vendredi 8 juillet 2016

Chronique : Hanako, fille du soleil levant d'Élodie Loch-Béatrix


Hanako, fille du soleil levant d’Élodie Loch-Béatrix.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Milan
Prix : 6,70€ (Partenariat)
Date de parution originale : 15 juin 2016

  Résumé : Des ancêtres japonais, c’est sympa… sauf quand on est inscrite d’office à un cours d’ikebana ! Hanako préfèrerait mille fois passer du temps avec ses amis de 4e, Adam et Chloé, ou savoir ce que lui veut Matt, un beau lycéen. Mais impossible de négocier avec ses parents. Et tout se complique lorsque son père lui interdit de toucher à une mystérieuse boîte. Quel secret peut-il bien lui cacher ?


  Je tiens à remercier l’auteure Élodie Loch-Béatrix pour sa confiance et sa proposition. J’ai été content de découvrir son livre ainsi que son talent. Je n’avais pas entendu parler de ce livre avant de le recevoir. J’ai été tenté par le thème du Japon et par l’histoire d’Hanako. La couverture est mignonne et ne manquera pas d’attirer les plus jeunes. C’est en tout cas une belle découverte, preuve que la littérature jeunesse peut être intéressante.

  L’auteure rentre directement dans l’histoire. Elle nous présente Hanako ainsi que sa famille. Sa vie nous est un peu racontée tout en amenant l’intrigue de manière parallèle. C’est une bonne façon de capter un jeune public. Dans les lectures jeunesses il ne faut pas de temps mort, ni de longueur, le lecteur se désintéresserait de l’histoire. On rencontre également les amis d’Hanako tout comme les personnes qu’elle déteste. Vient très vite le problème crucial : pourquoi l’ikebana et pourquoi une interdiction sur cette mystérieuse boîte ?

  Hanako est une fille qui a du tempérament et ça fait du bien. Elle a parfois son côté plus fragile mais la plupart du temps, on la sent forte. Elle est franche, honnête, un peu chipie aussi et très curieuse. Elle arrive à se mettre dans des situations parfois embarrassantes. Mais elle réfléchit et pour une ado de 13 ans c’est assez mature. Je me suis beaucoup attaché à elle, à ses problèmes et à ses objectifs. On est très vite capté par ses envies. J’ai aussi beaucoup aimé ses parents et ses amis. Ces derniers parce qu’ils vont l’aider sur bien des points. Les premiers pour leur rôle crucial dans l’histoire. L’ensemble des personnages forme une bonne alchimie. Les jeunes lecteurs pourront aisément se repérer et se positionner.

  Le rythme est bon. Élodie Loch-Béatrix progresse dans son récit par étape. On sent que l’histoire est pensée, structurée et bien travaillée. Le roman est composé en chapitres qui ont eux-mêmes des sous-chapitres. Cela permet au lecteur de souffler plus vite. L’intrigue se met vite en place, on se pose vite des questions sur la boîte. On se prête au jeu des manigances et des complots. On devient un petit détective à notre manière. Qu’il y ait en plus deux petites intrigues secondaires est intéressant. Cela permet de souffler pour retourner volontiers à l’histoire principale.

  Le thème du roman est assurément un point fort. Le Japon, la découverte des mots, de l’ikebana, du kendo et de bien d’autres choses encore. Je me suis senti dépaysé et c’était un plaisir de retrouver ma lecture… en sachant que j’allais forcément apprendre des choses. Il est rare qu’une auteure puise dans ce pays là pour agrémenter une histoire. Mais elle le fait avec simplicité et efficacité. La famille, l’amitié, les premiers amours, la jalousie… tous ces sujets sont aussi bien abordés. Peut-être un peu de manière caricaturale, mais ça a le mérite de parler au lecteur. Tout comme de le faire réfléchir.

  La plume d’Élodie Loch-Béatrix est à la portée d’un jeune public. Je pense que dès 9 ans, les enfants pourront facilement lire ce bouquin. Ils se laisseront emporter par les explications et les coutumes japonaises. Et qui sait, peut-être que certains bouts de chou deviendront fan de ce pays. En tout cas j’ai adoré les petites révélations lors du récit. Je ne m’y étais pas du tout attendu. Bravo à l’auteure pour ça parce qu’elle ménage un beau suspense. Un livre jeunesse intéressant donc. Il possède quelques défauts que je n’ai pas soulevés, mais l’histoire y est tellement intéressante qu’on passe au dessus. Une très bonne découverte pour les enfants… et les plus grands.

Ma note : 8/10.

Merci à Élodie Loch-Béatrix et aux éditions Milan pour ce partenariat !

mercredi 6 juillet 2016

Chronique : Phobos - Tome 0.5 : Origines de Victor Dixen


Phobos – Tome 0.5 : Origines de Victor Dixen.
(Genre : Science-fiction, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 6 juin 2016

  Résumé :
Ils incarnent l’avenir de l’humanité.

Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.

Ils dissimulent un lourd passé.

Le courage suffit-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs sur les « héros de l’espace » ?

Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il soit trop tard.


  Comme j’avais adoré le tome 1 de « Phobos », ce préquel du côté masculin devait aussi me plaire. Je trouve que c’est une bonne idée de la part de l’auteur de l’avoir écrit. Dans le 1er livre le point de vue des garçons m’avait fortement manqué… même si Victor Dixen nous sert des révélations fortes ! « Phobos – Origines » est donc un roman sur les 6 prétendants du programme Genesis. Six nouvelles pour les 6 garçons. Je vous avoue que la couverture ne me plaît pas tellement. Détail, je sais. Au final j’ai passé un excellent moment !

  Comme ce sont des nouvelles sur chaque garçon, l’auteur n’y va pas par quatre chemins. On est directement immergé dans la vie de Mozart, Samson, Tao, Marcus, Alexeï et Kenji. Chaque personnage amène un nouveau pays, de nouvelles coutumes et des difficultés. On est très vite curieux de connaître la vie des prétendants avant leur recrutement pour le programme Genesis. L’auteur maîtrise à la perfection ses effets et on a forcément envie de lire la suite.

  Je ne vais pas détailler chaque personnage. Mais je peux vous dire que chacun possède sa petite touche d’originalité, son côté plus sombre et un secret que Victor Dixen veut bien nous dévoiler. Chacun est attachant à sa manière et chacun arrive à son but d’une façon ou d’une autre. Détermination, faux-semblants, secrets, mystères, concurrence et jalousie… ces mots peuvent assurément qualifier toutes les nouvelles. En tout cas, avoir écrit sur chaque personnage permet de donner une plus-value à la trilogie principale. Je suis sûr que je verrais les garçons d’une autre manière, et ce n’est pas plus mal.

  Le format nouvelle apporte un très bon rythme au récit. L’auteur reprend pour chacune le même format : rencontre avec un garçon dans sa sphère intime, premiers castings, les difficultés apparaissent, qualification pour le programme Genesis et la révélation finale. Ajoutez à cela l’effet « ON » « OFF », c'est-à-dire le point de vue du prétendant et le point de vue d’une caméra. Ça augmente l’effet d’addiction à coup sûr ! Les 300 pages se lisent comme du petit lait. Les thèmes abordés sont divers : la famille, l’amitié, l’amour, les gangs, les sectes, les addictions… Cette diversité amène aux histoires le plus qui permet au personnage de se détacher à chaque fois des autres. En somme de lui donner sa particularité.

  La plume de Victor Dixen est toujours aussi bonne. De bonnes descriptions, des dialogues efficaces et non pompeux. Un style parfois incisif et percutant pour donner de la dynamique et du punch à l’intrigue. J’ai même trouvé que « Phobos – Origines » n’avait pas les petits longueurs que j’avais senti dans le tome 1. Pour ceux qui ont lu les livres 1 & 2, ce préquel permet d’avoir une autre vision de la gente masculine. C’est un roman presque indispensable pour les fans de la saga. Pour ma part, il ne me reste plus qu’à acheter le tome 2 pour le lire… pour patienter jusqu’à la sortie du tome 3 à la rentrée !

Ma note : 9/10.

Merci à Cécile et à la Collection R pour ce partenariat !

mardi 5 juillet 2016

Chronique : Lola de Clarisse Sabard


Lola de Clarisse Sabard.
(Genre : Romance).

Editions : Charleston
Prix : Gratuit (ebook)
Date de parution originale : 15 juin 2016

  Résumé : Marianne et Thierry se rencontrent à Nice, dans les années 70. C’est le coup de foudre. Très vite ils se marient et tentent d’avoir un enfant. Mais le sort en a décidé autrement. Jusqu’à ce qu’un coup de téléphone change à jamais leur vie…


  « Lola » est le préquel au roman « Les lettres de Rose » de Clarisse Sabard. Comme je n’ai pas encore eu l’occasion de me procurer le livre, je me suis dit que lire cet ebook était une opportunité. Découvrir la plume de Clarisse, avoir un aperçu de son histoire, de ses personnages… et savoir si par la suite j’allais tenter l’aventure. Magnifique couverture, résumé qui en dit peu mais alléchant (en même temps l’ebook fait 16 pages ^^). Pour la vingtaine de minutes de lecture, j’ai passé un très bon moment.

  Cette chronique sera courte pour une fois. L’auteure rentre vite dans le vif du sujet. Marianne reçoit presque directement l’appel qui va changer sa vie et celle de son compagnon Thierry. Puis elle utilise une analepse afin de nous faire découvrir la rencontre du couple. C’est une bonne technique pour rendre curieux le lecteur. En tout cas ça a marché avec moi. J’ai eu immédiatement envie de poursuivre cette petite histoire.

  Les personnages sont attachants dès l’instant où on les rencontre. Ce coup de foudre, ces décisions prises à l’instinct et cette incapacité à concevoir un enfant. On ne peut être que touché par ce couple soudé, lié et ayant de réelles craintes. L’aperçu de leur rencontre permet de donner plus de corps au récit. J’ai donc hâte de les découvrir dans « Les lettres de Rose ». Le rythme est bon, on ne s’ennuie pas une seule seconde. On a juste une envie : se laisser porter par l’écriture. Et finalement découvrir comment Lola va grandir. On se pose évidemment des questions… futée cette auteure.

  Enfin le style de Clarisse Sabard est poétique, nostalgique. L’auteure fait un effort nécessaire pour immerger son lecteur dans cette petite histoire. Les descriptions sont alléchantes et bien faites. On s’imagine bien tout ce qui est décrit. Et puis l’émotion ! Si je vous dis qu’en 16 pages j’ai failli verser ma petite larme… et bien oui ! Du coup, j’ai hâte de me procurer le roman principal. Je regrette seulement que l’ebook soit trop court. En tout cas c’est une mise en bouche à découvrir !

Ma note : 9/10.