samedi 8 avril 2017

Chronique : L'organisation - Tome 1 : Piégée de Lindsey T.


L'organisation - Tome 1 : Piégée de Lindsey T.
(Genre : Romance)

Editons BMR
Prix : 9,99€ (ebook)
Date de parution originale : 24 mars 2017

  Résumé : Elle est blessée, seule. Il est fort et promet de la protéger. Mais qui est-il vraiment ?
Laissée pour morte lors d'un braquage dans la banque où elle travaille, Lori s'en sort miraculeusement. À l'hôpital, elle découvre à son chevet Ryan, chargé de sa protection. Elle accepte de le suivre dans un chalet isolé où elle doit se cacher avec lui et son collègue Marco. Sur place, malgré l'arrogance de Ryan, elle succombe à son charme, mais découvre qu'il faisait partie des braqueurs. Terrifiée, elle parvient à s'enfuir. Deux mois plus tard, elle vit cachée en ville lorsqu'elle est victime d'une nouvelle attaque. Elle n'a la vie sauve que grâce à l'intervention de Ryan. Bouleversée, Lori doit s'en remettre à cet homme à l'identité trouble. Ryan lui avoue alors qu'il fait partie d'une agence secrète, l'Organisation, œuvrant dans l'ombre pour le gouvernement.


  Pour commencer, je remercie les Éditions Hachette pour l’envoi de cet ebook. En lisant le résumé sur NetGalley, j’ai eu très envie de découvrir cette romance. Une histoire d’amour compliquée avec une intrigue qui laisse présager un suspense tendu. Il ne m’en fallait pas plus !

  Dès le premier chapitre, l’auteur rentre dans le vif du sujet. Quand quatre hommes masqués et armés débarquent dans la banque où elle travaille, Lori a juste le temps de se glisser derrière la première porte qui se trouve devant elle. Malheureusement, c’est dans cette pièce que se trouve ce que convoitent les braqueurs. Alors que les malfaiteurs sont sur le point de quitter les lieux, son téléphone choisit ce moment pour émettre le bip d’avertissement : batterie faible… Et les ennuis commencent ! En à peine un chapitre, Lindsey T. arrive à nous accrocher et installe le climat dans lequel notre héroïne va devoir évoluer.

  Lori est une jeune femme accomplie. Elle n’a que 25 ans, mais elle a déjà vécu son lot de drames qui l’a fait mûrir plus vite. Elle est indépendante et solitaire, ne comptant que sur elle-même. Je l’ai beaucoup aimé, elle sait ce qu’elle veut, c’est une vraie battante. J’ai aimé la voir complétement déstabilisée à son réveil à l’hôpital. Quand elle découvre que Ryan est là pour la protéger, mais qu’elle est subjuguée par tout ce qu’il dégage. Et je dois dire que comme Lori, j’ai été intriguée par Ryan. Avec son regard perçant et sa stature rassurante, je pense qu’il aurait pu me séduire moi aussi ^^. Malgré tout, j’ai été surprise par la rapidité avec laquelle Lori tombe dans les bras de son protecteur. Finalement cette réaction, cette urgence, s’explique par le traumatisme qu’elle vient de subir et son besoin de se sentir vivante.

  Comme je le supposais, l’auteur nous entraîne dans une histoire riche en actions et en rebondissements. Ce premier tome est un vrai page-turner. La romance est présente, mais à juste dose. Au début, je pensais avoir du mal à m'attacher à Lori ou Ryan : Lyndsay T. choisit une narration à la troisième personne. Cependant le point de vue alterné de nos personnages permet de mieux les cerner et d’éprouver ce qu’ils ressentent. Elle réussit l’exercice grâce à sa plume fluide et captivante. Elle arrive brillamment à transmettre au lecteur les émotions, les doutes et les réflexions de ces personnages.

  J’ai également beaucoup aimé deux personnages qui font leur apparition vers le milieu du roman. La pétillante Mia et son acolyte Jack. Lindsey T. les présente en révélant juste assez de leur personnalité pour que le lecteur veuille mieux les connaitre. Ils seront les prochains héros de L’organisation avec le tome 2 : Traquée. Je le lirai d’ailleurs avec plaisir en espérant retrouver un peu Lori et Ryan.

Ma note : 7,5/10

Merci à NetGalley et aux éditions BMR pour ce partenariat !

mercredi 5 avril 2017

Chronique : Caraval - Tome 1 de Stephanie Garber


Caraval – Tome 1 de Stephanie Garber.
(Genre : Fantastique, YA).

Editions : Bayard
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 8 février 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Caraval, Book 1.

  Résumé : Scarlett et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quitté l’île où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. À 17 ans, alors qu’elle est sur le point d’être mariée à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le maître du jeu Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l’île des Songes, et Scarlett est invitée ! Depuis toute petite, elle rêve d’assister à ce jeu légendaire et fabuleux… Aidées par Julian, un mystérieux marin, les deux sœurs s’enfuient. Mais à leur arrivée sur l’île des Songes, Donatella est kidnappée par Légende. Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaîtra pour toujours…


  Caraval avait tout pour me plaire : un résumé attrayant et mystérieux, une couverture ultra magnifique (passons le pléonasme) et des retours sensationnels ! Surtout que la communication autour de ce bouquin n’a pas manqué. J’ai donc écouté ma curiosité et me suis laissé tenter. Au final, même si j’ai passé un bon moment, je ressors un peu déçu de ma lecture. Je vous explique pourquoi de suite !

  Le début m’a semblé prometteur. Stephanie Garber plante le décor de son histoire. Nous présente Scarlett et Donatella, tout comme leur contexte familial et leur environnement. On se rend très vite compte qu’accéder à Caraval (que ce soit en tant que spectateur ou joueur) est très difficile. De plus, on est très vite mis en situation puisque les deux sœurs vont se retrouver sur l’île des Songes au bout d’une cinquantaine de pages. Du coup, j’ai été curieux de voir comment ce jeu pouvait être mis en scène. Et c’est à ce moment là que j’ai été un peu déçu.

  J’ai beaucoup apprécié Scarlett au départ. Sa vie de famille n’est pas des plus simples avec son père qui la bat lorsque sa sœur fait des bêtises, et inversement. Elle est promise à un Duc avec lequel elle entretient un échange épistolaire sans l’avoir vu. Sa naïveté m’a beaucoup touché tout comme son innocence. Son caractère un peu buté, arrêté dans ses idées, ne m’a pas déplu. Pourtant, Scarlett est une jeune femme sans surprise. On devine à l’avance ce qu’elle va éprouver comme sentiment. Et sa naïveté au départ touchante m’a paru agaçante au fil des pages. Elle évolue certes, mais sa remise en question ne se fait pas assez rapidement. J’ai complètement été berné par Julian et par le rôle qu’il joue dans l’histoire. Même si je faisais confiance à Scarlett sur ce qu’elle ressentait pour lui… je n’arrivais pas totalement à le cerner. Bref de bons personnages mais qui auraient mérité plus de profondeur et d’être moins centrés sur eux-mêmes.

  Le rythme de l’histoire est en lui-même bon. Les chapitres ne sont pas très longs et amènent de la fluidité au récit. Le point de vue interne de Scarlett est bien maîtrisé et les petites lettres apportent une touche d’originalité au roman. Ce que je n’ai pas aimé, c’est l’agencement de l’histoire, des énigmes et des choses qui restent trop mystérieuses. J’ai trouvé que les 5 jours passés à Caraval étaient étirés en longueur. Il y a des passages qui n’apportent rien à l’histoire et d’autres qu’on aimerait voir plus développés. Je reste encore perplexe sur des points.

  L’univers aurait pu être top s’il avait été encore plus approfondi. On me vend de la magie, un jeu où il faut se méfier des apparences et où un compte à rebours est lancé. J’aurais aimé que tout soit plus développé. Je n’ai pas eu ma dose de magie… ou alors j’ai été bien trop terre à terre pendant ma lecture. Je me suis méfié des apparences mais à force de se méfier de tout et de tout le monde, on devient assez parano. Il aurait fallu une personne franche dans l’histoire, du côté des acteurs de Caraval. Et cette notion de compte à rebours pour retrouver Donatella, n’y était pas vraiment. Oui on sent les jours défilés mais j’ai eu l’impression que les énigmes ne pouvaient être trouvées que par Scarlett, et pas par le lecteur. En fait je m’attendais clairement à lire un autre scénario. C’est peut-être pour ça que j’ai été un peu déçu.

