :D Et pas n'importe lequel puisque je vous présente les livres que j'ai reçu à Noël... mais pas que ^^ En tout cas j'espère que la vidéo vous plaira. J'ai pris un réel plaisir à la tourner :) Je vous souhaite un très bon visionnage !!

Enjoy <3

Le partenariat :

Les gains concours :
 

Les cadeaux de Noël *-* (Encore MERCI !) :
       

dimanche 17 janvier 2016

Chronique : Les chiens d'Allan Stratton


Les chiens d’Allan Stratton.
(Genre : Jeunesse, Suspense).

Editions : Milan
Prix : 14,50€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 octobre 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Dogs.

  Résumé : Cameron devait être à l’abri pour de bon, dans cette vielle ferme paumée au milieu de nulle part. Son père ne les dénicherait jamais dans un coin pareil, avait dit sa mère. N’empêche, dès le premier jour, Cameron sent bien que quelqu’un est déjà là. Invisible, mais il le sent. Il l’entend même parfois. Quels secrets va-t-il découvrir dans cette baraque ?


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Aussitôt reçu, aussitôt lu et j’ai A-DO-RÉ ma lecture ! J’espère réussir à retranscrire ce que j’ai ressenti dans cette chronique. J’aimerai vous faire prendre conscience que ce bouquin est tout simplement génial. Une pépite dans la littérature jeunesse à suspense. La couverture donne le ton, sombre, mystérieuse. Une maison abandonnée qui donne froid dans le dos. Le titre… prend tout son sens une fois la lecture effectuée. Ce que je savais du résumé : une mère et son fils déménage et se retrouve dans la maison de la couverture ! J’ai passé un excellent moment de lecture, j’ai bien frissonné.

  Dès le début du livre, j’ai senti une tension dans l’écriture et dans l’histoire. Comme si on était sur un fil et qu’il ne fallait absolument pas tomber. Au bout de 20 pages, Allan Stratton amène ses personnages dans la ferme de la couverture. Je me suis senti mal à l’aise, d’une puissance incroyable. Bien sur, l’auteur présente ses personnages et le pourquoi du déménagement. Il incite sans cesse le lecteur à continuer. Même si on a peur, même si on frissonne, on est sadique et on continue. Une très bonne entame de roman qui ne laissera pas le lecteur indifférent.

  Cameron est le protagoniste. Je me suis totalement attaché à lui. Il a vécu des choses assez dures dans son enfance, sa mère le trimballe de déménagement en déménagement pour fuir son père. Dans ce cadre, difficile de se faire des amis, de voir sa famille et d’avoir une relation saine avec sa mère. Je vous jure que Cameron m’a fait flipper. L’auteur met des phrases en italique quand il se parle à lui-même… c’est comme s’il était fou. Du coup, on se demande si ce qu’il vit dans la maison est réel ou pas. S’il n’invente pas des événements. Je l’ai adoré par sa perspicacité, son intelligence et son grand courage. Je n’aurai pas été capable de faire un tiers de ses actes. J’aurai juste aimé avoir un peu d’approfondissement sur son passé. Sa mère, Ken, M Sinclair et d’autres personnages auront une grande importance dans cette histoire. Chaque personne a sa part d’ombre et de secret. Et chacun va se révéler être important pour l’intrigue.

  Oh my god, le rythme est totalement dingue. J’ai lu 77% du livre en 3h30 de temps. Tout est fait dans ce bouquin pour qu’on ne s’arrête pas de tourner les pages. Les chapitres sont super courts : fluidité gagnée. Il ne se passe pas un temps mort dans l’intrigue. Cameron mène une véritable enquête sur le passé de la maison et on est curieux de savoir. Le côté peur et frisson du récit devient au fur et à mesure oppressant quand on lit. A chaque fois que je finissais un chapitre, j’avais des frissons et je disais : « punaise ce n’est pas possible ». Le roman est addictif parce que l’intrigue est très bien construite. On apprend les éléments d’une certaine manière, ça nous rend curieux. Et la curiosité emporte sur la peur. Du coup on réfléchit aussi avec Cameron pour démêler le vrai du faux et pour trouver les secrets de la maison et des personnages. J’ai adoré !

  Ce roman est un mélange de Sherlock, de suspense, de peur, de surnaturel et de relations malsaines. L’auteur a très bien pensé ses éléments. Il les disperse progressivement dans le récit. Comme Cameron on se sent épié, regardé. On devient fou comme lui, on doute, on se remet en question. Les émotions sont très fortes dans ce bouquin. Je n’ai jamais autant eu peur et frissonné à chaque fois que je lisais un chapitre. On se prend au jeu de l’enquête. Le côté surnaturel est très subtil mais il fait ici toute la différence. Le titre prend tout son sens, a un réel impact sur l’histoire, sur le passé de la maison. Une histoire de famille dans le passé qui fait étrangement écho à celle de Cameron, sous un nouvel angle.

  Le style d’Allan Stratton est excellent. Déjà qu’il nous fait ressentir tout un panel de sentiments, il nous fait des descriptions qu’on visualise parfaitement. Quand on lit page 23 : « La nuque me picote. Quelqu’un dans mon dos me regarde […] Silence. Je me retourne avec lenteur. Je ne vois personne. Pourtant, il y a quelqu’un. Je le sens » ; On ressent cette présence aussi bien que Cameron, on l’imagine à chaque fois et c’est ce qui rend le roman oppressant. L’auteur installe une atmosphère intense qui ne vous lâchera pas du début à la fin. D’ailleurs cette fin… oh mon dieu j’ai halluciné par la tournure que prenait l’histoire. Les toutes dernières pages sont en tout cas très belles. Si vous ne l’avez pas compris, je vous conseille 1000 fois ce livre. Si vous aimez frissonner, les enquêtes à résoudre et les maisons hantées… ce livre est fait pour vous !

Ma note : 9,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !