vendredi 29 avril 2016

*Vidéo* : Book Haul #36 : Trop de livres en mars... et ça repart !


Salut les amis !

Mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas ^^ Je vous présente mes réceptions du mois de mars dernier !! 11 livres qui passent devant la caméra... dont une grande majorité déjà lus :D Ouufff heureusement sinon ma PAL friserait la crise cardiaque ;) J'espère que la vidéo vous plaira ! Je vous souhaite un bon visionnage !!

Enjoy <3

Les livres déjà lus :
       

Ceux étant encore dans la PAL :
   

Chronique : L'Elite - Tome 3 : Dernière épreuve de Joëlle Charbonneau


L’élite – Tome 3 : Dernière épreuve de Joëlle Charbonneau.
(Genre : Dystopie).

Editions : Milan
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 3 février 2016
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The Testing, Book 3 : Graduation Day.

  Résumé (SPOILERS SUR LES TOMES 1 & 2 !) : Cia a découvert les secrets du Test. Aujourd’hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut le faire seule. En qui peut-elle vraiment avoir confiance ? Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.


  Vous le savez, la série « L’élite » est pour moi une des meilleures dystopies. Comme je ne cesse de le dire, Cia n’a rien à envier à Katniss dans « Hunger Games ». J’avais très hâte de me plonger dans ce dernier tome. Mais j’avais aussi peur qu’il ne soit pas à la hauteur de mes espérances… il faut dire que laisser Cia après ces 3 livres, ça me rendait triste. La couverture est peut-être celle que j’aime le moins des 3. Cependant elle reste dans le thème du Test (il faut lire l’histoire pour comprendre ^^). Pas besoin de lire le résumé ! Pour ceux qui voudraient un avis du tome 1, je vous laisse ma chronique : ICI. Au final j’ai passé un excellent moment, j’ai adoré ce dernier tome !!

  L’auteure nous replonge dans le récit avec une facilité déconcertante. Elle attaque directement là où elle s’était arrêtée avec le tome 2 et c’est ce que j’ai adoré. Pas le temps de souffler, pas le temps de relâcher la pression… nous somme entraînés dans les péripéties de Cia. C’est une bonne manière de capturer dans ses filets les lecteurs fidèles des livres précédents. Pour moi ça a marché, dès que j’ai commencé à lire, je n’ai plus pu me détacher du roman. Tout comme ses grands frères, le tome 3 de « L’élite » est une page-turner qui vous happera sans concession !

  Oh ma petite Cia, ce qu’elle va me manquer ! C’est une héroïne qui marque les esprits comme l’a fait Katniss auparavant. Cia est déterminée à aller au bout de ses objectifs. Elle est forte psychologiquement, très intelligente, super réfléchi dans sa manière d’agir. Elle pense aux multiples conséquences avant de prendre une décision et ce qui me plaît par-dessus tout : elle ne s’écarte pas de ses principes. Et pour ça je la respecte amplement. Dans ce 3ème tome elle va devoir faire des choix difficiles afin d’agir pour le bien de sa communauté. Une chose est sûre, Cia nous surprend par ses connaissances et son sens pratique. Il serait un peu bête de vous décrire les autres personnages pour un dernier tome. Je peux vous parler de Tomas. Leur histoire d’amour passe au second plan dans le roman et c’est vraiment appréciable. L’auteure fait passer l’univers et l’intrigue principale avant leur relation et ça m’a plu.

  Le rythme est dingue, je crois encore plus dans ce dernier tome ! Déjà le roman fait seulement 280 pages donc ça se lit vite. Après les chapitres ne sont pas spécialement courts mais on est tellement pris par l’histoire que la fluidité est quand même au rendez-vous. L’ensemble des personnages bougent beaucoup entre le campus et la ville de Tosu. On est pris dans l’action tout le temps et elle ne s’essouffle pas. Ajoutez à ça les réflexions intenses de Cia pour réussir avec succès ses missions… votre cerveau va fumer. On est avec elle, on réfléchit aussi intensément qu’elle, quitte à se brûler les neurones. L’auteure fait de petites révélations et certains retournements de situations sont bien amenés. Vous n’allez pas vous ennuyer !

  Ce qui est fort c’est que dans ce 3ème tome, on apprend encore des choses sur l’univers de Joëlle Charbonneau. Comment les gens en sont arrivés à vivre dans des colonies alors qu’il y a une ville centrale ? Comment la terre a pu être aussi dévastée chimiquement ? Comment les anciens dirigeants ont-ils réagi face aux cataclysmes ? C’est encore plus riche que ce qu’on pouvait penser au départ. On sent que l’auteure maîtrise son sujet. C’est aussi un roman psychologique. On est là avec Cia, à jauger ses potentiels amis. Peut-on réellement leur faire confiance ? C’est aussi un roman politique fort, tout comme une histoire de stratégie. Tout ça est très bien mené par l’auteure, elle nous embarque, de la 1ère à la dernière phrase. Et surtout, elle ne fait aucun cadeau à ses personnages !

  Certains diront que la traduction est mauvaise. Pour ma part je la trouve excellente. J’adore ce style percutant, psychologique mais aussi accessible. Avec son écriture l’auteure nous pousse à faire confiance à Cia, à croire en son instinct… et punaise que c’est bon. Et cette fin ? Bonne ou pas ? Franchement je l’ai beaucoup aimé même si elle peut paraître précipitée. J’ai adoré les choix de Cia, sa capacité de résilience incroyable. Mais avec les révélations de l’auteure, je reste un peu frustré. J’ai encore quelques questions en suspend. J’aimerais vraiment une petite suite, ou une nouvelle 10 ans plus tard. Rien que pour voir si les objectifs de notre héroïne sont remplis. Il est temps de mettre un point final à cette chronique. Je ne peux que vous conseiller cette série. Elle reprend les codes de la dystopie mais s’en détache par son originalité. Vous devez absolument connaître Cia, son entourage, ce qu’il se passe pendant le Test. Vous aussi vous serez accro à cette trilogie… et vous ne respirerez plus jusqu’à avoir le fin mot de l’histoire.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

mercredi 27 avril 2016

Chronique : Cette fille, c'était mon frère de Julie Anne Peters


Cette fille, c’était mon frère de Julie Anne Peters.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Milan
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2016
Année de parution originale : 2004
Titre version originale : Luna.

  Résumé : Regan voudrait juste être une ado comme les autres. Mais comment trouver sa place dans l’ombre d’un frère génial et populaire ? Un frère dont elle est la seule à partager le secret. Un secret qui ne veut plus l’être et qui va tout bouleverser.


  Dans son ancienne ou sa nouvelle édition, ce roman m’a toujours tenté. Son thème n’est quasiment jamais abordé et je voulais voir comment l’auteure le traitait. Je dois avouer que même si j’étais curieux, j’avais quand même peur. Peur de ne pas être touché ou même de passer à côté. La nouvelle couverture du roman est simple… mais le titre évocateur et l’effet brillant sur « fille » et « frère » donne un aspect classe. Pas besoin de lire le résumé, j’étais déjà emballé par la possibilité de lire ce roman. Au final malgré quelques défauts, j’ai passé un bon moment.

 Julie Anne Peters plonge directement le lecteur au cœur du sujet. Pour nous présenter les personnages elle fait donc intervenir Regan notre protagoniste et Liam (son frère) en Luna (son autre lui). On est confronté à Luna sans vraiment comprendre ce qu’il en est. C’est ce qui m’a rendu curieux dès le départ. J’ai eu envie de connaître Liam et Luna à travers les yeux de Regan. Quelle place ces personnes prennent-elles dans la vie de Regan ? Comment Regan arrive-t-elle à faire face à ce secret ? Nous voilà donc embarqué dans l’histoire.

  Regan m’a de suite plu. Cette dévotion à son frère et à son secret… que personne connaît à par elle. Son attachement pour lui tout comme son ras le bol parfois. On sent que Luna et Liam prennent énormément de place dans la vie de Regan. Que cette dernière s’est presque entièrement consacré à lui, à cacher le secret, à le taire aux yeux des autres tout comme les potentiels rumeurs. On sent que Regan s’oublie dans la vie de son frère. Son évolution pour enfin vivre la sienne m’a beaucoup touché. Un chemin semé d’embûches qui la fera réfléchir et avancer. Au final, comme Regan est notre protagoniste, on connaît peut les pensées de Liam. On s’y attache par procuration mais j’aurais aimé que l’auteure fasse intervenir Liam ou Luna. Ça aurait donné du cachet, plus de corps au récit. On sent tout de même que Liam est un garçon mal dans sa peau, qui a une double vie. Le chemin vers son lui intérieur est beau… tout comme essayer de le faire accepter à son entourage.

  Le rythme de l’histoire est bien mené. Les chapitres sont de longueur normale et l’auteure alterne entre vie présente et souvenirs d’enfance. Cela permet de mieux se rendre compte des signes qui auraient pu montrer à l’entourage de Liam son côté transgenre. Et puis l’auteure monte crescendo dans le récit en ce qui concerne l’évolution de Liam et Regan. Il y a des tensions, ce n’est plus aussi rose qu’au début, chacun s’affirme de son côté. Pourtant j’aurais aimé en avoir beaucoup plus sur l’histoire. Parfois elle n’avançait pas tellement et j’attendais toujours le moment où Liam allait intervenir.

  Le thème est joliment abordé, cela reste sincère, avec de l’émotion et il y a des situations touchantes. La prise de conscience de Regan permet de rendre le roman plus intéressant. Julie Anne Peters retranscrit bien les difficultés d’une sœur à tenir seule un secret aussi lourd. On ne peut être que touché par la situation de Regan. J’ai beaucoup aimé l’aspect cocon familial un peu bizarre. Le père et la mère qui ne se rendent compte de rien pour des raisons différentes. Cette bulle familiale devient peu à peu étouffante dans le récit… si bien que Liam ne peut qu’exploser pour son plus grand bien. Si au départ je pensais que le point de vu de Regan allait me suffire, je me suis rendu compte que non. En fait j’aurais apprécié avoir les pensées profondes de Liam et Luna. Savoir ce à quoi il réfléchit, comment il aborde les choses etc. Je pense que ça doit être difficile à écrire quand on ne l’a pas vécu soi-même. J’ai été un peu frustré par rapport à ça.

  La plume de l’auteure m’a bien plu. On se laisse porter par ses mots, par ses descriptions, par les émotions qui se dégagent du récit. Même si je suis persuadé que j’en aurais beaucoup plus ressenti si Liam était le narrateur. C’est un style qui percute et qui ne laisse pas de marbre quant au sujet évoqué. La fin m’a bien plu. J’aurais apprécié qu’elle arrive bien plus tôt dans le récit. Je suis curieux de découvrir encore plus l’histoire dans un tome 2… même s’il n’y en a pas. Je veux savoir ce qu’il advient de Liam et Regan. Je trouve que l’auteure a été assez sadique sur ce coup là. Elle n’en a pas assez dit ! En tout cas je vous recommande ce roman. Malgré les quelques défauts soulevés, l’histoire reste touchante et le thème abordé est inédit. Rien que pour ça on doit s’y intéresser pour avoir un autre regard sur ce mal-être intérieur.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !