samedi 22 avril 2017

Chronique : Les Porteurs - Tome 1 : Matt de C. Kueva


Les Porteurs – Tome 1 : Matt de C. Kueva.
(Genre : Dystopie, YA).

Editions : Thierry Magnier
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 5 avril 2017.

  Résumé : Gaëlle a choisi d’être femme, Flo hésite encore. Matt, lui, sait que dans trois mois, il deviendra un homme. Dans cette société, tous les enfants naissent hermaphrodites. À seize ans, les adolescents doivent choisir leur sexe. Tous, sauf ceux atteints d’une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle les Porteurs. Matt découvre qu’il est l’un de ceux-là. Mais que cache vraiment la déficience des Porteurs ? Pourquoi l’État les tient-il sous haute surveillance ? Une formidable histoire de manipulation, de secret d’État, et bien entendu, d’amour.


  Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de dystopie. Je dois dire que j’en ai tellement lu que j’ai fini par me lasser. Pas assez originales ou déjà vues… je me suis tourné vers d’autres genres. Pourtant, « Les Porteurs » m’a attiré par son sujet : pouvoir choisir son sexe. De plus, le fait que ce soit une auteur française, ça m’a doublement tenté. J’aime beaucoup la couverture, comme une esquisse de deux personnes… devant faire un choix. Et puis ce résumé, accrocheur et mystérieux. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture.

 C. Kueva commence son histoire en nous présentant une carte de tarot. Carte qui aura son importance dans le reste du récit. A travers le regard de Matt, le lecteur fait la connaissance de ses amis collégiens, tout comme de sa famille. L’auteur place également le contexte de son histoire en évoquant les bases de cette société dystopique. J’ai de suite eu envie de continuer ma lecture. J’étais curieux de voir comment l’histoire allait basculer. J’avais beaucoup de questions en tête.

  Matt est un personnage (à défaut de pouvoir dire garçon ou fille) auquel on s’attache facilement. Il est déterminé à devenir un garçon parce qu’il s’est toujours senti homme. Pourtant, son statut de Porteur va le mettre en difficulté. Sa « Seza », cérémonie de choix du sexe, ne pourra s’effectuer à ses 16 ans. C’est là où Matt va devenir encore plus intéressant. Il va se poser d’innombrables questions. Il va évoluer et chercher des réponses sur son statut. Sa curiosité et sa soif de savoir le rend pour le lecteur important. Je l’ai adoré du début à la fin. On fait aussi la connaissance de Flo, sur le point de choisir son sexe. Un personnage tout aussi intéressant qui se pose des questions sur son identité et sur les conséquences de son choix. Gaëlle, Lou et d’autres vont intervenir dans l’histoire. Certains auraient mérité d’être plus développés mais je suis sûr que l’auteur le fera dans les prochains tomes.

  Le rythme est vraiment bon. L’auteur alterne entre différents points de vue, amenant de la fluidité et une bonne dynamique au récit. On est vite pris par l’intrigue qui se révèle encore plus complexe qu’il n’y parait. Les chapitres sont courts, le livre l’est tout autant. On arrive vite à la fin en tournant les pages à toute allure. Le lecteur voudra comme Matt en savoir plus sur ce qu’il se passe dans cette société. Sur les expérimentations des Porteurs, sur ce qu’ils sont vraiment. On se pose plein de questions. Et puis un personnage devient vite la clef pour Matt, c’est Lou. On ne sait pas si on doit lui faire confiance ou pas… à découvrir.

  Je regrette que l’univers ne soit pas plus développé dans ce 1er tome. On a des explications sur l’arrivée des premiers bébés hermaphrodites, mais cela fait à peine quelques pages. J’aurais aimé que l’auteur aille plus dans le détail, qu’elle creuse un peu plus sont récit. C’est dommage parce que cette dystopie est vraiment bien faite. On soulève des thèmes importants : le choix de son sexe, la bioéthique, le gouvernement totalitaire, les secrets d’une société manipulée. J’espère que l’auteur ira encore plus loin dans le 2ème tome. Elle tout de même le mérite de faire des révélations de folie.

  Sa plume est addictive, même si elle est simple. J’ai ressenti pas mal de choses au cours de ma lecture. J’ai été choqué, surpris, perplexe, désireux de connaître la vérité sur Matt et sur les Porteurs. C’est un style qui vous emporte dans un cocon, un univers bien pensé. Et cette fin, un truc de fou ! En fait, ce n’est pas véritablement la fin mais le 1er chapitre du tome 2 qui me reste en tête. L’auteur nous fait une énorme révélation ! J’espère qu’il arrivera vite parce que j’ai tellement hâte de le lire. Même s’il possède certains défauts, ce 1er tome m’a beaucoup plu ! Je vous le recommande vivement.

Ma note : 8/10.

Merci aux éditions Thierry Magnier pour ce partenariat !

jeudi 13 avril 2017

Chronique : Emmy & Oliver de Robin Benway


Emmy & Oliver de Robin Benway.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Nathan
Prix : 15.95€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Emmy & Oliver

  Résumé : Dix ans après le drame qui les a séparés, Emmy retrouve Oliver. Mais comment renouer avec son ami d'enfance devenu un étranger ? Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu’ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d’Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler. Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l’a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l’étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ? Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d’Oliver.


  Une amitié rompue par une séparation est le thème abordé par « Mille baisers pour un garçon » de Tillie Cole et le tome 1 de « One : Même pas peur » de Jacinthe Nitouche, que j’ai lu récemment. J’avais donc très envie de découvrir « Emmy & Oliver » pour voir comment cet aspect avait été traité. Surtout que là, non seulement la raison de la séparation est dure, mais elle est aussi plus longue. Vous allez me prendre pour une tordue (ou peut-être pas tant que ça), mais j’ai encore une fois beaucoup aimé cette lecture !

  Emmy et Oliver sont nés le même jour, habite la même rue, et presque la même maison puisqu’ils sont voisins. On comprend donc très vite que ces deux-là sont faits pour s’entendre et être inséparables. Le roman commence avec un prologue et une jolie anecdote sur leur profonde amitié lorsqu’ils ont 7 ans. Dès le premier chapitre, Emmy nous décrit comment Oliver a disparu, enlevé par son père qui ne l’a jamais ramené. Nous sommes ainsi très vite plongés dans le récit. L’auteur emploie des mots simples mais justes, pour faire parler la petite fille. Nous la retrouvons ensuite, dix ans plus tard, quand une nouvelle que plus personne n’espérait arrive : on a retrouvé Oliver et il est sur le chemin du retour.

« - Je me demande si quelqu’un a vérifié que son étiquette est bien rentrée, ai-je dit tout haut.
Avant qu’on ait pu me demander de quoi je parlais, Oliver était rentré dans sa maison et la porte s’était refermée sur lui.
Et Voilà. Il était rentré. »

  En commençant ce livre je ne m’attendais pas à ce qu’il me plaise autant. Cette histoire m'a pris complètement par surprise. Je pensais relire une nouvelle histoire d’amitié brisée qui se reconstruit. Alors oui, c’est effectivement le cas, mais le sujet est amené différemment et traité d’une toute autre manière. Nous avons ici le point de vue d’une jeune fille qui a souffert de la disparition de son meilleur ami. Elle a également subi les conséquences de cet enlèvement sur son entourage : le changement de comportement de ses parents, enclin à la surprotéger depuis ce tragique évènement. 

  Robin Benway traite le sujet en profondeur. À travers les yeux d’Emmy, elle offre au lecteur la possibilité de connaitre les sentiments de plusieurs protagonistes : les parents d’Emmy, la mère d’Oliver ainsi que ses demi-sœurs, ses amis d’enfance et même son père. J’ai énormément apprécié les échanges entre Emmy et Oliver. Ils nous permettent d’avoir le point de vue de ce dernier. Comment se sent-il vis-à-vis de tout ça ? Comment se refait-il une place auprès de sa mère et auprès de ses anciens camarades ? J’ai adoré voir leur relation renouer et évoluer. Leurs amis, Caro et Drew, sont tout autant attachants. Ils apportent un peu de légèreté et dédramatisent l’ensemble. Ils permettent aussi à l’auteur d’aborder d’autres sujets importants de l’adolescence. J’ai également aimé la fin que nous apporte l’auteur. Elle est logique et laisse place à notre imagination pour l’avenir d’Emmy et Oliver… et c’est génial.

  J’aurais encore beaucoup de choses à dire tant cette lecture m’a plu. Robin Benway a fait de ce roman une histoire authentique, légère et touchante, malgré un sujet au départ dramatique et difficile. Je ne connaissais pas encore la plume de l’auteur, c’est donc une très belle découverte ! Et le petit plus : la couverture VF est non seulement bien plus belle que celle en VO, mais elle apporte un joli clin d’œil à l’histoire d’Emmy & Oliver !

Ma note : 9/10.

Merci à Samia et aux éditions Nathan pour ce partenariat !

mardi 11 avril 2017

Chronique : Signes d'Anna Martin


Signes d’Anna Martin.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : MxM Bookmarks
Prix : 5,99€ (ebook)
Date de parution française : 8 juillet 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Signs.

  Résumé : Après avoir passé la majeure partie de sa vie dans des écoles spécialisées, Caleb Stone rejoint une école publique pour sa dernière année de lycée. Une perspective qui l’excite autant qu’elle l’inquiète, risquant d’empirer son anxiété sociale. Sourd, et maitrisant avec difficulté la Langue des Signes, il s’est fermé au reste du monde. Caleb trouve du réconfort dans son amour pour la photographie. Tout ce qu’il n’arrive pas à exprimer, il le publie sur son Tumblr. Luttant pour concilier la douleur d’avoir perdu un parent et son ressentiment envers l’attitude de son père, Luc Le Bautillier parcoure Tumblr, cherchant quelqu’un qui pourrait comprendre son look goth et ses attitudes efféminées. Lorsque Luc reblogue l’une des photos de Caleb, c’est le début d’une amitié virtuelle qui devra surmonter bien des obstacles. Après tout, la communication peut prendre de nombreuses formes… quand vous apprenez les signes.


  Signes est une lecture que j’appréhendais. C’est ma première romance M/M et je ne savais pas si j’allais apprécier. Mais porté par l’engouement général, j’ai décidé de tenter. Après tout, je ne voulais pas passer à côté de quelque chose qui aurait pu me plaire. La couverture est très jolie même si elle met un peu mal à l’aise. Le résumé m’avait attiré par les thèmes abordés. Au final, même si j’ai passé un bon moment, certains points m’ont un peu dérangé.

  Dans un premier temps, on suit la rencontre virtuelle entre Caleb et Luc. Deux personnes totalement différentes qui vont accrocher sur un thème commun : la photo et l’art en général. Très vite, les deux garçons vont se mettre à parler sur internet en discussion instantanée. La surdité de Caleb aurait pu les éloigner, pourtant Luc va passer outre et va même commencer à apprendre la langue des signes. J’ai donc été curieux de voir comment leur relation allait évoluer. Et surtout comment l’auteur allait faire éclater cette relation au grand jour.

  Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages autant que je l’aurais souhaité. J’ai bien apprécié Caleb : ses problèmes sont difficiles à gérer et on ne peut pas imaginer ce qu’il vit à l’intérieur. C’est un jeune homme qui va s’ouvrir à la vie et aux sentiments. Si j’ai pu ressentir une certaine frustration émanant de son personnage (par moment), je n’ai pas été transporté davantage. Certes son histoire avec Luc est belle, mais il m’a manqué quelque chose. Luc a un passé familial douloureux et une grosse carapace, c’est avec lui que j’ai le moins accroché. Il est sympa à suivre mais sans plus. Je regrette de ne pas avoir été emporté par Luc et Caleb. Pourtant il y avait un beau potentiel et les personnages sont approfondis. Je n’ai juste pas eu le feeling.

  Le rythme est bon. Les chapitres ne sont pas très longs et apportent une belle fluidité au récit. L’auteur a décidé de mettre en scène deux points de vue : celui des deux protagonistes. Il était donc intéressant de pouvoir les suivre chacun de leur côté. Mais aussi ensemble, et de voir ce que chacun ressentait sur un moment clef de leur histoire. On suit Luc et Caleb, l’évolution de leur relation et les petites difficultés qu’ils rencontrent. On est curieux et avide de savoir ce qu’il va se passer. Pourtant, j’ai eu l’impression que tout était tracé et sans surprise…

  Ce qui m’a dérangé c’est la relation en elle-même. Tout va un peu trop vite pour moi, c’est presque le coup de foudre à la première rencontre. On ne prend pas tellement le temps de se connaître en vrai. Et lorsqu’ils se mettent ensemble, je n’ai pas trouvé de réelles difficultés à part la surdité de Caleb et leur coming-out respectif. Je suis peut-être dur, mais j’ai trouvé que ça manquait de piquant, d’épreuves et de difficultés. Tout est un peu trop lisse et facile. Après l’auteur traite bien ses sujets : la relation amoureuse, le coming-out, la surdité, les réseaux sociaux et la vie de famille.

  Le plume de l’auteur est intéressante et fluide. Alors certes je n’ai pas ressenti grand-chose, mais cela n’empêche pas le style d’être efficace et addictif. J’ai tourné les pages avec une réelle facilité et ce n’est pas pour me déplaire. Bon, cette fin m’a totalement frustré. J’étais là, à lire tranquille, je passe mon doigt sur mon écran de liseuse et paf… c’est la fin ! Je suis un peu frustré par ce final, je pense que ça aurait mérité un petit aperçu de l’après ! Sachez que ce n’est que mon avis, que ce livre a eu de très bonnes critiques. Soit je ne suis pas le public visé, soit je suis un peu passé à côté. J’ai apprécié mais je m’attendais à mieux.

Ma note : 7/10.

dimanche 9 avril 2017

Chronique : À tort ou à raison d'Alix Nichols


À tort ou à raison d’Alix Nichols.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Autoédité
Prix : 3,99€ (ebook)
Date de parution française : 2 mars 2017
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : La Boheme, Book 4 : Under My Skin.

  Résumé : Quand Jeanne, la fougueuse barmaid, et Mathieu, l’ancien crapaud devenu prince charmant, se croisent dans une fête de fiançailles, un baptême et un mariage, ils ne peuvent s’empêcher de se toucher des yeux… et des mains. Mais Mathieu est un politicien plein d’ambition, en couple avec une femme exquise, et il sait exactement ce qu’il veut avoir fait de sa vie d’ici cinq ans. Tomber à nouveau amoureux de Jeanne ne fait pas partie de ses projets.


  Avant de démarrer cette chronique, je tiens à remercier Alix Nichols. Tout d’abord de m’avoir proposé son livre et ensuite, pour la confiance qu’elle m’accorde à chaque fois (ah oui, et pour sa patience aussi !) Je dois dire que ce tome si m’a davantage plu que Un rêve inattendu. Plus court et donc plus rythmé. La couverture est aussi sympathique. Le résumé m’a aussi tenté parce que je savais que j’allais retrouver des personnages déjà vu. Au final, même s’il y a quelques défauts, j’ai passé un agréable moment de lecture.

  Ce que j’ai apprécié c’est que l’auteur rentre directement dans le vif du sujet. On fait la rencontre de Jeanne, cette serveuse avec un fort tempérament. Et Mathieu de l’autre côté, qui a bien changé depuis l’histoire de Un rêve inattendu. Au début, Jeanne ne reconnaît pas Mathieu, qui l’attire soit dit en passant. Et Mathieu… devenu beau gosse, a toujours aimé Jeanne. Les deux vont se parler, échanger, sentir une attraction. Mais le souci, c’est que Mathieu est en couple. J’ai donc eu envie de voir comment ces deux là allaient s’en tirer.

  J’ai beaucoup aimé les personnages. Jeanne ne m’attirait pas plus que ça dans le roman précédent. Pourtant ici, j’y ai découvert une fille sensible, qui se cache sous une carapace. Elle a un tempérament de feu (et on l’aime pour ça), je dois dire que j’ai aimé sa franchise et sa droiture. Elle sait ce qu’elle veut (ou pas), et c’est appréciable. Je l’ai davantage apprécié et la rebelle que je connaissais s’est envolée, pour se transformer en femme. Quant à Mathieu, je n’ai pas compris ses choix même s’il est fortement attiré par Jeanne. Se savoir en couple et… Bon ok, je sais que c’est le jeu, mais il faut d’abord apprendre à le connaître dans son intégralité pour ensuite savoir. Et là, je me suis dit qu’il ne pouvait pas faire autrement. C’est en tout cas un homme plein de charme qui va se révéler au fil de l’histoire.

  Le rythme est totalement meilleur au précédent livre. Les chapitres correspondent à un mois de l’année. Du coup, on voit l’avancée des personnages dans un long laps de temps : très appréciable. Et les chapitres ne sont pas très longs, ce qui apporte de la fluidité au récit. Il y a en même temps plusieurs petites intrigues qui apportent du dynamisme. Franchement je ne me suis pas ennuyé, il n’y a pas de petites longueurs, ce que j’avais reproché dans Un rêve inattendu.

  L’auteur aborde ses sujets d’une belle manière : avec délicatesse et franchise. Elle nous parle d’amour, de couple en général, de travail, d’immigration, de femmes battues. Bref tout un panel de thèmes qui peut nous faire réfléchir et avancer dans notre propre vie. Peut-être certaines choses auraient dû être un peu plus développées. Des scènes un peu plus mis en valeur par le temps et les réflexions des personnages. Ce n’est qu’un ressenti personnel. L’histoire aurait gagné en sensibilité.

  Ce qui me peine encore une fois, c’est que je n’ai pas été emporté par la plume de l’auteur. J’ai ressenti deux-trois petites choses par-ci, par-là, mais sans plus. C’est dommage parce que j’aurais voulu être plus emporté que ça. Bon et ce final… quelle frustration totale. Je lisais la dernière scène (en fait sans le savoir) et bim, c’était fini ! J’aurais apprécié un petit épilogue 2 ans plus tard. Ça aurait apporté un peu de fraîcheur et les cœurs sensibles l’auraient savouré. Même si le roman est court, Alix Nichols sait raconter des histoires avec un certain talent. Je vous recommande cette lecture. Avec le printemps qui revient, c’est le genre de récit qui fait du bien !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Alix Nichols pour ce partenariat !

samedi 8 avril 2017

Chronique : L'organisation - Tome 1 : Piégée de Lindsey T.


L'organisation - Tome 1 : Piégée de Lindsey T.
(Genre : Romance)

Editons BMR
Prix : 9,99€ (ebook)
Date de parution originale : 24 mars 2017

  Résumé : Elle est blessée, seule. Il est fort et promet de la protéger. Mais qui est-il vraiment ?
Laissée pour morte lors d'un braquage dans la banque où elle travaille, Lori s'en sort miraculeusement. À l'hôpital, elle découvre à son chevet Ryan, chargé de sa protection. Elle accepte de le suivre dans un chalet isolé où elle doit se cacher avec lui et son collègue Marco. Sur place, malgré l'arrogance de Ryan, elle succombe à son charme, mais découvre qu'il faisait partie des braqueurs. Terrifiée, elle parvient à s'enfuir. Deux mois plus tard, elle vit cachée en ville lorsqu'elle est victime d'une nouvelle attaque. Elle n'a la vie sauve que grâce à l'intervention de Ryan. Bouleversée, Lori doit s'en remettre à cet homme à l'identité trouble. Ryan lui avoue alors qu'il fait partie d'une agence secrète, l'Organisation, œuvrant dans l'ombre pour le gouvernement.


  Pour commencer, je remercie les Éditions Hachette pour l’envoi de cet ebook. En lisant le résumé sur NetGalley, j’ai eu très envie de découvrir cette romance. Une histoire d’amour compliquée avec une intrigue qui laisse présager un suspense tendu. Il ne m’en fallait pas plus !

  Dès le premier chapitre, l’auteur rentre dans le vif du sujet. Quand quatre hommes masqués et armés débarquent dans la banque où elle travaille, Lori a juste le temps de se glisser derrière la première porte qui se trouve devant elle. Malheureusement, c’est dans cette pièce que se trouve ce que convoitent les braqueurs. Alors que les malfaiteurs sont sur le point de quitter les lieux, son téléphone choisit ce moment pour émettre le bip d’avertissement : batterie faible… Et les ennuis commencent ! En à peine un chapitre, Lindsey T. arrive à nous accrocher et installe le climat dans lequel notre héroïne va devoir évoluer.

  Lori est une jeune femme accomplie. Elle n’a que 25 ans, mais elle a déjà vécu son lot de drames qui l’a fait mûrir plus vite. Elle est indépendante et solitaire, ne comptant que sur elle-même. Je l’ai beaucoup aimé, elle sait ce qu’elle veut, c’est une vraie battante. J’ai aimé la voir complétement déstabilisée à son réveil à l’hôpital. Quand elle découvre que Ryan est là pour la protéger, mais qu’elle est subjuguée par tout ce qu’il dégage. Et je dois dire que comme Lori, j’ai été intriguée par Ryan. Avec son regard perçant et sa stature rassurante, je pense qu’il aurait pu me séduire moi aussi ^^. Malgré tout, j’ai été surprise par la rapidité avec laquelle Lori tombe dans les bras de son protecteur. Finalement cette réaction, cette urgence, s’explique par le traumatisme qu’elle vient de subir et son besoin de se sentir vivante.

  Comme je le supposais, l’auteur nous entraîne dans une histoire riche en actions et en rebondissements. Ce premier tome est un vrai page-turner. La romance est présente, mais à juste dose. Au début, je pensais avoir du mal à m'attacher à Lori ou Ryan : Lyndsay T. choisit une narration à la troisième personne. Cependant le point de vue alterné de nos personnages permet de mieux les cerner et d’éprouver ce qu’ils ressentent. Elle réussit l’exercice grâce à sa plume fluide et captivante. Elle arrive brillamment à transmettre au lecteur les émotions, les doutes et les réflexions de ces personnages.

  J’ai également beaucoup aimé deux personnages qui font leur apparition vers le milieu du roman. La pétillante Mia et son acolyte Jack. Lindsey T. les présente en révélant juste assez de leur personnalité pour que le lecteur veuille mieux les connaitre. Ils seront les prochains héros de L’organisation avec le tome 2 : Traquée. Je le lirai d’ailleurs avec plaisir en espérant retrouver un peu Lori et Ryan.

Ma note : 7,5/10

Merci à NetGalley et aux éditions BMR pour ce partenariat !

mercredi 5 avril 2017

Chronique : Caraval - Tome 1 de Stephanie Garber


Caraval – Tome 1 de Stephanie Garber.
(Genre : Fantastique, YA).

Editions : Bayard
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 8 février 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Caraval, Book 1.

  Résumé : Scarlett et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quitté l’île où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. À 17 ans, alors qu’elle est sur le point d’être mariée à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le maître du jeu Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l’île des Songes, et Scarlett est invitée ! Depuis toute petite, elle rêve d’assister à ce jeu légendaire et fabuleux… Aidées par Julian, un mystérieux marin, les deux sœurs s’enfuient. Mais à leur arrivée sur l’île des Songes, Donatella est kidnappée par Légende. Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaîtra pour toujours…


  Caraval avait tout pour me plaire : un résumé attrayant et mystérieux, une couverture ultra magnifique (passons le pléonasme) et des retours sensationnels ! Surtout que la communication autour de ce bouquin n’a pas manqué. J’ai donc écouté ma curiosité et me suis laissé tenter. Au final, même si j’ai passé un bon moment, je ressors un peu déçu de ma lecture. Je vous explique pourquoi de suite !

  Le début m’a semblé prometteur. Stephanie Garber plante le décor de son histoire. Nous présente Scarlett et Donatella, tout comme leur contexte familial et leur environnement. On se rend très vite compte qu’accéder à Caraval (que ce soit en tant que spectateur ou joueur) est très difficile. De plus, on est très vite mis en situation puisque les deux sœurs vont se retrouver sur l’île des Songes au bout d’une cinquantaine de pages. Du coup, j’ai été curieux de voir comment ce jeu pouvait être mis en scène. Et c’est à ce moment là que j’ai été un peu déçu.

  J’ai beaucoup apprécié Scarlett au départ. Sa vie de famille n’est pas des plus simples avec son père qui la bat lorsque sa sœur fait des bêtises, et inversement. Elle est promise à un Duc avec lequel elle entretient un échange épistolaire sans l’avoir vu. Sa naïveté m’a beaucoup touché tout comme son innocence. Son caractère un peu buté, arrêté dans ses idées, ne m’a pas déplu. Pourtant, Scarlett est une jeune femme sans surprise. On devine à l’avance ce qu’elle va éprouver comme sentiment. Et sa naïveté au départ touchante m’a paru agaçante au fil des pages. Elle évolue certes, mais sa remise en question ne se fait pas assez rapidement. J’ai complètement été berné par Julian et par le rôle qu’il joue dans l’histoire. Même si je faisais confiance à Scarlett sur ce qu’elle ressentait pour lui… je n’arrivais pas totalement à le cerner. Bref de bons personnages mais qui auraient mérité plus de profondeur et d’être moins centrés sur eux-mêmes.

  Le rythme de l’histoire est en lui-même bon. Les chapitres ne sont pas très longs et amènent de la fluidité au récit. Le point de vue interne de Scarlett est bien maîtrisé et les petites lettres apportent une touche d’originalité au roman. Ce que je n’ai pas aimé, c’est l’agencement de l’histoire, des énigmes et des choses qui restent trop mystérieuses. J’ai trouvé que les 5 jours passés à Caraval étaient étirés en longueur. Il y a des passages qui n’apportent rien à l’histoire et d’autres qu’on aimerait voir plus développés. Je reste encore perplexe sur des points.

  L’univers aurait pu être top s’il avait été encore plus approfondi. On me vend de la magie, un jeu où il faut se méfier des apparences et où un compte à rebours est lancé. J’aurais aimé que tout soit plus développé. Je n’ai pas eu ma dose de magie… ou alors j’ai été bien trop terre à terre pendant ma lecture. Je me suis méfié des apparences mais à force de se méfier de tout et de tout le monde, on devient assez parano. Il aurait fallu une personne franche dans l’histoire, du côté des acteurs de Caraval. Et cette notion de compte à rebours pour retrouver Donatella, n’y était pas vraiment. Oui on sent les jours défilés mais j’ai eu l’impression que les énigmes ne pouvaient être trouvées que par Scarlett, et pas par le lecteur. En fait je m’attendais clairement à lire un autre scénario. C’est peut-être pour ça que j’ai été un peu déçu.

  Enfin, l’écriture de l’auteur est intéressante mais il y a beaucoup trop de fioritures. C’est guindé en description et franchement, il y a des fois où j’en avais marre qu’elle me décrive les robes et les costumes des personnages. Bon sang, je voulais de l’action ! Mais je reconnais qu’elle possède une belle plume. Et puis cette fin m’a quand même surpris (dans le bon sens du terme). Je ne sais pas si je lirai la suite. Je suis curieux mais seul le temps me le dira… En tout cas, vous devez vous faire votre propre avis sur ce livre. Le mien n’engage que moi !

Ma note : 7/10.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat !

lundi 3 avril 2017

Chronique : J'ai avalé un arc-en-ciel d'Erwan Ji


J’ai avalé un arc-en-ciel d’Erwan Ji.
(Genre : Jeunesse, Contemporain).

Editions : Nathan
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 2 mars 2017

  Résumé : Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique... Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité...c'est que j'ai avalé un arc-en-ciel.


  C’est parti pour mon premier avis en tant que chroniqueuse chez Enjoy Books ! J’espère que mes avis vous donneront envie de découvrir de nouvelles lectures. Quand Mathieu m’a proposé celle-ci, j’ai trouvé le résumé si mystérieux que j’ai de suite eu envie de le lire. C’est d’ailleurs dommage que la couverture en révèle plus que la quatrième. Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment en compagnie de Capucine.

  Capucine, alias Puce, est une jeune fille de 17 ans. À la veille de sa dernière rentrée scolaire dans son college prep (une école privée qui prépare aux universités), elle se lance dans la tenue d’un blog. Capucine est franco-américaine, expatriée aux États-Unis depuis ses 3 ans. Elle décide donc d’écrire en français, afin de pouvoir parler librement de sa vie et de ses camarades.

« Écrire mon blog, c’est comme parler à des amis. Mais parfois, on n’a pas envie de parler à ses amis, on a juste envie d’un peu de silence. »

  Au fil des articles qu’elle publie, Puce nous livre son quotidien. Comme elle pourrait le faire dans un journal intime. Pourtant elle s’adresse directement à nous, ses lecteurs. Elle nous dévoile non seulement ses états d’âme, mais également des anecdotes sur les coutumes des lycées américains. J’ai adoré suivre Capucine et tous ses camarades dans cette dernière année de lycée. Nous la voyons changer petit à petit, se poser des questions sur elle et le monde qui l’entoure. Nous ressentons son évolution à travers la façon dont elle s’exprime. Et chose surprenante, je me suis attachée autant à Puce qu’à ses amis.

  Ce roman est à l’image de son héroïne : frais et pétillant. Un livre « feel-good » qui tire son épingle du jeu. Même si sa fin est prévisible, l’histoire de Capucine est touchante et réaliste. En effet, si nous y rencontrons des sujets mainte fois abordés (l’amitié, l’adolescence, les premiers amours ou encore, la sexualité et la recherche de soi), l’auteur réussit à le faire de manière très originale et subtile. J’ai beaucoup aimé découvrir les rituels qui rythmaient la vie de ces lycéens. J’avoue, je les ai même enviés. Je me serais tellement amusée dans certains rites imposés par ce College prep. Une façon très ludique de prendre conscience de la cohésion de groupe et d’apprendre des autres autant que de soi.

  La plume de l’auteur est fraiche et moderne. Il nous raconte avec tolérance et délicatesse une histoire, sans jugement, très émouvante et d’une étonnante justesse. Un premier roman bien travaillé et abouti qui traite d’un sujet encore trop tabou et mal perçu en France. Je lirai avec plaisir les prochains livres d’Erwan.

Ma note : 8.5/10

Merci à Samia et aux éditions Nathan pour ce partenariat !

mercredi 29 mars 2017

Chronique : J'ai toujours cette musique dans la tête d'Agnès Martin-Lugand


J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand.
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 16 mars 2017

  Résumé : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin…


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Comme chaque année depuis 3 ans, j’attends le roman d’Agnès Martin-Lugand avec une grande impatience. La majorité ont été des coups de cœur et celui-ci ne fait pas exception à la règle. J’ai toujours une petite appréhension en commençant ses histoires. Peur de ne pas retrouver ce que j’avais aimé la fois précédente. Peur aussi de ne pas retrouver les mêmes sentiments éprouvés. Pourtant à chaque fois, je me fais berner… et j’adore ça ! J’avoue ne pas être totalement fan de la couverture. Je vous avoue également que je n’avais pas lu le résumé avant de débuter ma lecture. Je fais confiance à l’auteur et avec Momoko, ma comparse de lecture, on a bien fait.

  L’auteur démarre fort dès le début avec un prologue assez bizarre. On suit un homme sortant de l’atelier d’architecte de Luc et Yanis. L’homme en question croise sur son chemin Véra et ses enfants, se rendant au travail de son mari (Yanis). Ce point de vue m’a mis mal à l’aise, comme si j’étais en train d’épier cette petite famille. Mais ça a le mérite d’intriguer et de rendre curieux. L’histoire commence ensuite. On fait la rencontre de Véra, Yanis, leurs enfants, Luc, Charlotte et Tristan. Comment vous dire que dès les 40 premières pages, j’ai ressenti les choses intensément. Et j’ai même failli avoir ma larme ! Chapeau à Agnès Martin-Lugand pour ça.

  Les personnages m’ont tellement touché. Surtout Véra et Yanis en ayant leur deux voix dans le roman. Véra est une femme exquise, amoureuse, sensuelle, altruiste… elle donne tellement aux autres. Et son bonheur est communicatif. La voir entourée de sa famille et de ses amis, c’est tellement gratifiant, énergisant. C’est la femme qui fait des choix audacieux, qui a le sens des priorités et qui sait observer. Yanis est un homme profondément bon, touchant par son côté enfantin et par son manque de confiance. Ces deux là ont fait battre mon petit cœur. Surtout avec la scène de la rencontre et ce rituel où ils se murmurent : « J’ai toujours cette musique dans la tête ». Luc, Charlotte, les enfants (surtout Joachim) ou encore Tristan sont des personnages à découvrir absolument. Tous sont creusés, approfondis pour en devenir presque réel… et c’est ce qui est si bon avec les histoires de l’auteur.

