mardi 26 juillet 2016

Chronique : Un merci de trop de Carène Ponte


Un merci de trop de Carène Ponte.
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 9 juin 2016

  Résumé : S’il fallait décrire Juliette en un mot, « transparente » serait sans doute le bon. Depuis toujours, elle a fait ce que l’on attendait d’elle, mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement. Pourtant, au fond d’elle-même, elle sait qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop. Et elle est loin d’imaginer où cela va la mener.


  Connaissant le parcours éditorial de ce roman, j’étais curieux de le découvrir. Au départ publié par Librinova en numérique, son succès a fait qu’il a pris le chemin du papier… pour être publié chez Michel Lafon. Une couverture accrocheuse et un titre qui peut parler à chacun. Il ne m’en a pas fallu plus pour me plonger dans cette histoire. Au final, je ressors agréablement surpris par cette lecture. Carène Ponte a un certain talent d’écriture.

  On est directement plongé au cœur du récit avec Juliette. Notre protagoniste va faire une décision dans sa vie professionnelle… qui va l’amener à se chercher globalement dans sa vie. Job, amour, caractère et affirmation de soi : tout va changer dans le quotidien de Juliette. Un début percutant, on rigole presque dès les 1ères lignes. Et lire un récit frais et léger ne peut que faire du bien… même si toute une réflexion s’engage par la suite.

  Cette Juliette… qu’est-ce que je me suis attaché à elle. C’est un sacré bout de femme qui ne va cesser d’évoluer dans le roman. On peut au départ penser que le personnage est un cliché des séries B américaines… mais en fait pas du tout. Il se cache derrière Juliette tout un mal être, une envie de se dépasser et de sortir des cases. Elle a le don de se mettre dans des situations cocasses et surprenantes : pour le plus grand plaisir du lecteur qui se bidonnera de rire. C’est un personnage profond, avec un passé travaillé et des perspectives d’avenir identifiées. Autour il y a ses parents, Nina sa meilleure amie et Luc, son voisin de palier. Ce groupe de personnes va permettre à Juliette d’avancer. Et une alchimie se forme dans le récit, bien joué Carène Ponte.

  Le roman se lit à une vitesse folle. Les chapitres sont courts, il se passe tout le temps quelque chose dans l’histoire. Que ce soit au niveau sentimental, professionnel, caractère, situations improbables… Juliette est un vrai sketch à elle toute seule. Grâce à elle, le livre s’avale en 2 jours et on en redemande. Même si certaines situations sont prévisibles (peut-être un défaut dans le livre), en y réfléchissant on se dit que si l’auteure n’avait pas écrit cette scène, on aurait été déçu. Les dialogues aident aussi beaucoup dans la fluidité de l’histoire. Et ici il y en a pas mal : dynamisme assuré !

  Si ce roman peut paraître léger, d’un genre parfois chick-lit et drôle… il n’en est pas moins profond. L’auteure développe des thèmes essentiels, dans lesquels on peut tous se retrouver. Juliette est la fille banale qui veut simplement prendre sa vie en main. Croire en ses rêves n’a jamais fait de mal à personne. Bien sûr, le tout est ici romancé, mais les valeurs et les idées sont là. L’amour, l’amitié, la famille, le travail… c’est un condensé d’une vie quotidienne un peu pourrie qui évolue au fil du récit. Tant de réalisme est à souligner.

  L’écriture de l’auteure est simple. Accessible à tous et parfaitement fluide pour un premier roman. Je regrette peut-être de n’avoir pas ressenti plus d’émotions. J’ai ri certes, mais les scènes touchantes auraient mérité un peu plus de sentiments. Je suis sûr que l’auteure s’améliorera pour son prochain roman. La fin est idéale, un peu prévisible aussi peut-être (j’avoue avoir deviné quelques trucs avant d’avoir refermé le bouquin). Mais ça ne m’a pas dérangé, la fin m’a plu, m’a fait avoir le smile… et j’ai voulu le relire directement (mais pas possible ^^). Un premier roman prometteur qui ravira le plus grand nombre de lecteurs. C’est solide et je suis sûr que cet été, à la plage sur le sable, ce roman jouera très bien son rôle. Je vous le recommande fortement !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !