vendredi 6 mai 2016

Chronique : Zodiaque - Tome 2 : L'étoile vagabonde de Romina Russell


Zodiaque – Tome 2 : L’étoile vagabonde de Romina Russell.
(Genre : Jeunesse, Science-fiction).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 14 avril 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Zodiac, Book 2 : Wandering Star.

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) : Abandonnée par le Zodiaque et déchue de son titre de Gardienne, Rhoma tente de se reconstruire dans la constellation du Capricorne. Mais une nouvelle menace apparaît dans les astres, Marad, un groupe terroriste qui s’apprêterait à frapper l’une des maisons zodiacales. Rhoma n’a plus le choix. Armée de tout son courage de Cancer et de la ruse de son ami Hysan, natif de la Balance, elle se lance dans une quête aux confins de l’univers. Une quête dont le dénouement pourrait bien la voir affronter un ancien ennemi : le cauchemardesque Ochus, gardien de la constellation du Serpentaire.


  Pour tout vous avouer, j’avais peur de lire ce 2ème tome. J’avais peu de souvenirs pour certains personnages et l’histoire m’était assez floue. Pourtant il a bien fallu que je me lance. J’étais quand même curieux de découvrir cette suite puisque le tome 1 avait été une bonne découverte. J’avais adoré l’univers des signes du zodiaque, les coutumes inventées par l’auteure. Pour la couverture, il est vrai que Michel Lafon a pris parti de remanier complètement le visuel. Pour ce 2ème livre je trouve le travail réalisé remarquable. On s’imagine parfaitement l’univers, ses richesses et son côté sombre. Malgré mes appréhensions je me suis lancé et j’ai adoré ! Je peux même dire que j’ai préféré ce tome 2 au 1er !

  Romina Russell commence son récit avec un prologue qui nous amène dans les souvenirs d’enfance de Rhoma. Si au départ on se demande bien pourquoi elle fait ça, on sait à travers notre lecture que l’auteure ne fait pas les choses sans réfléchir. Au chapitre 1 on revient au présent avec Rhoma et ses acolytes sur la constellation du Capricorne. L’auteure prend un peu de temps avant de démarrer son récit, environ 60 pages. Elle nous rafraîchit la mémoire, nous rappelle les personnages principaux. Et en même temps elle avance dans la construction de son intrigue pour ce tome 2. Malgré la petite lenteur, je suis replongé dans l’univers avec une très grande facilité. La curiosité a vite prix le pas sur mes appréhensions.

  Rhoma est un personnage qui va grandement évoluer dans « L’étoile vagabonde ». C’est une jeune fille hantée par ce qu’elle a vécu dans le tome 1. Par les pertes qu’elle a pu subir et sa culpabilité est très présente. Toutefois, en prenant conscience au fil de l’histoire de certaines choses… elle va commencer à s’ouvrir. Elle va peu à peu devenir plus forte, moins renfermée et va faire confiance à ses acolytes et surtout à elle-même. Ses prises de conscience nous montre une Rhoma intelligente, réfléchie et aussi altruiste. Sa principale faiblesse ce sont ses sentiments, peut importe lesquels, caractéristique des personnes natives du Cancer. Ça va lui jouer quelques tours. Finalement si Rhoma est notre protagoniste, les autres personnages ont une place importante. Ils sont là pour soutenir Rhoma ou la faire tomber. Et ce sont toutes ces relations entremêlées qui donnent à ce groupe une unité et une dynamique intéressante. Oh et puis… l’auteure n’hésite pas à être sadique avec eux… même sans pitié.

  Comme je l’ai dit plus haut, les 60 premières pages sont les plus lentes. C’est un parti pris pour recontextualiser l’histoire. Après ça, l’histoire monte crescendo. L’auteure fait en sorte que le lecteur se pose beaucoup de questions. Sur les relations qu’entretient Rhoma avec Hysan et ses proches, sur le groupe terroriste, sur le 13ème signe, sur son passé et sur l’histoire du Zodiaque. Vous allez être pris dans un tourbillon de réflexions. Vous n’allez pas pouvoir lâcher le livre avant d’avoir certaines réponses. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, l’auteure fait des petites révélations. Elle envoie des pics pour attiser encore plus la curiosité du lecteur… et l’histoire explose à la fin ! Magistral !

  J’adore toujours autant l’univers. Les signes du zodiaque m’intéressent beaucoup. L’auteure connaît les différentes facettes de son histoire, de son univers et ça se sent. C’est travaillé, expliqué comme il faut lorsqu’un élément nouveau intervient. On ne se sent pas perdu et ça c’est génial. Je trouve que Romina Russell nous en donne encore plus dans ce tome 2. Et c’est tant mieux j’ai envie de dire. Concernant le triangle amoureux, c’est vrai qu’il est présent mais personnellement il ne m’a pas dérangé. On est tellement pris dans l’action qu’il se fait oublier. On peut sincèrement se focaliser sur autre chose. Je dirais que les tourments amoureux de Rhoma sont un divertissement… malgré le choix à faire.

  La plume de l’auteure est immersive, descriptive et imaginative. Quand Rhoma se connecte à son Ephéméride (il faut lire le bouquin pour savoir ce que c’est ^^) pour consulter les astres… on est totalement avec elle. On est donc transporté dans cet univers et on en redemande ! La fin m’a beaucoup plu. Elle offre beaucoup de possibilités et j’ai hâte de voir la suite. Le seul point négatif, je dirai que ce tome 2 est un livre de transition. On avance mais au final pas tant que ça… et je n’ai pas encore toutes les réponses à mes questions. Bien que je fasse des hypothèses dans tous les sens. Que vous dire à part de profiter de ce voyage astral ! Je vous recommande cette série vivement !

Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

mardi 3 mai 2016

Chronique : Everything, everything de Nicola Yoon


Everything, everything de Nicola Yoon.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Bayard
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 6 avril 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Everything, everything.

  Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois.


  Repéré d’abord en VO avec sa couverture, j’ai été content de voir ce livre traduit en français chez Bayard. Vous imaginez donc bien que j’ai voulu le lire. La sublime couverture a été reprise et c’est parfait. Elle est belle, colorée, évocatrice et c’est le mari de l’auteure qui a fait les dessins ! Je vous avoue que je ne m’étais pas penché plus que ça sur le résumé. Je savais juste que ça allait parler d’une fille ayant une maladie rare. Au final j’ai bien aimé le livre mais mon avis va vous paraître totalement contradictoire.

  J’ai bien aimé le début. Nicola Yoon (ne faites pas comme moi en pensant que c’est un homme, l’auteure est bien une femme), nous plonge directement dans la vie de Madeline, notre protagoniste. Une vie aseptisée, entourée du blanc des pièces de sa maison, de ses bouquins décontaminés, de sa maman et de son infirmière. Une bonne immersion dans son quotidien. On la voit comment elle gère son temps, ses études et la vie avec sa maman. Une entame intéressante.

  Madeline est une jeune fille joyeuse malgré sa maladie. Elle possède une imagination débordante. Et il vaut mieux quand on ne peut pas sortir de chez soi. Elle invente des jeux avec sa maman, se fait des soirées mère-fille, lit beaucoup et tout ça avec les contrôles santé de l’infirmière. Madeline est pleine de rêves et d’envies mais elle est réfléchie avec sa maladie. Elle sait qu’elle ne doit pas sortir sous risque d’être malade et de mourir. Pourtant la jeune fille honnête va peu à peu changer de comportement… au contact d’Olivier (Olly pour les intimes). Leurs échanges sur internet vont peu à peu lui faire prendre conscience de certaines choses. Madeline aimerait connaître le monde mais sa maladie et la surveillance de sa maman l’en empêche. Comment faire ? Et bien Madeline va prendre des risques au péril de sa santé. J’ai bien aimé Olly et Madeline. Je ne me suis peut-être pas autant attaché à eux par rapport à ce que j’avais imaginé. Cependant leur histoire est touchante, entraînante et sympathique. Madeline va s’ouvrir au contact d’Olly et lui va faire des choix dans sa difficile vie de famille.

  Le rythme est excellent. Les chapitres sont hyper courts, l’auteure parsème le roman de post-it, de conversations internet, de dessins… du coup les pages se tournent très vite. Les 360 pages sont vite avalées. J’ai trouvé que les 85 premières sont un peu lentes. Mais à partir de là, le roman monte crescendo. Madeline prendra des décisions qui vont peiner sa mère mais comme elle le dit si bien « c’est pour vivre sa vie ». Quand on y réfléchit, il ne se passe pas grand-chose dans le livre. Il y a beaucoup de réflexions, on tourne en rond en ce qui concerne la maladie de Madeline. Ça manque un peu de punch. Il faut attendre le dernier tiers pour que Madeline prenne enfin un gros risque.

  Ce que je m’apprête à vous dire va être totalement contradictoire. Ce qui me paraissait bizarre au début du roman c’est qu’on abordait très peu la maladie de Madeline. On sait qu’il faut qu’elle reste cloisonnée chez elle, que l’air soit pur et que personne ne la touche (sauf sa mère et son infirmière après décontamination). Mais pour un roman sur la maladie, j’ai trouvé ça peu crédible. Ça manque cruellement de détails, d’aspect médical. Je n’arrêtais pas de me dire lors de ma lecture que les diagnostiques sont fait à la va vite. C’est le principal défaut du roman. Et puis dans le dernier tiers, l’auteure nous fait une révélation… et mon avis sur la question a totalement changé. C’est là qu’elle m’a surpris parce que ça remet tout en question. C’est comme si on changeait de camps. A part ça, la relation entre Madeline et Olivier est bien abordée. Elle est compliquée et ils font face à des choix. Si les ressentis sont bien abordés je m’attendais à plus d’émotion. J’ai été touché mais sans plus. En fait, ce qui est fort c’est que tout le long du livre on se dit : Madeline a une épée de Damoclès au dessus de la tête, pourvu qu’elle ne prenne pas de risques insensés ! Mais quand on a goûté à une petite part de liberté…

  La plume de l’auteure est sympathique mais sans plus. Son style est abordable à tout âge et c’est efficace quand on lit. Comme je l’ai dit précédemment, je regrette que la plume de m’ait pas fait ressentir plus de choses. L’histoire a le mérite de mettre en avant des thèmes importants : la maladie, l’amitié, l’amour, la famille, la reconstruction et les choix. Le dernier tiers ainsi que la fin sont mes parties préférées. Tout s’accélère, les révélations sont faites et on ne peut qu’être heureux pour Madeline et Olivier. Je vous recommande ce livre. Je pense qu’il faut se faire son propre avis sur la question. Malgré les défauts importants j’ai passé un bon moment de lecture. Il m’a juste manqué le truc en plus pour que ma lecture soit exceptionnelle.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Mathilde et aux éditions Bayard pour ce partenariat !