  Lorsque je lisais, je n’avais pas envie de m’arrêter. Même si les chapitres sont un peu longs, les mots s’avalaient et se dégustaient. L’alternance des points de vue donne au récit cette fluidité qui lui va bien. J’ai pensé au départ que le roman était un peu lent, que tout était peut-être trop facile pour nos personnages… mais au final, Agnès Martin-Lugand distille des indices dans son histoire. Des éléments qui nous font dire que c’est bien plus compliqué que ça en a l’air en surface. On s’imagine plein de choses, même le pire. Surtout quand on est du point de vue de Véra et qu’on ne dispose pas de celui de Yanis : grande frustration. En fait, l’auteur prépare son terrain pour la suite. C’est comme si on était au sommet d’une montagne et que d’un coup, on était poussé dans le vide.

  Les sujets abordés par l’auteur sont tellement intéressants et vrais. Elle nous parle d’amour, de famille, d’amitié, d’ambition professionnelle et surtout de choix de vie. Ce sont des thèmes bien traités, avec une réelle réflexion autour de chacun d’eux. Comment un couple au sommet de leur bonheur peut-il dégringoler aussi bas à cause de sacrifices ? Est-ce que ces sacrifices en valent-ils vraiment la peine ? En écrivant la chronique, j’ai certaines phrases qui me reviennent en tête. Des phrases touchantes, émouvantes, qui m’ont limite fait pleurer parce que c’est d’un réalisme fou. Tout comme d’une sincérité folle. Les personnages sont vrais et ne se cachent pas, c’est là toute la force des romans de cette auteure française.

  Est-ce que je parle de la plume d’Agnès Martin-Lugand ? Oui forcément, pour ceux n’ayant pas encore lu les ouvrages de l’auteur. Une plume qui vous transporte littéralement dans le quotidien des personnages. Vous voyez les scènes comme dans un film : vous voyez Véra chuchoter à Yanis du bout des lèvres « J’ai toujours cette musique dans la tête. Vous voyez Yanis remettre une mèche de cheveux de Véra derrière son oreille… Ce côté visuel amène forcément un fort ressenti émotionnel. Et c’est grâce à son style que l’auteur nous procure tout ça. La fin m’a beaucoup plu même si j’ai eu assez peur. Agnès Martin-Lugand signe encore une fois un roman sincère, beau et touchant. Une histoire sur les choix d’une vie, sur l’évolution d’une carrière et sur la volonté qu’on y met à la réussir. C’est un roman différent de ce qu’elle a pu écrire… mais c’est toujours aussi bien ! Vivement le prochain, merci Agnès !

Ma note : 9,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

mardi 21 mars 2017

Chronique : Nos cœurs tordus de Séverine Vidal & Manu Causse


Nos cœurs tordus de Séverine Vidal & Manu Causse.
(Genre : Contemporain, Jeunesse).

Editions : Bayard Jeunesse
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 1er mars 2017

 Résumé : Vladimir, dit Vlad, a les genoux qui se cognent et les mouvements désordonnés d’un pantin désarticulé… Handicapé de naissance, il est passionné de cinéma, drôle, sensible, généreux et n’a pas sa langue dans sa poche. Lou est séduite… et Vlad tombe amoureux. Mais Lou sort avec Morgan…


  Ce roman m’a tenté pour plusieurs raisons : les thèmes qu’il aborde, son résumé et sa couverture, qui sort de l’ordinaire. Le titre aussi m’a paru assez mystérieux… comment peut-on avoir le « cœur tordu » ? On comprend très vite pourquoi au fil de notre lecture et on se rend compte que le titre est bien trouvé. Au final, j’ai passé un excellent moment en lisant ce bouquin. J’ai adoré !

  Les auteurs ne font pas dans le détail. On attaque directement avec la présentation des personnages principaux : Vladimir, Dylan, Saïd, Flachard et Mathilde. Chaque protagoniste a son point de vue dans le récit. On se rend très vite compte que cette histoire à plusieurs voix va être géniale. J’ai en tout cas été curieux de voir ce qu’il en était. Et je n’ai pas été déçu.

  Chaque personnage est unique, touchant à sa manière et on a envie de l’accompagner quoi qu’il fasse. Vladimir a le bas du corps complètement tordu, Dylan est atteint de trisomie 21 et Mathilde est en fauteuil roulant. Ce sont les 3 personnages handicapés que l’on va suivre. Chacun a son caractère, ses envies, sa façon de voir le handicap et ses répercussions. Mais aussi, ses aspirations pour l’avenir. Ce qui fait la force du roman, c’est qu’on suit aussi des personnes valides. Dylan c’est le petit rebelle du collège. Pourtant pour sa dernière année, il va essayer de se faire discret pour qu’on le laisse tranquille. Et Flachard… le principal adjoint dans la panade à cause du principal en arrêt maladie depuis la rentrée. Deux styles de personnages qui se mêlent, s’emmêlent et se démêlent pour notre plus grand plaisir. J’ai apprécié les suivre, les connaître. Et j’ai trouvé qu’ils dégageaient une très grande maturité ainsi qu’une justesse incroyable.

  Le rythme de l’histoire est bon. Le lecteur est vite embarqué dans les péripéties des personnages. En plus le roman est divisé en mois de l’année et les différents points de vue apportent une fluidité à toute épreuve. Vous aurez tout le temps envie de tourner les pages pour découvrir ce qu’il s’y passe. Les auteurs, en balayant une année scolaire entière, permettent de voir toute l’évolution des personnages. Et du chemin, ils en font !

  Les thèmes sont très bien abordés. Le handicap sous différentes formes, l’amitié, l’amour, les relations au sein de la famille. Mais aussi le regard des autres par rapport au handicap et comment les handicapés se perçoivent par rapport aux valides. Ce sont des sujets importants et peu traités dans la littérature jeunesse. Ils nous apprennent à être tolérant et à réfléchir sur nos propres conceptions des handicaps. Dans l’intrigue on y parle beaucoup de cinéma et de dépassement de soi. J’ai beaucoup apprécié cette partie également.

  L’écriture des auteurs est simple mais touchante à la fois. J’ai beaucoup rit de certaines situations comme j’ai pu avoir la petite larme à certains moments émouvants. On ne peut être qu’emporté dans ce roman. Dommage qu’il ne soit pas plus long, ou que certains passages ne soient pas davantage développés. Peut-être une suite est-elle envisagée ? Parce que j’ai adoré la fin, tout simplement. Un roman jeunesse que je vous recommande fortement. Vous passerez un agréable moment et vous aurez un regard différent sur le handicap.

