vendredi 18 mars 2016

Chronique : La trilogie du rempart sud - Tome 1 : Annihilation de Jeff Vandermeer


La trilogie du rempart sud – Tome 1 : Annihilation de Jeff Vadnermeer.
(Genre : Science-fiction).

Editions : Au Diable Vauvert
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution française : 10 mars 2016
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : Southern Reach Trilogy, Book 1 : Annihilation.

  Résumé : La Zone X, mystérieuse, mortelle. Et en expansion. Onze expéditions soldées par des suicides, meurtres, cancers foudroyants et troubles mentaux. Douzième expédition. Quatre femmes. Quatre scientifiques seules dans une nature sauvage. Leur but : ne pas se laisser contaminer, survivre et cartographier la Zone X.


  Au départ ce livre ne me tentait pas plus que ça. J’avais reçu les épreuves non corrigées et je ne m’étais pas penché sur son résumé. Pourtant ma curiosité naturelle en ce qui concerne les livres m’a poussé à lire la 4ème de couverture. C’est là que j’ai été réellement tenté. Je pensais que j’allais lire une dystopie… mais pas du tout. Je remercie d’ailleurs les personnes m’ayant mis en garde. On est plus dans de la science-fiction. La couverture du livre m’a aussi emballé et j’ai commencé ma lecture. Assez perplexe je l’avoue. Au final même s’il y a des bons points, j’ai un avis en demi-teinte.

  Le début nous plonge directement au cœur de la 12ème expédition. L’auteur décrit les alentours de la Zone X, ce qui s’y trouve et où nos protagonistes vont établir leur camp de base. Cependant, j’ai su immédiatement que j’allais avoir du mal à m’attacher aux personnages. Tout comme j’ai senti que ce tome 1 allait en dire trop peu sur l’univers. C’est un énorme tome d’introduction. D’habitude, je ne suis pas contre mais là… on n’en dit pas beaucoup.

  Ce qui m’a surpris, c’est que du début à la fin on ne connaîtra pas le prénom des personnages. Les quatre femmes s’appellent par leur métier : l’anthropologue, la psychologue, la géomètre et la biologiste. C’est cette dernière qui va nous livrer son récit. On se rend compte que ce qu’on est en train de lire est un journal intime. Cela aurait pu permettre au lecteur de s’attacher davantage à elle… mais je n’ai pas réussi plus que ça. Pourtant, Jeff Vandermeer essaie de donner des éléments de son enfance ou de sa vie maritale. Pour moi, ça ne suffit pas à en faire un personnage attachant. De manière contradictoire, j’ai adoré le caractère de la biologiste. Son côté courageux, franc et battant. On sent qu’elle est faite pour cette expédition. Elle a les épaules nécessaires pour faire les découvertes qui se trouvent dans la Zone X. Je n’ai pas trouvé un réel intérêt aux autres personnages. Certaines seront vite écartées alors que d’autres ne cesseront de mettre des bâtons dans les roues à la biologiste.

  Si l’histoire en elle-même n’est pas assez développée, j’ai trouvé que le rythme était plutôt bon. L’auteur installe dans son récit une tension, une pression et un mystère autour de cette Zone X. La biologiste va faire des découvertes assez surprenantes tout comme assez dingues, voire surréalistes. Du coup, je me suis posé pas mal de questions sur l’origine de cette Zone X. Le rythme est soutenu parce que la biologiste ne cesse de bouger dans cette Zone tenue en huis-clos permanent (ce qui peut paraître paradoxal). Si les chapitres sont assez longs (5 chapitres pour 222 pages), on peut faire des pauses pour s’arrêter quand on le souhaite. Il y a des coupures dans le récit bien identifiées.

 Ce qui aurait pu être un univers science-fiction de malade ne m’a pas spécialement convaincu. Certes la biologiste fait des découvertes dans la Zone X mais on connaît trop peu d’éléments. Jeff Vandermeer nous explique l’origine de cette Zone sans plus de détails. Le côté science-fiction aurait largement pu être plus développé. On aurait pu avoir plus d’indices permettant de comprendre un peu mieux dans quoi on s’embarquait. On sait qu’il y a une espèce de vie bizarre dans la Zone X, qu’on en ressort pas indemne… mais c’est tout. Certaines révélations, assez troublantes, sont bien insérées dans le récit. Je suis quand même curieux de voir comment l’auteur va faire pour approfondir tout ça.

  J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur qui possède un style descriptif intéressant. On se représente bien la Zone X et la tension insinuée au fil de la lecture se fait bien ressentir. On est un peu effrayé mais aussi fasciné par ce qu’il se passe dans cette Tour ou ce Phare (ce qui liront comprendront). La fin amène le lecteur sur les traces du tome 2. Si mon avis est en demi-teinte, je suis curieux de connaître la suite. Je pense que l’auteur va nécessairement se renouveler pour nous proposer autre chose. J’espère avoir un autre point de vue qui permettra d’en apprendre davantage sur les mystères de cette Zone X.

Ma note : 6,5/10.

Merci aux éditions Au Diable Vauvert pour ce partenariat !

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #57 : Février 2016 - Partie 1


Salut les Readers !

J'espère que vous allez bien en cette fin de semaine :D Je vous retrouve (un peu en retard c'est sûr ^^) pour vous présenter mes lectures de février... du moins une partie lol ! Au programme de ce "Carnet Livresque" de la dystopie, du contemporain, de la fantasy et du frisson ;) J'espère que ces lectures vous tenteront... ou pas ! Je vous souhaite un bon visionnage :)

Enjoy <3

Mes lectures passées durant la 1ère quinzaine de février :
   
 

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mardi 15 mars 2016

Chronique : Cité 19 - Livre 2 : Zone blanche de Stéphane Michaka


Cité 19 – Livre 2 : Zone blanche de Stéphane Michaka.
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Pocket Jeunesse
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 3 mars 2016

  Résumé : Faustine, une adolescente d’aujourd’hui, se retrouve brusquement plongée dans le 19ème siècle. Décor grandeur nature ? Voyage dans le temps ? La réalité est bien plus inquiétante… Tandis qu’elle s’enfonce dans les profondeurs de Cité 19, une ville qui ressemble à s’y méprendre au Paris du Second Empire, Faustine découvre qu’elle n’est pas la seule à vouloir détruire le simulacre. Mais elle doit faire vite : dans son laboratoire secret, le docteur Zapruder, qui a d’autres projets pour elle, guette le moindre faux pas de l’adolescente…


  Je tiens à remercier Stéphane Michaka et les éditions Pocket Jeunesse pour la confiance qu’ils m’ont accordée. Sans eux, je n’aurai pas eu le plaisir de lire le diptyque « Cité 19 ». Vous savez que j’avais adoré le 1er tome (ma chronique) et que j’avais hâte de lire la suite. J’avais encore beaucoup de questions en tête et j’espérais que ce tome 2 comblerait ce manque. Je trouve la couverture très jolie. On voit le contraste entre les deux livres. On sent que ce 2nd opus va être plus sombre… et il l’a été. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture.

  J’ai apprécié que l’auteur reprenne son récit là où il l’avait laissé à la fin du tome 1. J’ai su me replonger dans l’histoire sans souci. Dès le début ça commence fort ! Faustine apprend quelque chose qui va changer le cours de l’histoire et j’ai adoré. On se pose des questions sur ce qu’elle va pouvoir faire et on devient curieux de la suivre dans ses péripéties. L’auteur sait attirer son lectorat dans son histoire et il le fait d’une manière intelligente avec son alternance de points de vue.

  Faustine m’a encore beaucoup plu dans ce tome 2. Je trouve que c’est une fille droite dans ses baskets, qui n’a pas froid aux yeux et qui est déterminée à aller jusqu’au bout. Quand elle a un but elle ne le lâche pas et c’est appréciable. Faustine est aussi très intelligente et sa force psychique est un atout indéniable dans l’histoire. Je n’en dirai pas plus… Sa seule faiblesse serait peut-être qu’elle se laisse parfois aller à ses sentiments. Mais qui ne serait pas influencer à sa place ? Il y a d’autres personnages qu’on suit avec plaisir ou non : Zapruder, Sylvia, Vikram ou Morgane. Chacun porte Faustine dans l’histoire mais elle seule est maître de son destin.

  Attention, vous n’allez pas voir le temps passer ! Le récit possède un rythme phénoménal. Entre l’alternance des points de vue qui rend le récit riche et passionnant. Les chapitres courts qui apportent une fluidité au roman. Les changements autour de Faustine et de son voyage dans le temps amènent le lecteur à se poser beaucoup de questions. Les intentions des uns et des autres titillent notre curiosité. Et on est là à tourner les pages, à être toujours à l’affût d’un indice… un vrai page-turner !

  Ce que j’avais aimé dans le tome 1 se renouvelle avec le tome 2. J’ai complètement été transporté au 19ème siècle, lors de la période du Second Empire. On imagine les lieux, les robes faites de crinolines et les boulevards en travaux. On apprend beaucoup de choses sur la période. L’auteur replace des évènements important du Second Empire et je le répète, j’ai pris un cours d’histoire en me divertissant. Stéphane Michaka a dû faire un paquet de recherches pour rendre son univers si réaliste. J’ai aussi adoré le côté thriller puisque Faustine continue son enquête. Au niveau de la science-fiction, on se rend compte que le voyage dans le temps va beaucoup plus loin. Qu’il y a une vraie recherche pour innover. J’ai adoré ces trois aspects, ils font le charme de « Cité 19 ».

  Encore une fois j’ai adoré le style de Stéphane Michaka. Des descriptions faites dans la subtilité sans alourdir le roman. Des dialogues placés au bon moment pour fluidifier le récit. Tout comme les questionnements de la part des personnages nous permettent d’apprendre plus de choses sur l’univers construit. J’ai été en totale immersion, à être tantôt surpris tantôt pris dans le récit. Et la fin… d’habitude je n’aime pas les fins ouvertes. Mais là, je trouve que c’est fait intelligemment, dans la continuité de l’histoire. C’est assumé et amené comme il le faut. Ça pourra en frustrer plus d’un… mais pour ma part j’essaie de faire travailler mon imagination en tentant de savoir ce qu’il adviendra de Faustine. Je vous recommande fortement ce diptyque ! Un tome 1 solide qui apporte un univers pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Et le tome 2 a le mérite de répondre à toutes nos questions. Alors merci à Stéphane Michaka pour son histoire.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Stéphane Michaka et aux éditions Pocket Jeunesse pour ce partenariat !

dimanche 13 mars 2016

Chronique : Miss You de Maria Duffy


Miss You de Maria Duffy.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Milady
Prix : 18,20€ (Partenariat)
Date de parution française : 17 février 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : A love like this.

  Résumé : William et Donna sont issus de milieux radicalement différents, mais ils ont plus en commun qu’on ne pourrait l’imaginer. Ils sont nés à Dublin le même jour, et sous la même étoile. Seul problème ? Ils ne le savent pas encore. Ils se croisent au fil des ans, sans se rendre compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Lorsqu’un drame bouleverse leur existence, Donna décide de réaliser un vieux rêve, et Will d’entreprendre un tour du monde. Le destin les réunit finalement à quelque 20 000 kilomètres de leur ville natale, mais leur idylle naissante survivra-t-elle à un nouveau désastre ?


  Les romans contemporains m’intéressent de plus en plus. Ils ont cette particularité de me toucher en plein cœur. J’arrive plus facilement à m’attacher aux personnages et ma sensibilité est souvent mise à rude épreuve. C’est avec ce genre de livre que j’ai souvent des coups de cœur. Je lorgnais sur ce bouquin depuis plusieurs mois. En même temps, la couverture est magnifique. Et le résumé m’a de suite intéressé. On parle de destin, d’âmes sœurs et de drame… comment résister ? Au final, j’ai passé un bon moment de lecture mais je suis très frustré par ce que j’ai pu lire.

  L’auteure Maria Duffy, a pris le parti de commencer l’histoire dès la naissance de Donna et William. Avec une alternance de point de vue et une narration à la troisième personne, on va les suivre dans leur enfance jusqu’à leur âge adulte. J’ai trouvé cette construction du récit intéressante et riche. L’auteure s’est cassé la tête pour que le récit soit complet et je trouve que c’est un bon point. J’ai de suite été curieux de voir comment les protagonistes allaient se croiser. Et enfin, comment ils allaient se rencontrer. Avec toutes ces questions, je n’ai pas pu m’empêcher d’être à fond dans ma lecture.

  J’ai adoré William et Donna. Tous les oppose et pourtant leur bonne étoile, ou au choix leur destin, vont les pousser dans une même direction. Donna vit dans un milieu difficile, sa mère est alcoolique et sa grande sœur est la seule à être à ses côtés. J’ai été pris d’empathie pour ces jeunes filles. Donna se contente de ce qu’elle a, des petits bonheurs quotidiens avec sa sœur. Ce qui m’a marqué c’est l’espoir qu’elle a de s’en sortir et que sa mère puisse faire plus attention à elle. William lui, vit dans un milieu aisé. Ses parents ont des métiers rapportant beaucoup d’argent. Cependant, même s’il a tout ce qu’il veut, il ne se sent pas à sa place. William est sous l’emprise de sa mère, qui le manipule et lui fait faire (études, petite copine) tout ce qu’elle veut. Ce sont des personnages avec des qualités et des défauts. Ils sont intelligents et se posent beaucoup de questions. Chacun va être confronté à un drame qui va les faire réfléchir. D’autres personnages interviennent dans le récit. Il y en a cependant trop pour que j’en fasse un inventaire. Tous portent l’histoire qui devient grâce à eux complète.

  Le rythme m’a de suite embarqué dans l’histoire. Les chapitres sont courts et apportent la fluidité nécessaire pour avancer vite. L’alternance de points de vue est construite d’une manière intelligente. L’auteure fait en sorte que ses personnages bougent beaucoup. Que ce soit dans leur ville d’origine ou à travers des rencontres et des voyages. Petit à petit, même si j’aimais fortement ce que je lisais, j’ai senti que le roman s’essoufflait. J’aurais aimé qu’il soit construit d’une manière différente.

  Les thèmes développés sont tout de même intéressants : la situation sociale de deux familles, l’amitié, la famille, la reconstruction après un événement douloureux ou encore le voyage et l’introspection. Tout ce que l’auteure développe, elle le fait avec brio. Tout est bien décrit et on se prend les sentiments en pleine tête. Cependant, des événements sont un peu tirés par les cheveux. Je dirai que le destin en veut vraiment à Donna et William, peut-être trop. Et ce que je recherchais dans cette lecture, la romance, je ne l’ai trouvé qu’à la fin. Et c’est dommage, parce que cette fin m’a procuré des sensations intenses. J’aurais tellement aimé que Maria Duffy développe davantage leur relation et qu’elle oublie un peu ce vilain destin !

  L’écriture de l’auteure est très belle. C’est une traduction qui permet au lecteur de lire en tout fluidité. On se sent happé dans le récit et on tourne les pages au fil des événements. Le style assez descriptif permet d’imaginer les personnages, les lieux, les ambiances. C’est un roman dépaysant. Vous allez me dire que je chipote pour la romance parce que j’ai tout aimé en dehors de ce point là. Je m’attendais à avoir un énorme coup de cœur pour l’histoire de Donna et William. Et le fait que la romance passe au second plan m’a énormément frustré. « Miss You » est au final une bonne lecture, mais une lecture très frustrante.

Ma note : 7,5/10.

Merci aux éditions Milady pour ce partenariat !