  Enfin, l’écriture de l’auteur est intéressante mais il y a beaucoup trop de fioritures. C’est guindé en description et franchement, il y a des fois où j’en avais marre qu’elle me décrive les robes et les costumes des personnages. Bon sang, je voulais de l’action ! Mais je reconnais qu’elle possède une belle plume. Et puis cette fin m’a quand même surpris (dans le bon sens du terme). Je ne sais pas si je lirai la suite. Je suis curieux mais seul le temps me le dira… En tout cas, vous devez vous faire votre propre avis sur ce livre. Le mien n’engage que moi !

Ma note : 7/10.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat !

lundi 3 avril 2017

Chronique : J'ai avalé un arc-en-ciel d'Erwan Ji


J’ai avalé un arc-en-ciel d’Erwan Ji.
(Genre : Jeunesse, Contemporain).

Editions : Nathan
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 2 mars 2017

  Résumé : Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique... Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité...c'est que j'ai avalé un arc-en-ciel.


  C’est parti pour mon premier avis en tant que chroniqueuse chez Enjoy Books ! J’espère que mes avis vous donneront envie de découvrir de nouvelles lectures. Quand Mathieu m’a proposé celle-ci, j’ai trouvé le résumé si mystérieux que j’ai de suite eu envie de le lire. C’est d’ailleurs dommage que la couverture en révèle plus que la quatrième. Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment en compagnie de Capucine.

  Capucine, alias Puce, est une jeune fille de 17 ans. À la veille de sa dernière rentrée scolaire dans son college prep (une école privée qui prépare aux universités), elle se lance dans la tenue d’un blog. Capucine est franco-américaine, expatriée aux États-Unis depuis ses 3 ans. Elle décide donc d’écrire en français, afin de pouvoir parler librement de sa vie et de ses camarades.

« Écrire mon blog, c’est comme parler à des amis. Mais parfois, on n’a pas envie de parler à ses amis, on a juste envie d’un peu de silence. »

  Au fil des articles qu’elle publie, Puce nous livre son quotidien. Comme elle pourrait le faire dans un journal intime. Pourtant elle s’adresse directement à nous, ses lecteurs. Elle nous dévoile non seulement ses états d’âme, mais également des anecdotes sur les coutumes des lycées américains. J’ai adoré suivre Capucine et tous ses camarades dans cette dernière année de lycée. Nous la voyons changer petit à petit, se poser des questions sur elle et le monde qui l’entoure. Nous ressentons son évolution à travers la façon dont elle s’exprime. Et chose surprenante, je me suis attachée autant à Puce qu’à ses amis.

  Ce roman est à l’image de son héroïne : frais et pétillant. Un livre « feel-good » qui tire son épingle du jeu. Même si sa fin est prévisible, l’histoire de Capucine est touchante et réaliste. En effet, si nous y rencontrons des sujets mainte fois abordés (l’amitié, l’adolescence, les premiers amours ou encore, la sexualité et la recherche de soi), l’auteur réussit à le faire de manière très originale et subtile. J’ai beaucoup aimé découvrir les rituels qui rythmaient la vie de ces lycéens. J’avoue, je les ai même enviés. Je me serais tellement amusée dans certains rites imposés par ce College prep. Une façon très ludique de prendre conscience de la cohésion de groupe et d’apprendre des autres autant que de soi.

  La plume de l’auteur est fraiche et moderne. Il nous raconte avec tolérance et délicatesse une histoire, sans jugement, très émouvante et d’une étonnante justesse. Un premier roman bien travaillé et abouti qui traite d’un sujet encore trop tabou et mal perçu en France. Je lirai avec plaisir les prochains livres d’Erwan.

Ma note : 8.5/10

Merci à Samia et aux éditions Nathan pour ce partenariat !