Ma note : 8,5/10.

Merci aux éditions Bayard Jeunesse pour ce partenariat !

dimanche 19 mars 2017

Chronique : Immaculée - Tome 2 : Transcendante de Katelyn Detweiler


Immaculée – Tome 2 : Transcendante de Katelyn Detweiler.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 16 février 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Immaculate, Book 2 : Transcendent.

  Résumé : Lorsque des terroristes font sauter une bombe à Disney World, Iris Spero a la même réaction d’horreur que tout un chacun. Peu après, un inconnu sonne chez elle, à Brooklyn, pour lui révéler les mystérieuses circonstances qui ont entouré sa naissance. Tout ce qu’elle croyait savoir sur ses parents et sur elle-même se révèle être un mensonge… Les médias ne tardent pas à s’en mêler, puis les familles des victimes de Disney World, transformant du tout au tout la vie tranquille d’Iris. Mais comment cette jeune fille seule peut-elle panser les plaies d’un monde brisé ?


  Contrairement à certains, j’avais adoré le tome 1 de ce diptyque. Je l’avais trouvé touchant, juste et très bien écrit ! J’avais donc hâte de savoir comment la suite allait être construite. Comment l’auteur a pu se renouveler tout en sachant que les enjeux sont un peu les mêmes ? La couverture est magnifique, identique à la VO. Cette ambiance avec ce bleu, j’adore ! Avec ce tome 2 j’ai passé un bon moment. Peut-être pas autant que le tome 1, mais j’ai adoré suivre Iris dans sa quête d’identité.

  L’auteur commence très fort en nous relatant l’attentat ayant lieu à Disney World. Comment Iris, jeune ado de 17 ans l’a appris et ce qu’elle a ressenti. On se met donc directement dans l’ambiance avec ce prologue. Puis le chapitre 1 commence. On en apprend plus sur Iris, ses parents, son frère et ses amis. Ce qu’elle aspire à faire pour l’avenir ainsi que ses envies et ses passions. C’est une bonne mise en bouche. J’ai dès le départ eu des questions concernant ses parents. Et ceux ayant lu le tome 1 peuvent me comprendre. Après une cinquantaine de pages, tout bascule pour notre protagoniste.

  J’ai adoré Iris. C’est un personnage très touchant et très mature dans le roman. Ses réflexions, son sens moral, sa loyauté et ses aspirations font d’elle une personne à part. J’ai de suite remarqué dans son comportement ce petit quelque chose en plus. LA chose faisant d’elle, plus que tous les autres, un être spécial. Lorsqu’elle prend conscience qu’elle peut agir, je l’ai encore plus aimé. C’est une fille remplie d’altruisme et ça donne une belle leçon de vie. D’autres personnages m’ont énormément plu comme Zane, Zoey, les parents d’Iris, ses amis, son frère, ses grands-parents ou encore ses tantes. Tous les personnages ont une importance dans cette histoire. De près ou de loin, ils sont Iris, la portent et la protègent. Une belle panoplie de personnes qui rend cette histoire intensément touchante.

  Le rythme est bon même si j’ai trouvé le début assez lent. Certes, Iris va faire des découvertes sur sa naissance et sur ses parents. Mais il y a tout un temps où elle reste dans l’ombre, sans rien faire, à réfléchir. J’ai trouvé sa réaction tout à fait normale. Après tout si des journalistes et des personnes en furie campaient devant ma maison, moi aussi je serais allé autre part. Mais elle met trop de temps à se rendre compte qu’elle peut agir à sa façon. Bien que les chapitres soient parfois longs, cela n’empêche pas le lecteur de lire vite. Il se passe beaucoup de choses. On se pose beaucoup de questions sur Iris et son côté spécial, ses parents ou même Zane. Et ce n’est pas plus mal après tout.

  Comme dans le tome 1, l’auteur aborde bien ses sujets. Elle le fait de manière réfléchie, construite et censée. Que ce soit au niveau de la famille et de l’amour qu’on porte les uns aux autres. A l’amitié mais aussi aux responsabilités qui reposent sur les épaules d’Iris. Aux médias et aux fanatiques qui soient croient Iris capable de faire quelque chose, ou bien au contraire, pas du tout. C’est cruellement réaliste, ça fait parfois même peur. Mais on retient au moins une chose, les événements ne sont pas le fruit du hasard. On rencontre des personnes pour une bonne raison. Elles nous aident et nous permettent de nous accomplir. En rencontrant Zane et Zoey, Iris va trouver les réponses à ses questions. Je regrette juste que parfois le roman soit un peu prévisible. C’est mon plus gros bémol.

  La plume de Katelyn Detweiler est intéressante parce qu’elle permet au lecteur de ressentir des choses. J’étais déjà de ceux qui avaient trouvé le tome 1 émouvant, c’est encore le cas ici. Toutes les épreuves qu’Iris traverse, on les traverse avec elle. La fin m’a beaucoup plu. Ce petit clin d’œil au tome 1 et à cette personne par qui tout a commencé. Je n’aurais pas pu faire mieux. C’est en tout cas un diptyque que je vous recommande de lire. Mina et Iris sont deux femmes touchantes à leur manière. Et bien que 17 ans les séparent, il y a un parfait écho dans leur histoire… et c’est toute la force de ces deux récits.

Ma note : 8/10.

Merci à Cécile et à la Collection R pour ce partenariat !

samedi 18 mars 2017

Chronique : Rage d'Orianne Charpentier


Rage d’Orianne Charpentier.
(Genre : Contemporain).

Editions : Gallimard
Prix : 7€ (Partenariat)
Date de parution originale : 16 mars 2017

 Résumé : Rage… C’est le surnom que son amie lui a donné. C’est désormais ainsi qu’elle se nomme, pour oublier son prénom, ce nom d’avant, celui de son enfance, d’avant l’exil, la déchirure. Son pays d’origine, on ne le connaîtra pas. Il nous suffit de deviner que Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et la voilà réfugiée en France, sans plus de repère, ni de famille. Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Mais un soir, sa route croise celle d’un chien – dangereux, blessé, visiblement maltraité. Désormais, sa propre survie passe par celle de l’animal…


  Je ne pense pas que cette chronique va être longue. En effet, le roman fait moins de 100 pages et j’ai très peu de choses à dire. Entre deux grosses lectures, j’ai eu envie de sortir ce petit livre. La couverture m’a d’abord plu, ainsi que son titre… énigmatique. Alors je me suis lancé mais je ne sais toujours pas si j’ai apprécié ma lecture ou pas.

  Le lecteur fait la rencontre de Rage, venue en France pour trouver une vie meilleure. C’est un personnage assez complexe à cerner. On sait très peu de choses sur elle à part ses origines et ce qu’elle a vécu… mais de manière succincte. A vrai dire, je ne me suis pas attaché à elle. Je n’ai pas ressenti une once d’émotion pour ce qu’elle vit dans le roman. Je compatissais pour sa vie passée mais pas pour son présent. Je lisais sans trop comprendre ses choix ni même ses réflexions. L’autre personnage important est le chien qu’elle va essayer de sauver. Je vous laisse découvrir ça par vous-même.

  Le rythme est bon. Le roman est court tout comme les chapitres. Et l’auteur ne laisse pas au lecteur le temps de souffler. Tout s’enchaîne vite et bien. On lit sans se rendre compte qu’on tourne les pages. C’est signe que le roman se lit de manière fluide et facile. En ce qui concerne les thèmes, je comprends ce que l’auteur a voulu mettre en avant. L’immigration, l’adaptation d’un étranger, la reconstruction… mais je n’ai juste pas compris l’histoire avec ce chien. Je sais que Rage se reconnaît en lui… mais c’est trop bizarre.

  La plume d’Orianne Charpentier est facile et fluide lors de la lecture. Elle est également un peu saccadée pour donner un peu plus de rythme. La fin est intéressante même si je vous avoue en avoir de lointains souvenirs… C’est un livre que vous pouvez découvrir si vous le souhaitez. Personnellement, il ne restera pas dans ma mémoire longtemps. Je commence déjà à l’oublier. Dommage que l’auteur ait pris tant de directions qui ne me semblent pas cohérentes.

Ma note : 6/10

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat !


mercredi 15 mars 2017

J'accueille une chroniqueuse : le blog s'agrandit !

        

                                                             

Salut les Readers,

Aujourd'hui un article un petit peu spécial. En effet, ce n'est pas une chronique que je vous poste mais la présentation d'une nouvelle chroniqueuse ! Pourquoi me direz-vous ? Cela fait quelques temps que j'y pense, mais je n'ai jamais osé sauter le pas. Je me suis toujours refusé à "recruter" parce que le blog, c'est mon bébé. Je sais que c'est purement égoïste. Vous savez, quand on crée un blog et qu'on essaie de le faire progresser, y faire intervenir un tiers est assez difficile.

Pourtant il y a deux semaines, j'ai pris ma décision. J'ai décidé de recruter une jeune femme de 38 ans habitant près d'Amiens (mais restant Niçoise dans son cœur). Elle s'appelle Emilie et elle tient le blog Emi-Livres :) Je suis assez sûr de moi ainsi que de la qualité de ses avis. Je suis d'ailleurs son correcteur avant qu'elle poste ses chroniques sur son blog. Du coup, la qualité sera au rendez-vous !

Emilie et moi à Montreuil en 2015.
Emilie, ayant bien voulu m'envoyer une photo d'elle.

Faire intervenir une nouvelle personne, c'est amener d'autres horizons de lecture. Je suis certain qu'Emilie vous fera découvrir des livres que je n'aurais pas lu pour mon blog... et c'est là tout l'intérêt ! C'est également un moyen de compenser parfois le petit manque d'activité que j'ai. Entre le boulot et les activités à l'extérieur, il est difficile d'être régulier dans les posts de chronique. Du coup, vous aurez certainement des avis sur les livres plus souvent ! Emilie bénéficiera bien entendu de mes partenariats, c'est la moindre des choses ;) Je lui ferai une petite place sur la gauche pour vous indiquer ce qu'elle est en train de lire pour le blog. Et lorsqu'elle postera un avis, je l'indiquerai par un bandeau. Nous aurons chacun le notre !

Je laisse à Emilie le soin de se présenter. Je lui ai posé quelques questions pour que vous puissiez faire sa connaissance. Et surtout pour savoir quels genres vous allez plus retrouver grâce à elle. J'espère que vous lui ferez un bel accueil. En tout cas personnellement, je suis ravi qu'elle fasse parti de l'aventure d'Enjoy Books.

A très vite !
Mathieu.

Questions / Réponses d'Emilie :

1/ Une petite présentation de toi vite fait ?
Je m'appelle Emilie Jolie x2
Je voudrais partir avec vous
Tout au bout du ciel sur vos ailes
Et je voudrais vivre avec vous, ma vie
Trêve de plaisanterie… Je m’appelle Emilie, j’ai 38 ans. Je suis une incorrigible romantique au cœur d’artichaut. Mes proches diraient que j’ai un sacré caractère. Je dirais que je défends vaillamment mes convictions ^^ Je suis pour l’instant à la recherche d’un emploi depuis que je me suis installée en Picardie avec mon Chéri. Mon métier, la comptabilité… Vous comprenez maintenant pourquoi j’avais besoin de compenser tous ces chiffres par de belles lectures !!

2/ Quels sont les genres que tu adores lire ?
Mes genres de prédilections sont la romance, le fantastique, la dystopie et les polars. Même si j'aime varier les genres, c'est vers ceux-ci que je me tourne plus facilement, notamment pour me sortir d'une panne de lecture

3/ Comment t'est venue cette passion de la lecture et l'envie de la partager avec ton blog ?
D’aussi loin que je me souvienne, je lisais déjà petite, beaucoup de livres de la bibliothèque verte. J’ai perdu ensuite un peu le goût de la lecture à l’adolescence. L’envie est revenue, il y a quelques année, lors d’une tentative d’arrêt de la cigarette (le tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout !! ^^). Il fallait que je m’occupe l’esprit par autre chose. Je suis tombée sur Twilight et depuis je ne me suis plus arrêtée (de lire... malheureusement je suis toujours accro à la nicotine).

L’envie de partager via mon blog m’est apparue comme une nécessité. Je n’arrêtais pas de saouler mon entourage avec mes lectures à force de vouloir en parler tant je les aimais. Et puis j’ai découvert la blogo, l’idée de créer mon petit coin à moi s’est petit à petit immiscée. Puis j’ai fait la rencontre de deux blogueuses dans la file d’attente d’une dédicace de Victor Dixen. C’est elles qui m’ont encouragée à me lancer dans l’aventure. Et enfin Mathieu, c’est toi qui m’a donné la confiance qui me manquait pour franchir le cap !! Tes corrections, tes suggestions, me sont très précieuses !! Sans ton coup de pouce, je n’en serais certainement pas là aujourd’hui J

4/ Prête pour l'aventure en tant que chroniqueuse pour "Enjoy Books" ?
Ça pour une aventure, ça va être une belle aventure !! Evidemment que je suis prête ;) J'espère juste être à la hauteur et transmettre aussi bien que toi le bonheur de mes lectures à ta communauté !